Grève dure chez Novandie à Marcillé-Raoul

7 Nov

A la laiterie Novandie de Marcillé-Raoul, la grève a repris. Pour la même raison que précédemment : le groupe Andros dont dépend Novandie veut appliquer une restructuration de sa filiale déficitaire et supprimer des postes, dont 76 sur le site Breton.

En juillet, un conflit avait déjà opposé les 168 salariés à leur direction. Cette grève, qui avait valeur d’avertissement  visait à la fois à protester contre les suppressions de postes et la diminution de la production. L’usine, qui fabrique les yaourts Mami Nova, verra sa production passer de 25.000 tonnes annuelles à 15.000 une fois le plan mis en pratique. Le site se trouve à Marcillé-Raoul, village au carrefour des axes Rennes – Mont St Michel (D91) et Dinan-Fougères (D794).

Les syndicats imputent la nécessité de la restructuration à la « mauvaise gestion » du groupe Andros, qui a tout misé sur la nouvelle usine d’Auneau, dans l’Eure-et-Loir. Unité qui a comme avantage premier d’être proche de la région parisienne et bien desservie par les routes. Novandie possède d’autres sites, à Maromme près de Rouen, à Laval, un entrepôt à Moulineaux (76), à Savigné l’Evêque en Sarthe, à Auneau, donc, à Rozet-saint-Albin (Aisne) et à Vieil Moutier.

Les salariés de l’usine bretonne se sont remis en grève à l’approche de la fin du processus de mise en place du plan de restructuration, dont la préparation doit être bouclée le 13 novembre. Ils sequestrent, sans violence, le directeur du site Olivier Sainte-Beuve, ainsi que le DRH, Yann Lapeyronnie. Les salariés réclament 50.000 € d’indemnité par salarié licencié, des accords de pré-retraite et des garanties jusqu’en 2018 pour l’usine, dont ils suspectent le transfert de la production sur le site d’Auneau.

Novandie est une entreprise habituée aux conflits sociaux. En 2011, les ouvriers et syndicats de Maromme ont réussi à empêcher le départ d’une chaine de production de l’usine vers l’unité de Vieil-Moutiers. Par ailleurs, le site de Pomly (Novandia) dans l’Aisne doit être fermé ou repris. Ses 93 salariés se voient proposer 200 reclassements internes au groupe. Pour l’heure, il n’y a aucun repreneur connu pour l’usine.

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