Vaches maigres pour la filière canards de chair

21 Nov

Après les difficultés des PME du porc, ce sont maintenant les entreprises de la filière du canard maigre qui sont en difficulté. Même problème que précédemment : les aliments pour les canards augmentent du fait de la tension sur les prix des céréales, alors que les professionnels ne peuvent augmenter leurs prix, comprimés qu’ils sont par la concurrence extérieure et la grande distribution.

Le responsable technique chez Glon-Sanders affirme « Notre filière est traumatisée par la hausse des matières premières ». Mi-septembre, la tonne d’aliment coûte 330 €. Une augmentation de plus de 100 € depuis le début de l’année 2012, qui n’a pas été assez compensée par des hausses de la viande durant la période. Depuis 2006, les aliments ont doublé de prix et atteignent des prix qui « mettent en danger la filière » d’après le CICAR. Les professionnels ont besoin d’augmenter leurs prix de l’ordre de 20% et de développer la mise au point de canards qui se développent plus vite en consommant moins d’aliments.

Comme si cela suffisait pas, le principal marché à l’exportation, l’Allemagne, qui absorbait la moitié des 42.000 tonnes exportées par la France, se grippe. Le canard de Barbarie y est critiqué, les contrats qui portent sur des filets de canards congelés ont été peu ou mal renouvelés en début d’année, et comme les planning de production n’ont pas évolué côté français – et Breton – les stocks sont donc assez importants et représentent fin août 4 semaines de production alors que les abattages sont en baisse de 15% sur un mois. En France, pas mieux, les achats de filets de canard ont régressé de 7.3% depuis le début de l’année.   L’organisation de la filière est le CICAR, comité interprofessionel du Canard à rôtir, créé en 2005 à Rennes. La filière est essentiellement localisée en Haute-Bretagne, dans le Maine et l’Anjou, et dans le Poitou et concerne 56 millions de canards.

Publicités

Une Réponse to “Vaches maigres pour la filière canards de chair”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Crise des matières premières: temps de cochon pour l’agroalimentaire Breton « Breizh Journal - février 16, 2013

    […] des filiales agroindustrielles de production et de transformation de viande. Toutes les filières, jusqu’aux canards, sont […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :