Le feuilleton des élections UMP divise la droite Bretonne

29 Nov

Isabelle le Callenec, député de Vitré, fait école.  Avec elle, le député-maire de Guérande Christophe Priou, rejoint le groupe dissident créé à l’Assemblée Nationale par François Fillon et nommé le Rassemblement UMP.

Joint par BreizhJournal, il a refusé de commenter à chaud le feuilleton des élections internes. Cependant, fidèle soutien de François Fillon, il se prononce pour « rendre la parole aux militants » et pour « qu’un nouveau vote soit organisé rapidement » afin d’en finir avec le déchirement du parti. Il déclare aussi que sa réserve « n’enlève rien à [sa] détermination et à [ses] convictions. »

A ce jour, le groupe des députés soutenant Fillon, le Rassemblement UMP, compte 71 membres, et les députés ni copéistes, ni fillonistes emmenés par Nathalie Kosciusko Morizet veulent créer un groupe des non-alignés, où ils seraient 72.  Des députés excèdés ont lancé un appel contre les scissions du groupe UMP à l’Assemblée Nationale.

Arrêter les « 30 excités de Paris » : quand les fédérations de Franche-Comté haussent le ton

Une fois n’est pas coutume, on entend les comtois. Trois fédérations départementales, celles du Territoire de Belfort, du Doubs et de Jura, emmené par le député du territoire de Belfort Damien Meslot, proche de Xavier Bertrand et donc fillonniste, sifflent la fin de partie « Il y a 30 excités à Paris, devenus complètement fous,  qui prennent en otage les 330.000 adhérents qui aimeraient que l’on sorte de cette situation», résume le député « excédé ». Les trois fédérations appellent à un nouveau vote. Pendant ce temps là, les cotes de popularité des deux acteurs de l’élection, devenue pour le réalisateur Luc Besson « la comédie la plus drôle de l’année » dévissent parmi les sympathisants de droite : de 16% pour Fillon à 56%, de 15% pour Copé à 34%.

En Bretagne, sept ténors de l’UMP, combien de divisions ?

En Bretagne, des dernières législatives ont réchappé sept députés de droite dont trois de l’UMP. Marc le Fur dans la 3e circonscription des Côtes d’Armor, dernier député UMP de Basse-Bretagne. Isabelle le Callennec qui a pris la succession de Pierre Méhaignerie, maire de Vitré, dans la 5e circonscription d’Ille-et-Vilaine. Et Christophe Priou, député maire de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, seul et ultime député de droite dans le département le plus peuplé de Bretagne.

Dans le Morbihan, Philippe le Ray, là aussi dernier député de droite, a ravi  la circonscription à Michel Grall. Apparenté UMP, le député refuse de faire son choix bien qu’il a été sollicité par l’UDI. En Ille-et-Vilaine, Gilles Lurton est devenu député après avoir battu le candidat officiellement investi par l’UMP. Soutenu par François Fillon dans sa campagne, il renvoie l’ascenseur en adhérant au groupe qu’il a créé à l’Assemblée, Rassemblement UMP, comme nous apprend sa fiche. Il n’était jusqu’alors qu’apparenté à l’UMP. Pour compléter le compte, il y a Thierry Benoît, à Fougères, qui fait partie de l’UDI.

Isabelle le Callenec et Christophe Priou ont, comme nous l’avons vu, rejoint aussi ce groupe-ci. De son côté, Marc le Fur, partisan de Copé, reste fidèle à la légitimité du parti mais a cosigné un appel avec des fillonistes pour éviter la division interne à l’UMP. Enfin, l’ancien député et toujours maire de Vitré, Pierre Méhaignerie, a franchi le pas le premier en passant à l’UDI.

Transfuges à l’UDI et au FN : un chiffrage local difficile

Le parti de Borloo enregistre 6.000 nouveaux adhérents en une semaine, la majorité d’entre eux provient de l’UMP. De source interne, « le parti est débordé, les ex-membres de l’UMP adhérent le jour, la nuit, c’est fou. » Plusieurs députés apparentés UMP ou encartés UMP seraient en passe de rejoindre le parti de Borloo. De source interne à l’une des composantes qui formeront à terme l’UDI de Loire-Atlantique « nous enregistrons bien une augmentation des adhésions, mais nous sommes bien en peine de dire si elles proviennent ou non de l’UMP ». La faute à l’existence de deux supports pour adhérer : soit directement en ligne à l’UDI, soit auprès de l’un des sept partis qui la forme, l’adhésion à ce parti (par exemple à l’Alliance Centriste) emportant aussi l’adhésion à l’UDI. En Loire-Atlantique,  l’UDI restera neutre et ne troublera donc pas la volonté d’union affichée des – derniers de mohicans – élus UMP du cru qui eux aussi ont décidé de ne pas entrer dans le panier de crabes parisien. Pour l’heure il n’y a pas d’élu de l’UMP de Loire-Atlantique qui a décidé de migrer à l’UDI, contrairement à ce qui se passe en Vendée (un élu du parti radical et une conseillère régionale ont rejoint l’UDI), dans le Maine et l’Anjou. Du côté du FN en Bretagne, on nous confirme de source confidentielle « une augmentation légère, mais très légère » des adhésions par rapport à la normale dans ces départements, notamment « provenant d’adhérents de base du parti excédés ».

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2 Réponses to “Le feuilleton des élections UMP divise la droite Bretonne”

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  1. L’UDI de Borloo capte 1% de l’UMP « Breizh Journal - novembre 30, 2012

    […] nous vous relations les difficultés des sections locales à connaître le nombre d’adhésions causées par le feuilleton UMP. En effet, on peut adhérer […]

  2. Notre-Dame des Landes : l’unité de l’UMP pour l’aéroport se fissure « Breizh Journal - février 6, 2013

    […] seule l’UMP – très occupée il est vrai par ses divisions internes  restait, tant localement que nationalement, attachée au projet d’aéroport, qu’elle […]

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