Ces balcons inconnus qui font partie du patrimoine nantais

15 Mar

Loggias, pièces supplémentaires, encorbellements ou plus habituels balcons filants ou individuels, les ruelles et les cours nantaises offrent divers exemples du génie nantais à gagner de la place ou de la vue sur la rue. La capitale Bretonne compte parmi les seules grandes villes de France à n’avoir quasiment pas eu de grandes percées au XIXe  alors qu’au même moment elle connaissait un accroissement démographique sans précédent. Ainsi, les grandes avenues nantaises ont essentiellement été tracées hors du tissu urbain ou à la faveur de la Reconstruction.

Alors qu’à Châteaubriant un citoyen a commencé l’inventaire des balcons remarquables, dans les autres villes de Loire-Atlantique, ce patrimoine reste relativement méconnu. Et seuls les habitants d’Ancenis ou de Savenay, par exemple, savent que leurs rues principales recèlent des loggias assez notables – à peine les remarquent-ils cependant à force de les regarder. A Nantes, le recensement du petit patrimoine est mené de plus en plus exhaustivement par la ville, qui cherche à protéger et mettre en valeur ces témoins historiques d’une ville multiforme et en perpétuel mouvement. Et dans la longue liste du petit patrimoine nantais, qui vient de s’enrichir de 150 objets et éléments de bâtis nouveaux dans le secteur de Chantenay, l’on trouve des piliers de portail, une bitte d’amarrage (quai du marquis d’Aiguillon), des puits (jardins familiaux de la fournillière), des façades, des vitraux, plusieurs châteaux d’eau maraîchers et même un four à pain (rue de la Conardière).

Mais quid des balcons, loggias et du reste ? Deux exemples, ci-dessous. Le premier est situé dans une courée de la rue de Briord, et s’attache à un immeuble du XVIIIe siècle nantais. Le second se trouve à l’ancienne Poste aux Chevaux de la rue Jean Jaurès (anciennement rue des Arts) et lui a été ajouté, à un coin de la cour, à la toute fin du XIXe ou au commencement du XXe siècle. Bref : plus qu’ailleurs, à Nantes, il faut lever les yeux et ne pas avoir peur de fouiner dans la ville, de passer du temps au fond des « avenues » et des courées, de traquer le détail, la vieille menuiserie du XVIIIe oubliée par l’injure du temps et des bombes, la tête de cheval qui ici rappellera un ancien maréchal ferrant, le balcon qui là dira le passé de l’immeuble que vous avisez, le puits jadis commun délaissé sous le porche. Ce temps ne sera jamais perdu, car c’est au cœur de la ville, derrière le rempart que forment les belles maisons de pierre, que se trouve le plus intéressant. Comme un vieux colombier à quelques brasses du cimetière de la Bouteillerie, de l’église Saint-Clément, de la gare, du coeur de la ville active. Légende urbaine ? Chiche.

briord

Rue de Briord (dans une cour)

Poste aux Chevaux de la rue des Arts

Poste aux Chevaux de la rue des Arts

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  1. Ces balcons inconnus qui font partie du patrimoine nantais | Site de l'Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire - mars 19, 2013

    […] Source et suite de l’article sur Breizh Journal […]

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