Les promesses d’emploi de l’aéroport de Notre-Dame des Landes se crashent

1 Avr

La communication officielle autour du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes le présente comme un moteur puissant de création d’emplois. Rien de tel, déplore le comité de BLAIN de soutien à la lutte contre l’aéroport, qui estime au contraire être en présence d’un leurre et pose les questions qui fâchent en demandant que « des réponses claires » soient apportées par les porteurs institutionnels du projet. Pour le comité blinois, « les prévisions [d’emploi] sont extrêmement optimistes et le bilan final ne sera pas aussi bon que ce que l’on veut nous faire croire ».

Dans un document de deux pages qui sera tiré en A3 à 1000 exemplaires, et qui vient de paraître, ils dénoncent les conséquences graves du projet pour l’emploi. Fonctionnement, compagnies, dossier Airbus, emplois du chantier, impact pour le Sud Loire, revue des questions que les porteurs du projet se gardent bien d’aborder. Ou seulement en des chiffres généraux dont nous avons déjà eu l’occasion de démontrer l’insuffisance.

Rappelons que la Chambre de Commerce et d’industrie de Nantes/St-Nazaire estime officiellement que le chantier devrait permettre de créer environ 3.000 emplois (750 équivalents temps plein sur 4 ans) et l’aéroport lui-même 3250 emplois directs et 9100 emplois induits. Le comité de BLAIN a demandé à la CCI le détail des études utilisées. En retour, il a obtenu cette réponse ahurissante qui en dit long sur le caractère creux et peu démocratique de la communication officielle pro-aéroport : « Nous avons effectivement travaillé sur les retombées économiques  de l’aéroport […] nous n’avons pas réalisé d’étude à publier » mais seulement « mis à jour une étude ancienne de 2003 », étude que le comité de BLAIN n’a – évidemment – pas pu consulter. Autrement dit, quelques chiffres tirés au pifomètre et jetés sur un coin de nappe servent de donnée économique officielle et indubitable, vendue comme telle aux populations, aux élus, aux associations. C’est ce que l’on appelle souvent une escroquerie.

Le projet Vinci

Le projet Vinci

D’abord, le nouvel aéroport – s’il est fait – fonctionnera avec moins de salariés que l’actuel, qui emploie 1.800 personnes. En effet, Vinci vise la réduction maximale des coûts, façon de justifier a posteriori le fait que le devis de construction – près de 600 millions d’euros – a été très sous-évalué, ce qu’avait pointé le Canard Enchaîné en 2011 encore. Ce serait donc un aéroport flambant neuf et flambant cheap qui serait construit pour la métropole Bretonne : pas de taxiways (les bandes de roulage qui permettent de remonter les pistes), pas de passerelles entre l’aérogare et les avions, et pas de navettes passagers. Donc pas de personnel entretenant ces infrastructures. Eric Delobel, responsable du projet chez Vinci assume dans les colonnes d’Ouest-France (4/2/2013) son choix d’économie maximum. Sous la pluie, cet aéroport devrait être tout à fait charmant pour les passagrs obligés de courir jusqu’à leurs avions – mais chut ! tout le monde sait qu’il fait beau quatre fois par jour à Nantes, puisque Ayrault l’a dit. Au passage, l’absence de taxiways obligera les avions à rouler sur les pistes pour s’aligner à l’envol ou après leur atterrissage, diminuant leurs disponibilités, notamment par mauvais temps ou en période de forte affluence. Par ailleurs l’absence de taxiways ou leur insuffisance augmente les croisements d’avions au sol et les risques d’accidents qu’ils induisent. La plus grande catastrophe aérienne de l’Histoire s’est produite au sol, à Tenerife. Mais visiblement l’économie d’emploi maximum a pris le pas sur l’efficience technique et la sécurité des usagers.

Ensuite, le collectif pointe les propos de Nicolas Notebaert, président de Vinci Airport, qui déclare dans le Presse Océan du 4 avril 2011 que le trafic sera surtout axé sur les charter, les low-cost et moyen-courrier. Ce qui constitue un aveu dérangeant : l’aéroport de Notre-Dame des Landes ne sera pas – ou seulement en marge – un aéroport intercontinental comme l’est déjà l’existant et comme la Bretagne en a besoin. Revenons à nos moutons aéroportés : le comité relaie avec raison les pratiques peu orthodoxes en terme d’emploi des compagnies à bas coûts, qui compriment toutes les charges et notamment ceux du personnel. Le risque ? Que l’aéroport devienne un gouffre financier, les collectivités locales risquant de se retrouver chargées de « subventionner les compagnies low-cost privées avec de l’argent public, et de porter à bout de bras les emplois ainsi créés », remarque le comité de Blain. Un modèle économique peu viable et peu fiable, qui montre déjà ses limites : aujourd’hui les chambres de commerce soutiennent l’activité de Ryanair en versant de 9 à 32 € par passager embarqué, sans réussir à rendre viables les aéroports concernés.

Subventions consenties par les aéroports français à Ryanair

Subventions consenties par les aéroports français à Ryanair

Affichette en russe et en polonais sur un chantier Colas Rail (Bouygues) en Seine-Maritime

Affichette en russe et en polonais sur un chantier Colas Rail (Bouygues) en Seine-Maritime

Le comité de BLAIN estime aussi que nombre d’emplois du chantier ne seront pas locaux. En effet, il y a les employés des filiales de Vinci – et des entreprises avec lesquelles la SOGEA et Eurovia, ses deux principales filiales de travaux publics dans l’Ouest de la France – ont coutume de travailler sur tous leurs chantiers, et qui tournent dans l’Ouest et en France. Par ailleurs, près d’un travailleur sur trois est originaire des pays de l’Est, Pologne, Roumanie et pays Baltes principalement. Près de 300.000 travailleurs étrangers sont ainsi employés en France et aucune région n’est épargnée. C’est légal, grâce à la libre circulation des hommes et des marchandises en Europe, et les travers du système font que personne n’a intérêt à remettre en cause cet emploi massif de main d’œuvre étrangère : ni l’employeur, qui paie 20% de charges sociales au lieu de 55% pour l’emploi d’un français, ni le travailleur, qui perçoit un salaire nettement meilleur que celui qu’il peut espérer dans son pays d’origine, voire que le SMIC français s’il ne compte pas ses heures. Dans le contexte où il faut construire rapidement un aéroport le moins cher possible, c’est donc une économie à tous les étages à laquelle Vinci ne cessera de recourir. Sur bien des chantiers – tant de Vinci que des autres groupes de BTP qui ne sont ni plus, ni moins vertueux sur ce plan – la part des travailleurs étrangers est encore plus grande. Ainsi, Bouygues construit la prison d’Orléans-Saran, où seuls les livreurs de bitume et de graviers – une entreprise locale prestataire extérieur du chantier – sont français. Une part écrasante des travailleurs est d’origine étrangère. On retrouve une répartition à peu près semblable sur les chantiers de Vinci (Sogea TP) à Nantes : bref, le chantier ne générera pas beaucoup d’emplois locaux, d’autant plus qu’il est illégal – à cause de la libre circulation des hommes et des marchandises en Europe, encore – d’obliger l’employeur à n’embaucher que des français.

Airbus Nantes

Airbus St Nazaire

Un autre dossier inquiétant : Airbus. L’exploitant actuel de l’aéroport de Nantes-Atlantique, qui n’est autre que Vinci, a décidé en 2013 que la piste de Bouguenais fermerait dès le nouvel aéroport construit fin 2017. Or, Airbus Nantes a un besoin vital de cette piste, mais son entretien pèserait de façon écrasante sur l’entreprise. Les collectivités locales sont prêtes à contribuer, mais ces fonds publics pourraient constituer
une subvention déguisée, attirant sur Airbus les foudres de Bruxelles et de son concurrent Boeing. Les syndicats craignent qu’Airbus ne quitte Nantes une fois sa piste fermée en 2017, ce qui fait 2.000 emplois qui partiraient… où ? à Saint-Nazaire ? Ou à Toulouse ? Enfin, le comité de BLAIN relaie les inquiétudes des communes du sud-Loire, en Loire-Atlantique, et des employeurs situés encore plus loin, en Vendée et Anjou, et qui jusque là trouvaient l’aéroport de Nantes fort suffisant. Ils déplorent maintenant d’être coupés de la nouvelle infrastructure, faute de moyen – troisième franchissement de la Loire par exemple – pour y accéder. Des inquiétudes partagées par Loïc Maurice (CNIP), qui s’est porté candidat pour la mairie de Nantes en 2014  « Il y a quelque chose qui me gêne beaucoup dans ce projet. C’est qu’on se batte avec autant de fermeté sur l’aéroport sans prévoir de moyens pour y accéder. C’est Gribouille. » Loïc Maurice, qui refuse ce nouvel aéroport tant qu’un nouveau franchissement sur la Loire n’est pas prévu, prévient de l’augmentation du trafic routier qu’il va causer «  Les entreprises de Vendée et du sud-Loire prévoient – s’il est fait et dans la configuration actuelle – de faire passer le fret de nuit, massivement. Des norias de camions sur les routes ». Vive le bilan carbone du nouvel aéroport !

Moins d'emploi, moins d'environnement, plus de déficits, l'aéroport, un vrai gouffre pour nous tous?

Moins d’emploi, moins d’environnement, plus de déficits, l’aéroport, un vrai gouffre pour nous tous?

Résumons-nous. Les porteurs du projet estiment – à partir de données de 2003 non vérifiées et non prouvées par une étude indépendante – que l’aéroport devrait créer 3250 emplois directs et 9100 emplois induits. Or, sa construction détruit 100 emplois agricoles et 500 emplois induits qui existent déjà. Par ailleurs, les 1.800 salariés de l’actuel aéroport de Nantes ne seront pas tous transférés à Notre-Dame des Landes : le nombre d’employés du futur aéroport reste inconnu à ce jour, mais il sera moindre. Les 2.000 emplois d’Airbus sont menacés. Et des emplois pourraient être détruits dans les entreprises du Sud-Loire, de la Vendée et de l’Anjou coupées de l’aéroport. Bref, il y a un gros problème.En deux pages, le comité de BLAIN de soutien à la lutte contre l’aéroport démonte radicalement les arguments des porteurs du projet. Le travail des blinois – concis et efficace – complète le tableau en creux que l’on peut dresser du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, derrière l’écran de la communication officielle rutilante sur papier glacé et panneau publicitaire. L’aéroport de Notre-Dame des Landes nuit gravement à l’environnement et est illégal en droit européen depuis cinq ans. C’est aussi une entourloupe économique propulsée par des moyens foncièrement illégaux et anti-démocratiques. Tout cela risque de coûter très cher à la France : si son gouvernement, engagé dans le guêpier Breton jusqu’au cou, persiste à commencer les travaux, il va au devant d’une possible condamnation pécuniaire et politique par les autorités européennes. En période de disette budgétaire très grave, ce n’est sans doute pas la meilleure idée pour redresser la situation économique du pays.Voilà qui devrait décider ceux qui soutiennent encore le projet, ou se gardent de le condamner, en s’accrochant aux perspectives économiques et à la « manne » attendue en termes d’emploi. De perspectives économiques il n’y en a point. De manne, non plus. S’il est construit, ce qui chaque jour paraît plus improbable, l’impact de l’aéroport sur les collectivités et les emplois locaux répondra aux standards de la privatisation en Russie : privatisons les profits, nationalisons les pertes. Vinci empochera les bénéfices tandis que les collectivités se tueront à financer les low-cost et les déficits induits. Bref, l’aéroport, un vrai gouffre pour nous tous ?

Télécharger le document EMPLOI du comité de BLAIN

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11 Réponses to “Les promesses d’emploi de l’aéroport de Notre-Dame des Landes se crashent”

  1. camaret avril 1, 2013 à 4:18 #

    C’est joli tout cela , mais je voudrais bien avoir un rapport d’une Societe d’Etudes INternationale , etrangere et independante .
    Jusqu’a maintenant je n’ai lu que des debats passionnels . Ethique ZERO .
    Je ne suis pas pour . Je ne suis pas contre .
    Pour l’instant je n’ai aucune opinion .
    Les elements apportes pour : Pour /Contre sont tellement minables .

  2. Flippot Jacky avril 1, 2013 à 9:12 #

    Des observations et analyses connues depuis plusieurs années , qu’il faut à l’évidence rappeler.Je notais tout ceci déjà lors des régionales en 2010 , notant que EELV choisissait tout de même de faire alliance avec le PS , ce qui a brouillé la compréhension des électeurs , votant in fine pour les… pour !Pour les études « spécialisées » : voir celle du cabinet hollandais et qques autres sur le site de l’ACIPA , tout y est ! Jacky Flippot.

  3. Stéphane avril 1, 2013 à 12:36 #

    Bien que contre cet aéroport (et pilote privé sur la région), je souhaiterai apporter une précision sur l’absence de taxiway. Cet aéroport aura deux pistes : une au nord et l’autre au sud de l’aérogare. Lorsque les vents seront d’ouest, les avions se poseront sur la piste sud avec la « sortie » au bout. Ils décolleront alors de la piste nord avec « l’entrée » en début de piste. Et inversement lorsque les vents seront d’est. Ce qui fait qu’il n’y a pas besoin de taxiway et cela ne génèrera aucun roulage supplémentaire. C’est assez bien pensé en fait …

  4. Alain FRANCOIS avril 1, 2013 à 8:00 #

    tiens, un nouveau comité expert en matière d’économie sur le sujet de l’aviation: le Comité de Blain. Intéressant qu’il sorte maintenant (par hasard?) et surtout garde sa composition inconnue. Heureusement, il écrit en format A3. !! Ce serait quand même bien d’être sérieux sur ce sujet !!!!

    • C.B avril 2, 2013 à 9:02 #

      Bonjour, je fais parti du comité Blinois en question :

      – 1) le document est en PDF à la fin du texte.
      – 2) nous n’avons jamais prétendu être des experts.
      – 3) nous ne croyons pas à la « démocratie » des experts.
      – 4) plus qu’une conclusion définitive, ce texte est davantage une invitation pour tout un chacun à creuser ce dossier opaque et plein de contradictions.
      – 5) un A3 (structuré, argumenté et sourcé), c’est déjà beaucoup plus qu’une publicité qui gaspillent l’argent publique et qui ne rabâche que des slogans.

      Alors oui, soyons sérieux.

      Cordialement

      Le Comité Blinois

  5. YANN avril 2, 2013 à 3:15 #

    le titre du  » Télégramme  » de ce mardi 3 avril concernant un sondage BVA est le suivant :

    LA LGV, OUI
    L’AEROPORT, NON  » seuls 47°/° des sondés considèrent cet aéroport comme « intéressant pour la région « .Ni plus ni moins.

  6. Marie LE SAINT avril 5, 2013 à 2:56 #

    Droit de réponse
    Nantes, le 05/04/13

    Réactions de la CCI Nantes St-Nazaire face aux propos tenus par le Breiz Journal
    La CCI Nantes St-Nazaire exprime son désaccord face à l’article diffusé par le Breiz Journal le lundi 1er avril dernier sous le titre « Les promesses d’emploi de l’aéroport de Notre-Dame des Landes se crashent ». La CCI soutient le futur aéroport du Grand Ouest et pour cela s’appuie sur des études actualisées, fiables et à disposition de tous.

    Un argumentaire à actualiser !
    L’article diffusé par le Breiz Journal qualifie la communication officielle pro-aéroport comme étant « creuse et peu démocratique ». Selon les dires du journaliste, la CCI aurait refusée de communiquer les études économiques dédiées à l’aéroport et s’appuierait sur « quelques chiffres tirés au pifomètre et jetés sur un coin de nappe ».
    Des propos excessifs, auxquels il est nécessaire d’apporter quelques précisions : la CCI Nantes St-Nazaire, qui d’ailleurs n’a jamais refusé de s’exprimer sur le sujet, s’appuie sur des données précises sur l’actuel Aéroport Nantes Atlantique et calculées selon une méthode éprouvée.
    Plus précisément, la CCI a réalisé en 2012, une étude de l’impact économique de l’Aéroport Nantes Atlantique, selon la méthodologie préconisée par l’Airports Council International (ACI). Une précédente étude avait été réalisée en 2004, sur les mêmes bases méthodologiques.
    En consultation libre sur le site web de la CCI depuis le début de l’année 2013 et diffusée à la demande, cette étude vise à mesurer :
    • L’impact direct : ensemble des emplois et des flux financiers générés par les entreprises en charge de la gestion et du fonctionnement de l’équipement (concessionnaires, services de l’Etat, sous-traitants, compagnies aériennes, services aux compagnies aériennes, commerces /services dans l’aérogare ou à proximité, transitaires et opérateurs de fret)
    • L’impact indirect : dépenses des passagers arrivant par avion, résidant hors Grand Ouest et ayant passé au moins une nuit sur ce territoire.
    • L’impact induit : dépenses successives que réalisent les bénéficiaires des impacts directs et indirects et qui profitent à l’économie du territoire (c’est l’effet multiplicateur).
    Ainsi, en synthèse, cette étude démontre que l’Aéroport de Nantes Atlantique représente un réel levier de développement économique avec 2 000 emplois directs et des retombées financières évaluées à 1,081 milliards d’euros en 2012.

    Les prévisions pour le futur aéroport du Grand Ouest
    Selon le journaliste, « la Chambre de Commerce et d’industrie de Nantes/St-Nazaire estime officiellement que le chantier devrait permettre de créer environ 3.000 emplois (750 équivalents temps plein sur 4 ans) et l’aéroport lui-même 3250 emplois directs et 9100 emplois induits ».

    Or dès 2012, le Groupe Vinci, dont la CCI Nantes St-Nazaire est actionnaire, annonce les chiffres suivants : la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes génèrerai 4,5 millions d’heures de travail.
    La réalisation de cette infrastructure sera à l’origine de création d’emploi et s’appuiera également sur des emplois et entreprises existants : la construction de l’aéroport du Grand Ouest confortera les emplois locaux.
    Les commentaires sur Airbus méritent là aussi d’être rectifiés. La CCI Nantes St-Nazaire conteste vivement l’utilisation de l’argument sur un éventuel déménagement de l’usine du Groupe Airbus située à Bouguenais. Rumeur sans aucun fondement ! Alors même que l’installation de l’IRT Jules Verne et le développement du Technocampus consacre le pôle de Bouguenais comme pôle majeur de compétence pour le composite !

    L’Aéroport du Grand Ouest : un levier économique pour la croissance du territoire
    Par ailleurs, la CCI Nantes St-Nazaire rappelle que les bénéfices attendus liés au transfert de Nantes Atlantique :
    • Tout d’abord, la nouvelle localisation de l’aéroport accroîtra sa zone de chalandise de plus de 15 %. Ce seront 170 000 entreprises employant 1,4 million d’emplois salariés qui seront à moins d’une heure quinze de l’aéroport. Par ailleurs, les projets de liaison LGV et de nouveaux franchissements de Loire placeront l’Aéroport du Grand Ouest au cœur d’un système de transport multimodal.
    • Le développement des 48 000 entreprises de Loire-Atlantique, et plus largement des 233 000 entreprises de nos deux régions, se joue en grande partie en Europe. C’est donc à cette échelle qu’il faut apprécier l’opportunité offerte par ce transfert qui permettra d’accroître le nombre de destinations desservies par l’Aéroport du Grand Ouest.
    • L’impact même de la construction de la nouvelle plateforme avec plus de 4,5 millions d’heures de travail ! Soit l’équivalent de 3 000 emplois sur un an. Il faudrait être irresponsable dans le contexte économique actuel de se priver d’une telle bouffée d’oxygène !
    • Le transfert de l’Aéroport Nantes Atlantique permettra également de libérer les espaces nécessaires au développement de la filière aéronautique en sud Loire (qui représente plus de 15 000 emplois en Loire-Atlantique) et de saisir les opportunités offertes par l’IRT Jules Verne. L’annonce de l’implantation du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) au côté de l’IRT est déjà un premier exemple de cette stratégie gagnante.

  7. Tristan Etienne mars 14, 2014 à 2:20 #

    Je souhaite apporter mon temoignage quant a mon experience chez Sogea a Nantes. J’ai travaille comme grutier au lycee international de Nantes.
    Cest la meilleure entreprise pour laquelle j ai travaille. En matiere de securite, d’organisation et d equipement Sogea est nettement superieur a toutes les les entreprises de loire atlantique pour lesquelles j ai travaille.
    Concernant les travailleurs etrangers cest un phenomene global dans le batiment.
    Dernierement jai traivaille dans une pme ou j’etais le seul interimaire francais. Tous les autres travaillaient pour une boite d’interim portugaise. Jai vu en proportion plus d’etranger dans les petites boites que chez Sogea….
    A mon avis deux raisons principales a ca:
    – economique bien sur
    – Le manque de candidat volontaire et qualififie.
    Rien de nouveau sous le soleil.

    Je voudrais ajouter qu’ernormement te terrain autour de l’aeroport de bouguenais vont devenir constructible si nddl se fait.
    Il y a donc d’enorme enjeux economiques et en terme d’emplois a ce niveau egalement.

    Je suis contre le financement en partenariat public-prive mais plutot favorable au nouvel aeroport.

    Ps: pardonnez moi la syntaxe j’ecris avec mon telephone.

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