Nationalisme Breton : à quoi sert vraiment Kelc’h an Dael ?

12 Avr

Les mille personnes qui tournent peu ou prou dans le milieu des pléthoriques et inefficaces partis nationalistes Bretons savent toutes, ces derniers temps, ce que veulent dire ces trois lettres : KAD. L’acronyme de l’association Kelc’h an Dael, dirigée par Jean-Loup le Cuff. Celle-ci avait deux objectifs déclarés : unir les partis Bretons, de l’extrême-gauche (Breizhistance) à la droite nationaliste (Adsav) dans une alliance politique en vue des prochaines élections régionales ; cette alliance s’intitule le « Front Breton » – et mettre en place les conditions d’un vote réalisé dans les villes de Bretagne et sur internet pour permettre aux habitants des cinq départements d’élire un Parlement militant chargé de rédiger les institutions et la Constitution de la Bretagne et de mettre en œuvre sa libération.

Qu’est-ce que KAD ? Rien.

mamm-gozhAutant les partis politiques Bretons, encore sous le choc après leur déroute collective aux législatives, ont plutôt bien accueilli – après de laborieuses négociations il est vrai – l’initiative KAD, autant les inclassables et apolitiques du mouvement Breton ont été dubitatifs. Le 13 septembre 2012, le site Breton d’extrême-droite Breiz Atao écrivait ainsi « Gageons que très rapidement ces organisations politiques dénonceront l’engagement de leurs membres respectifs dans cette association, notamment, d’abord et surtout, en raison de la présence de “l’extrême droite” [Adsav] ». Ils ont eu raison. En octobre 2012, l’UDB – principal parti nationaliste breton de gauche, qui est depuis des décennies le faux-nez du PS en Bretagne – excluait de ses rangs Odile Buton, membre de KAD. Par la suite, c’est Breizhistance qui a commencé à s’écarter de KAD, toujours à cause de la présence d’Adsav, mais sans oser désavouer clairement leur délégué au bureau de l’association, un ancien militant d’Emgann, une formation de gauche dure bretonne en pointe dans le nationalisme « explosif » des années 70 et 2000.

Au lancement de BreizhJournal le 22 octobre, nous écrivions, très dubitatifs sur cette association de la carpe et du lapin, fondée une fois de plus sur des gens qui vivent dans une bulle politique sans contact avec la Bretagne réélle : « En ce moment, plusieurs cabines téléphoniques essaient de se rassembler pour peser face aux Bretons, et comme elles n’arrivent ni à faire taire les sourds, ni à décrocher les berniques de leurs rochers, elles se sont désigné un ennemi intérieur de pacotille, l’UDB, pour espérer faire leur union contre, et se déchirer de plus belle après l’inévitable déconfiture électorale. Vanité ! Vanité que ce « Front Breton », qui méconnaît dans un bel ensemble la Bretagne d’aujourd’hui pour lui préférer un pays fantasmé où la brume (éthylique, évidemment) flotte sur des menhirs un beau matin, loin des embruns et des tempêtes économiques ou sociales. »

La réalité nous a donné raison, et même elle a dépassé nos prévisions. En effet l’UDB et Breizhistance ont réussi à torpiller le « Front Breton », ce qui était facile. Et plus encore, ces deux organisations ont attiré de leur côté le fantomatique Parti Breton afin de faire une alliance pour les futures régionales. Où une fois de plus, les Bretons ne vont rien y comprendre puisqu’il y aura deux groupements hétéroclites qui se diront chacun le seul à défendre les intérêts de la Bretagne : le Front Breton et cette alliance improbable de Breizhistance au Parti Breton. Succès assuré. Au passage, le média indépendant nationaliste Breton qui devait être le porte-voix de KAD et du Front Breton, An Amzer, successeur du Flochington Post, s’est éteint en mars après n’avoir jamais réussi à décoller.

Soit dit au passage, s’allier avec des formations clairement associées à la gauche de gouvernement – le PS – et sur la même ligne de consensus gaucho-mou, puisque Breizhistance, forte d’une trentaine de militants, n’influe en rien ou presque sur le positionnement politique de l’alliance où commande l’UDB et donc le PS – alors même que la Bretagne et la France basculent clairement à droite, manque un peu de jugeote. Et quand on sait que l’un des membres les plus en vue du Parti Breton en Loire-Atlantique, soutiendra très probablement aux municipales une liste qui se dira certes « de rassemblement » mais avec un leader de droite (UDI) contre… une majorité PS-EELV-Front de Gauche, il y a vraiment de quoi rire.

 

A quoi sert KAD ? A rien.

Dans ces conditions, l’utilité de KAD est quelque peu limitée, puisque la condition essentielle de son activité et l’objet de son existence – l’unité de tous les partis politiques Bretons, sans exception, est morte avant même d’avoir vécu.

Mais KAD s’est trouvé une vocation : torpiller toutes les initiatives favorables à la Bretagne. C’est ce que les Russes appellent le syndrome du chien assis sur le tas de foin : le chien n’en mange pas et empêche les bêtes dans l’écurie d’y toucher. Bref, puisque KAD s’est avérée incapable de faire avancer le schmilblick Breton, personne ne doit pouvoir y arriver.

Impossible ? C’est arrivé pourtant ces derniers jours. Souvenez-vous, nous avons publié dernièrement une Constitution Bretonne  rédigée de toutes pièces par un expatrié sis dans la région lyonnaise. Celui-ci s’était rapproché de KAD et leur avait présenté son projet ; il devait y adhérer sous peu. Après la parution dans BreizhJournal – bien connu des kadistes pour notre position très critique envers le nationalisme politique Breton, que nous estimons être systématiquement à côté de la plaque  parce qu’il refuse obstinément d’aborder la situation économique et les problèmes matériels des Bretons – changement de programme. Lionel Guillory, l’auteur de la Constitution, est désormais inconnu au bataillon, et « KAD se désolidarise de cette étrange Constitution aux relents français et rédigée par un seul homme », avons-nous pu lire les propos de Jean-Louis le Cuff, président de l’association. Une violence de propos qui essaye désespérément de faire oublier le fait que KAD n’a ni l’intention ni la capacité de rédiger une Constitution ou un quelconque texte à valeur institutionnelle, quand bien même il serait le seul « certifié » Breton puisque c’est KAD qui s’est arrogée seule le droit de décider qu’est-ce qui est Breton ou non.

En fait, l’attitude du bureau dirigeant de l’association oscille entre le déni du respect involontaire que suscite cette Constitution – quand bien même certains ont une idée toute autre de ce que pourrait et devrait être la loi fondamentale d’une Bretagne libre – et méfiance instinctive envers l’Autre, l’étranger coupable de déranger leur petit monde figé plein de marginaux en quête de reconnaissance, et qui se retournent alors contre l’infortuné trublion, accusé maintenant par les plus extrêmes – et les plus dérangés d’entre eux – d’être un espion au service de l’Etat français. En attendant, quoi que disent les intéressés, ce projet de Constitution – qui est perfectible comme toute œuvre humaine – a causé un petit big bang dans le mouvement politique Breton.

Sus à la déKADence : dissolution !

Le 22 octobre, nous écrivions encore « S’il y a quelque chose à construire un jour, en Bretagne, c’est hors du militantisme traditionnel ». Cette Constitution en est l’éclatante preuve. Car aujourd’hui, de la soupe monstrueuse du mouvement Breton seuls surnagent le MBP (Mouvement Bretagne et Progrès) de Troadec – qui bétonne avec quelque succès ses positions dans les alentours de Carhaix, au cœur du Kreiz Breizh – et avance régulièrement la cause politique et sociale d’une Bretagne plus unie, plus solidaire et plus forte, ainsi que l’association Bretagne Réunie, qui se place délibérément hors du champ politique pour ne se consacrer qu’à la réunification Bretonne.

Pourtant la solution pour assurer à la cause politique Bretonne une renaissance existe, nous la donnions en analysant les résultats des législatives : plus de réalisme et moins de dogmatisme. En 1972, un auteur majeur du nationalisme breton écrivait « Dogmatisme, sectarisme, c’est le virus de l’Emsav (…) Il faut apprendre à tolérer que le voisin ne pense pas en tout comme on pense soi-même. La Bretagne sera-t-elle un jour autre chose qu’un panier de crabes ? » Depuis, rien n’a changé. Il est grand temps de muter enfin, de mettre le nationalisme politique au diapason des Bretons d’aujourd’hui et de leurs ancêtres, déterminés dans leurs idées, leurs racines et leurs combats mais qui ont su éviter au peuple Breton le fléau des guerres de Religion qui a ravagé et ruiné deux bons tiers de la France, de la Normandie à la Lorraine et de l’Artois à la Provence.

Les Bretons ont besoin de savoir qui leur parle : les mouvements politiques Bretons sont donc dans le devoir d’effacer leurs divergences pour se rassembler sous une seule bannière, parler d’une seule voix au nom d’une seule entité globale. Les Bretons ont besoin de se sentir épaulés dans leurs problèmes au quotidien, face aux dérives d’un Etat qui n’hésite pas à se montrer – comme encore récemment à Notre-Dame des Landes – sous son jour le plus antidémocratique, le plus colonial et le plus policier. Mais aussi face à l’immense désespoir et à la perte d’horizons que suscitent la crise économique et l’incapacité de ceux qui prétendent diriger la France à trouver sinon des solutions, du moins des palliatifs pour passer le plus fort de la tempête. Les nationalistes Bretons doivent donc, d’urgence, investir les terrains économiques et sociaux, redécouvrir cette Bretagne réelle et combative dont ils se réclament, mais qu’ils refusent de voir, s’engager dans le travail ardu et quotidien du terrain. Enfin, les Bretons ont besoin de se voir offrir une alternative politique qui soit plus propre, plus démocratique et plus efficace que le système existant. Ce que KAD – dont l’un des fondateurs a été condamné pour un délit de droit commun et un autre, encore récemment, pour escroquerie – ne peut décemment offrir.

Rendue sans objet par l’absence d’unité politique, incapable de faire avancer la nécessaire mutation de la branche politique du nationalisme Breton – décidément essentiellement porté par la sphère familiale, le rapport au fait religieux et la force de sa culture – et dans l’impossibilité, à cause du sectarisme et des turpitudes de certains de ses dirigeants et fondateurs, à pouvoir efficacement interpeller et convaincre les « décideurs », KAD n’a plus aucune raison d’exister.

Au contraire, alors que la Bretagne se sent de plus en plus forte et de plus en plus unie, alors qu’ensemble, les Bretons des cinq départements se sont victorieusement opposés à un aéroport illégal, inutile et destructeur, alors que Rennes et Nantes multiplient les partenariats par-delà les frontières administratives (pôle métropolitain Loire-Bretagne, future fusion des universités de Nantes et de Rennes…), alors qu’une majorité des jeunes Bretons souhaitent l’indépendance (53%) plutôt que de rester dans un Etat qui n’a que du gaz à leur donner s’ils manifestent leur désaccord, alors que dans les grands courants qui électrisent actuellement le pays et le rendent chaque jour plus prêt à une nouvelle (contre-)révolution, il y a aussi une formidable aspiration à l’autonomie locale, une revanche de la Gironde partagée par nombre d’élus, d’acteurs économiques et sociaux et de citoyens, bref, alors que la Bretagne n’a jamais eu autant de chances de se faire – enfin – entendre et respecter, le désordre des partis politiques Bretons, pléthoriques et coquilles vides, ainsi que de KAD qui prétend les représenter et les unir, ne fait que desservir les intérêts du peuple Breton.

Le 22 octobre, nous écrivions encore « Notre Bretagne est celle des employés qui se battent pour leur entreprise, des patrons qui luttent contre le surcroît de taxes, celle qui slalome depuis 1532 entre les bêtises et les édits du grand pays voisin, celle se fait arroser de gaz à Notre-Dame des Landes, celle qui prend l’initiative, celle qui porte haut la flamme de Ouessant à Clisson et de Légé au Mont saint Michel, celle qui s’adapte aux changements sans renier son identité ni sa Foi, celle qui créé malgré tout et maintient la Bretagne à la pointe de l’espoir et du progrès. » La Bretagne réelle peut largement se passer de KAD.

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22 Réponses to “Nationalisme Breton : à quoi sert vraiment Kelc’h an Dael ?”

  1. Lop avril 12, 2013 à 1:24 #

    En 1972, un auteur majeur du nationalisme breton écrivait « Dogmatisme, sectarisme, c’est le virus de l’Emsav (…) Il faut apprendre à tolérer que le voisin ne pense pas en tout comme on pense soi-même. La Bretagne sera-t-elle un jour autre chose qu’un panier de crabes ? »

    Ayez le courage de citer le nom de l’auteur.

    • Louis-Benoît GREFFE avril 12, 2013 à 7:32 #

      Je reprend ma citation de l’Agence Bretagne Presse,en clin d’oeil et sans rien y modifier. Les destinataires du message savent TOUS qui est le nom de l’auteur (Yann Fouéré) si bien qu’il est superflu de l’indiquer.

  2. E.A.S avril 12, 2013 à 9:00 #

    le nom de l’auteur a ici une grande importance surtout lorsque l’on dénonce des prétendu accusations de militants fondateurs de kad. Et pour reprendre la citation « Il faut apprendre à tolérer que le voisin ne pense pas en tout comme on pense soi-même », ne serais-ce donc pas l’inverse de ce que vous faite ?

  3. grincheux avril 12, 2013 à 9:08 #

    « Ce que KAD – dont l’un des fondateurs a été condamné pour un délit de droit commun et un autre, encore récemment, pour escroquerie »

    vous sous-entendez quoi par là? que vous ne les aimiez pas, c’est une chose, mais en affirmant cela, vous poussez loin, non?

    • Louis-Benoît GREFFE avril 12, 2013 à 12:51 #

      Je ne sous-entend pas, je révèle.
      Quant à mon rapport à KAD il n’est pas fondé sur des sentiments – j’y ai des amis – mais sur les seules réalités matérielles et tangibles.

      • grincheux avril 12, 2013 à 7:30 #

        vous révélez quoi? rien du tout!
        vous sous-entendez quelques chose sans le révéler ni apporter la moindre preuve de vos dire.
        rien de bien glorieux la dedans…

  4. Mab Floc'h avril 12, 2013 à 2:28 #

    Arrêtes ton char. Sois courageux et cites donc les noms des repris de justice dont tu te targue de « révéler » la vraie nature… attention à la diffamation.

  5. Jean-Loup LE CUFF avril 12, 2013 à 2:39 #

    Monsieur Louis Benoit Greffe, vous n’avez aucun ami dans KAD, car vous êtes anti-breton, mandaté par un quelconque esprit jacobin… Vous êtes dans la diffamation, et ayez le courage de donnez des noms afin que nous puissions porter plainte…Le nom même de votre journal est une imposture!

    • Louis-Benoît GREFFE avril 12, 2013 à 3:12 #

      Jacobin ? M. Le Cuff, puisque vous me connaissez si mal (et que pour le coup, vous me diffamez), je vous encourage à lire le contenu du site. Vous y verrez, je crains, bien peu de jacobinisme.
      Rappelez-vous surtout – après avoir lu l’article jusqu’au bout et sans vous arrêter à vos préjugés et à ceux de vos amis – que j’ai écrit cet article, où j’ai été fort mesuré et je ne suis pas allé jusqu’à réveler le caractère fort cru de certaines choses, pour rendre service à KAD et à la Bretagne. Car mes amis dans KZAD – où il reste encore quelques gens bien – sont profondément attristés par l’état de cette association et l’impasse dans laquelle elle se trouve ainsi que l’Emsavblishment en général.

      • Pigwik avril 12, 2013 à 7:54 #

        Donnez vos fameuses preuves… on attend !

  6. stef avril 13, 2013 à 1:02 #

    Les reponses apportees a cet article sont la demonstration meme de son bon fondement : le dogme et l’entredechirement a la place du pragmatisme et du nationalisme.
    La caricature du village gaulois …

    Je lis ce blog depuis ses debuts. Je ne suis parfois pas d’accord. Parfois pas super interesse. Pour l’ensemble je le trouve excellent. Je n’y ai lu aucune concession a la republique, et je suis pourtant sensible a la minablerie de cet etat et de son esprit dominant.

    Je ne connais pas le nom des personnes incriminees, et je m’en tape un peu. Il aurait pour autant mieux valu ne pas en parler pour que les lecteurs les plus susceptibles voient le fond de l’article au lieu de se laisser -encore- bouffer par le dogme : le seul fait que les « partis politiques » « bretons » se dechirent la tronche parce que machin est a droite et bidule a gauche prouve qu’ils sont mentalement colonises et incapables de penser autrement qu’en francaouis.

  7. Ar Vran avril 13, 2013 à 2:26 #

    On se calme. Les noms d’oiseaux ne servent à rien…
    Et si l’intérêt de KAD n’était d’être le pendant français qui est le Conseil d’Etat;
    c’est une structure qui se situe hors partis, c’est à dire que ce n’est pas son rôle de dire de quel côté on doit se situer politiquement parlant ou de faire des alliances ponctuelles avec tel ou tel parti pour gagner une élection. Il faut pour cela comprendre que son action se situe dans un « autre espace temps » que celui des partis politiques « traditionnels » de l’Emsav, à savoir celui qui est forcément long de la renaissance de l’Etat breton;
    que certains de ces fondateurs aient été condamnés par le passé, peut importe du moment que cela n’est aucune interférence avec les objectifs de KAD. ou alors comme l’a dit un grand nom « que le premier qui n’a jamais fauté, lance la première pierre… »

    Quant à ce projet de constitution, pourquoi pas; ce projet s’est révélé ne pas correspondre à ce que l’on pouvait souhaiter pour la Bretagne. Tres bien dans ce cas, il faut le modifier. son seul intérêt a été de faire avancer la « cause » car jamais personne avant cela n’a osé à en écrire une; Donc il faut continuer et pourquoi pas se poser la question de l’urgence qu’il y aurait à écrire une constitution à la bretagne alors que ce pays et ses habitants n’ont toujours pas été intellectuellement libérés du poids de la France jacobine….

    Pour cela, c’est à KAD, une structure qui doit rester hors des partis ou de tout organisme public qui eux restent soumis à la France, d’indiquer la voie à suivre…
    Cette dernière est encore encombré par plein de ronces, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas…

    • Lop avril 20, 2013 à 12:17 #

      KAD est au mieux un parlement du mouvement breton, plus exactement de certains individus de partis ou groupes du mouvement breton, tous ou presque excommuniés par leur chapelle d’origine, cf UDB, Emgann et autres.

      Cette histoire de projet de constitution etc. est ridicule. Là n’est pas la question, pour l’essentielle raison que c’est une assemblée constituante, élue au suffrage universel, qui déterminerait un texte fondamental et non 10 personnes réunies autour d’un café.

      Donc, au mieux, KAD était une organisation transcourants qui pouvait tenter de coordonner des actions entre divers groupes, mais cela est clos avant d’avoir été ouvert en raison du désaveu de nombre d’organisations participantes.

      La gauche régionaliste tente actuellement – en vain – de se rassembler (UDB, Parti Breton, Breizhistance, Mouvement Bretagne et Progrès). Foirade prévisible car l’UDB ira à la gamelle aux prochaines élections, comme Troadec.

      En somme, cette histoire de refus des clivages politiques – qu’on ne retrouve nulle part en Europe (il y a des Flamands séparatistes de gauche, du centre et de droite par exemple) – est débilitante.

      • Pigwik avril 20, 2013 à 11:34 #

        KAD n’est pas un parlement… lire les statuts… seule UNE membre de l’UDB « excommuniée » et aucun autre membre des autres tendances représentées, « exclu de sa chapelle »… quel est ce fantasme ? Les 3/4 des membres de KAD ne sont même pas dans un parti politique…….. c’est même un initiative trans-courants complètement libre je trouve.

    • Henri le Second avril 28, 2013 à 6:06 #

      « En octobre 2012, l’UDB – principal parti nationaliste breton de gauche »

      L’UDB n’est pas nationaliste, est même opposé au nationalisme !

  8. des COGNETS du CARTIER Kristian avril 27, 2013 à 1:15 #

    Le premier devoir d’un journaliste, digne de ce nom, est de vérifier ses informations avant de les diffuser. je le sais, moi dont le grand oncle a sauvé OUEST ECLAIR de la déconfiture, et qui suis apparenté aux HUTIN DESGREES du LOU (OUEST FRANCE). Pour info, l’UDB, dont je connais TRES bien la porte-parole, Mona BRAZ-KALHAREG, j’étais à son mariage, se dit, elle-même, « un parti français régionaliste« , et non un Parti BRETON, NATIONALISTE, et vous le posez comme soi-disant premier parti Nationaliste BRETON. Parti français, régionaliste et NON NATIONALISTE, il est normal qu’il aie exclu ses membres adhérents à KAD, ceux-ci ont vite fait leur choix et sont restés CHEZ NOUS : l’AVENIR DE BREIZH et des BRETONS !!!

  9. Yann Le Bleiz mai 4, 2013 à 9:53 #

    Pas très correct votre article!

    En gros, tout le monde à tord, sauf vous!

    L’idée de KAD est intéressante (favoriser le débat entre bretons)!
    Et certainement mieux que les différents rassemblements « d’union », ou l’UDB-PS déboulle en affirmant de tous le monde doit être d’accord avec elle, sinon elle quitte la scène… Comme vision de la « démocratie », il y a mieux!

    Oui, KAD est une bonne idée, et tous les autres partis politiques bretons ont leur raison d’être!

    C’est ce foutre des gens de les critiquer, quand on sait que les partis français sont totalement désorganisés et ne tiennent que par l’agent public déversé (et encore)!

    • Louis-Benoît GREFFE mai 4, 2013 à 11:01 #

      L’idée est intéressante et l’intention louable, on ne dit pas autre chose. Les conditions de mise en œuvre et les principes fondateurs sont eux moins bons, les personnes qui se sont arrogées la direction ont aussi des choses à se reprocher et c’est dommage pour la Bretagne.
      Enfin, je ne suis pas un partisan du nivellement par le bas : les partis français, italiens etc. ne sont pas un exemple.

  10. Tad coz novembre 27, 2013 à 11:55 #

    Tout cela est bel et bon mais quand nous serons entre bretons qui tiendra le manche ! l’institut de locarn ou le groupe des trente ou les deux ??? et on mettra tous des bonnets rouges (Le Balp doit se retourner dans sa tombe!!)

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