Archive | novembre, 2013

Municipales à Nantes : Laurence Garnier (UMP) inaugure sa permanence et attend Fillon

29 Nov

laurence-garnier-NSLa presse locale restant assez discrète à ce sujet, nous informons nos lecteurs que la candidate officiellement investie par l’UMP – suite cependant à un processus assez douteux dont nous avons déjà parlé – a inauguré sa permanence électorale au n°2 allée Duquesne, sur le cours des 50 otages (du côté de la fontaine et de l’hôtel la Pérouse). Elle attend aussi la venue de l’ancien premier ministre François Fillon, qui tiendra meeting le 3 décembre à la salle festive Nantes-Erdre (251 route de Saint-Joseph, près du périph’ et de la Beaujoire), ce dont nous aurons matière à reparler.

 

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L’Ille-et-Vilaine dans le top 5 des fédés FN qui recrutent

28 Nov

mamm-gozhLe Front National a publié – à usage interne uniquement – un classement des fédérations qui recrutent le plus d’adhérents sur l’ensemble du territoire français ; celui-ci a fuité. Si la plupart des départements bretons restent globalement en-dehors du top 10 des fédérations qui recrutent le plus en ce moment, on trouve cependant l’Ille-et-Vilaine à la 5e place. Le FN, qui y prépare au moins trois listes (Rennes, Saint-Malo, Fougères), recrute beaucoup dans la grande agglomération rennaise, sur le terroir économiquement fragilisé de Fougères et les communes limitrophes avec la Mayenne et la France. Il est tout de même utile de rappeler que le FN est un parti maintenant très jacobin, centraliste, ultra-républicain et qui ne prend pas du tout en compte les intérêts des Bretons.

Une liste proche du Printemps Français aux municipales de Nantes ?

23 Nov
Le Printemps Français, en schéma

Le Printemps Français, en schéma

Ira, n’ira pas ? La possibilité d’une liste indépendante, mais proche du Printemps Français aux municipales de Nantes s’estompe peu à peu. Son lancement devait être annoncé à l’occasion de la conférence de Béatrice Bourges le 15 novembre. Il n’en a rien été. A la vérité, les inspirateurs de cette liste se tâtent encore.

Car il y a plus dur que de réunir les noms nécessaires et constituer une réserve en cas de désistement. Il faut surtout prospecter ailleurs que dans le « triangle d’or », qui sera déjà largement mis à contribution par les listes de droite déjà déclarées, à savoir celle de Laurence Garnier, celle de Montchamp/Hunault et celle de Sophie Van Goethem, si elle maintient sa candidature.

Plus de 120 personnes à la commémoration des noyades de Nantes

19 Nov
Sur le pont Anne de Bretagne

Sur le pont Anne de Bretagne. Photo Gilbert Engelhardt

Entre les deux messes, le lancer de gerbe sur le pont Anne de Bretagne et la conférence, plus de 120 personnes ont assisté dimanche à la commémoration des noyades de Nantes, organisée par le Souvenir Chouan de Bretagne. Les différentes étapes de la journée ont attiré divers publics, ce qui fait qu’il n’y a jamais eu tout le monde en même temps ; la météo, glaciale, a participé aussi à éclaircir les rangs sur le pont au centre de la capitale bretonne. Une quinzaine de royalistes et de jeunes de l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire étaient aussi sur les lieux, afin de garder la mémoire des crimes révolutionnaires commis sous la houlette du sinistre Jean-Baptiste Carrier.

Dédicace à la librairie la Plume de Blain vendredi 15

14 Nov

affiche soirée bd 2013Guillaume Carreau et Olivier Thomas dédicaceront à la librairie blinoise la Plume (place de l’Eglise) leurs bandes dessinées, respectivement « Les déserteurs héroïques » et « Dos à la mer »; les deux auteurs sont bretons de naissance. La séance de dédicace aura lieu vendredi 15 novembre de 17h30 à 18h30 ; la soirée se prolongera ensuite à la toute proche médiathèque du Puits au Chat.

Commémoration dimanche des noyades révolutionnaires à Nantes

14 Nov

0464Nous avons reçu et passons un communiqué du Souvenir Chouan de Bretagne (SCB) qui organise dimanche 17 novembre à Nantes la commémoration annuelle et solennelle des crimes perpétrés par le représentant en mission révolutionnaire Jean-Baptiste Carrier contre les nantais en général et les catholiques en particulier. En 1793 et 1794, fusillades, exécutions hâtives, puis noyades lorsque les balles finissent par manquer au pouvoir criminel se succèdent à Nantes. Les carrières de Miséry et la Loire deviennent le Golgotha de la capitale bretonne. Il est nécessaire aujourd’hui – alors que certains bateleurs politiques appellent à une République à outrance – de garder la mémoire des crimes originels de celle-ci et d’empêcher qu’ils se reproduisent.

« Il est bien de dénoncer les crimes commis contre les Chrétiens de Syrie, d’Egypte, du Viêt-Nam, de Chine, etc… Mais quel système politique a donné l’exemple ?

Baptisé le lendemain de sa naissance dans sa ville de Yolet (proche d’Aurillac) Jean-Baptiste Carrier va inaugurer dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 1793 un mode d’extermination moderne: Les Noyades. Il n’en est pas l’inventeur car des expériences ont déjà eu lieu aux Ponts de Cé dans le Maine et Loire. Les premières victimes, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 1793, sont des prêtres dont l’âge va de 29 à 81 ans.

D’autres Noyades vont suivre et  se poursuivre après le départ de Carrier en février 1794. Elles toucheront des personnes différentes, hommes, femmes, enfants et s’accélèreront après la débâcle de Savenay (23 décembre 1793).

Jamais un procédé aussi ignoble n’avait été inventé pour se « débarrasser » en masse d’opposants ET MAJORITAIREMENT NON COMBATTANTS. On parle des Noyades comme d’un crime réel mais de façon intemporelle. A-t-on imaginé l’angoisse et la souffrance de ceux qui en ont été les victimes ? L’obscurité, l’eau qui monte dans les embarcations, la révolte, l’angoisse, l’eau qui envahit les bouches, les corps, les poumons ? La mort enfin avec toute ses souffrances ? Et l’ultime question : Mais qu’est-ce que j’ai fait pour être ainsi traité ? »

 

Programme le 17 novembre :

–   9 H 30 messe traditionnelle [rite tridentin] en l’église Saint Clément de Nantes,

– 11 H 30, messe ordinaire en l’église Sainte Croix.

– 12 H 30 Eglise Sainte Croix, exposé devant la chaire de laquelle Carrier annonça la première noyade.

– Vers 13H 15 Lancer de gerbe en Loire depuis le pont Anne de Bretagne.

– Déjeuner au restaurant « La Taverne du Château » (entre le château et la gare): 24 € ; 20 ans et moins: 15€

– 15 H 30 Conférence (à la salle Ste Cécile du presbytère St Clément) par le Professeur Thierry Piel de l’Université de Nantes.

Pour la seule conférence, participation de 2€, frais du conférencier et indemnisation de la paroisse pour la salle chauffée.

Cidre de l’amitié offert par le SCB en fin de conférence.

Ensuite, pour ceux qui en auront le temps, visite du site de l’ancien Entrepôt des Cafés, le mont des Martyres nantais.

Pour réserver et participer : répondre au formulaire de contact sur le blog du SCB

1914-18 : faute de vétérans, commémorons l’esprit de combat

11 Nov
Vitrail de guerre : les poilus dans une tranchée

Vitrail de guerre : les poilus dans une tranchée

Edito. L’on parle beaucoup d’Histoire et de commémoration en ce jour anniversaire d’armistice, mais à quoi bon s’il n’est plus de vétérans, et que le pouvoir n’use des célébrations que comme d’un triste masque des réalités économiques ? A l’heure où 75% des français s’estiment non concernés par le 11 novembre et que l’Elysée tweete que le 4 août 2014 « François Hollande va célébrer l’entrée en guerre aux côtés du président de l’Allemagne », laissant présager d’un méga-chahut avec gaz moutarde et obus à volonté, que commémorer et à quoi bon ?

Faute de vétérans, l’on peut retenir l’esprit et les faits historiques. Une guerre terrible, inutilement rallongée par la sénilité des généraux qui le précédèrent. Une guerre qui plaça la République dans l’impasse : la dictature ou la défaite, pendant que Caillaux et Malvy, deux ministres du gouvernement d’alors, trafiquaient ouvertement avec l’ennemi. Ils ont été jugés pour ça en 1917 par la Haute-Cour, ce qui ne les pas empêché de rebondir après guerre et continuer, en bradant les acquis de Versailles et de Locarno, à servir plus l’intérêt de l’Allemagne que ceux du pays qui les a propulsés au pouvoir. Une guerre qui mit en exergue des personnalités contradictoires. Clemenceau. Père la Victoire certes, qui mit fin aux trahisons internes en 1917 mais refusa aussi la paix séparée de l’Autriche-Hongrie, qui aurait acculé l’Allemagne à rendre les armes, un an plus tôt. Pétain. Sauveur du front, mais qui se laissa déborder en maints endroits par Gamelin et autres Nivelle, généraux inadaptés, salonnards et inconscients.

Du fait de ces généraux qui n’étaient pas à leur place au commandement, comme en 1870 et plus tard en 1940, la France recula. Et quand elle fut enterrée dans ses tranchées, entre quatre murs de boue et de pluie, elle fut décimée. Les peuples minoritaires que la République n’a jamais su souffrir furent mis en avant, transformés en chair à canon. La Lozère – vieilles terres rebelles que sont les Cévennes – ne s’en est jamais relevée. La Corse est restée meurtrie. La Bretagne, sanguinolente, a gardé la blessure dans sa mémoire blessée.

La commémoration aujourd’hui encore place la République devant ses contradictions historiques et montre au peuple – un peuple dont la révolte est rouge sang de Bretagne – son passé sanglant ; les crimes dont la République jacobine s’est faite coupable ou complice, et qu’elle refuse de reconnaître. Ainsi, ce rapport très prudent, qui refuse toute réhabilitation publique des fusillés pour l’exemple. Même de ceux qui, trop rapidement convaincus d’insoumission ou pris au hasard, sont vraiment morts pour rien. Pour la sénilité des généraux, pour la gloriole des sous-off’’, les successeurs de ceux qui « couraient dès qu’ils entendaient gronder au loin le canon des pruscos », écrivait Jules Onnée en décrivant les faits d’armes de la Légion Bretonne, un corps de francs-tireurs qui jamais n’a refusé le combat contre les prussiens, et les a toujours chassés.

Aujourd’hui encore, la République refuse de reconnaître ce que la parole des Poilus a rendu public ; aujourd’hui encore, elle refuse d’accorder à la mémoire nationale que des Bretons et des Corses, majoritairement paysans donc embrigadés dans l’infanterie, furent systématiquement mis en première ligne parce que eux tenaient, quelle que soit l’intensité du bombardement qui chutait sur eux. Aujourd’hui encore elle refuse de réhabiliter ceux d’entre nos ancêtres qui sont morts pour rien, dont l’honneur a été sali en pure perte. Comme ces Bretons qui ne comprenaient pas un traitre mot de français, ou ce Corse à demi-fou tués pour l’exemple, au bon vouloir de leurs officiers. Comme ces tirailleurs tunisiens décimés pour le même futile caprice.

Alors que commémorer ? Le sacrifice de nos aînés, certes. Mais les alignements de noms écrits en petits caractères dans sur les monuments aux morts religieux – toute la hauteur du transept de Guéméné-Penfao – ou civils traduit la mesure de la contribution bretonne. Plus important. La guerre de 1914-18 illustre encore une fois le très ancien proverbe déjà employé pendant la Guerre de Cent Ans, alors même que la Bretagne était encore libre, mais que bien des Bretons étaient engagés aux côtés du Roi de France pour bouter hors les anglais du continent. Formigny 1451. Victoire bretonne qui libéra la France des Anglais.

« Le sang des hermines teinte les bannières de lys ».

A chaque fois qu’un Français défaille, qu’il se laisse couler, depuis plus de six siècles, bien avant même, un Breton se lève pour prendre sa place et faire son devoir. A force, cela fait un héritage terrible de bravoure, de douleur et de morts ; les Bretons ont ainsi tissé de génération en génération les plus belles pages de l’Histoire de France. Maintenant que le ras-le-bol attise le combat pour l’indépendance, que les moyens de la France ne sont plus que fantomatiques, que le rayonnement français – le dernier argument vraiment susceptible de retenir la Bretagne – a vraiment décliné, c’est notre Histoire qui place devant nous ce legs encombrant, qui nous oblige aujourd’hui encore à nous battre là où les Français seraient tentés de se laisser tuer.

Que commémorer, donc ? L’esprit de combat. Celui qui a porté nos aînés. Qui les a fait survivre dans l’enfer de boue, celui qui les a poussés à l’assaut des crêtes désolées et labourées d’obus d’Artois en Champagne. L’esprit de combat. Celui a poussé la génération suivante à résister, à former l’armature de la France libre, à faire la guerre à l’occupant par tous les moyens. Celui qui a poussé les paysans bretons à entrer en lutte et arracher les routes gratuites, l’université de Brest et la mise en eau profonde du port de Roscoff. Tout cela, ils l’ont obtenu, mais ils l’ont surtout construit de leurs deniers et de leurs mains.

Aujourd’hui, c’est à nouveau l’heure du combat pour les Bretons. Contre le déclin, pour l’avenir et l’emploi. En finir avec le pandémonium du monde politique français. Avec les guillotines de l’écotaxe et les boîtes à flash qui mitraillent sur les routes et dépouillent la Bretagne. La guerre est à nouveau chez nous, mais elle requiert l’esprit de combat, le courage, la passion et l’acharnement tout à la fois. En avant pour la der des der… avant la libération. Elle n’a jamais été si proche.