Bientôt plus un seul radar en état de marche dans les Côtes d’Armor?

3 Déc
Photo Barbara Viollet - Quimper

Photo Barbara Viollet – Quimper

Visitez les Côtes d’Armor, sa population accueillante, ses paysages magnifiques, son granit rose, ses paimpolaises… et son absence de radars ? Bientôt, on pourra porter cela à la carte postale costarmoricaine. En effet, depuis le début de la fronde des Bonnets Rouges, les 27 radars fixes des Côtes d’Armor ont eu chaud. Une dizaine ont été incendiés, d’autres ont été barbouillés à la peinture. Sur la côte, le dernier radar en état de marche se trouve à Paimpol, route de Lézardrieux.

Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, les gendarmes ont interpellé deux hommes qui étaient en train de préparer un feu de joie aux dépens du radar. Depuis, il semble avoir été laissé en paix. Il n’en reste pas moins que comme les radars incendiés ne sont toujours pas remplacés par le gouvernement  – ce qui ne l’empêche pas de pleurer sur le manque à gagner (surtout) et le risque que les incendiaires feraient peser sur la sécurité de tous – la Bretagne se libère progressivement de l’emprise des radars fixes routiers. Dans le Finistère voisin, la moitié des 18 radars fixes routiers est hors-service.

L’on verra à la fin de l’année sur les statistiques de la sécurité routière si les radars contribuent vraiment à la diminution des morts sur les routes – comme le prétend le discours de l’Etat français – ou si c’est surtout le changement durable des comportements qui fait baisser la mortalité. Ce qui voudrait dire qu’à part rapporter du cash pour l’Etat, les radars ont une utilité publique très limitée.

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Une Réponse to “Bientôt plus un seul radar en état de marche dans les Côtes d’Armor?”

  1. Stefan décembre 3, 2013 à 1:07 #

    Clairement, étant usager de le la RN165 (un petit 15 000 km par an), je vois assez clairement la situation de ces radars, et leur absence totale d’effet sur la sécurité, voire leur dangerosité.

    Ceux qui roulent calmement n’ont que faire de ces radars, mais peuvent quand même se faire chopper par des radars fixes ou non (par exemple, moi : 112 puis 114 retenu) parce je rêvasse, des fois, au volant.

    Ceux qui roulent systématiquement ou passagèrement mais sciamment trop vite, ils connaissent (bien sûr) les emplacements des fixes (qui, du coup, ne piègent que du touriste) et même les emplacements potentiels des autres radars. Entre Vannes et Pontchateau, deux points potentiels seulement à la Trinité Surzur, après le deuxième pont, et à Missillac, deux kilomètres après la sortie Sainte Reine de Bretagne.

    Avis donc aux amateurs de vitesse : roulez comme vous voulez !
    Mais n’oubliez pas qu’avec les multiples taxes de l’ordre du hold-up d’état sur les produits pétroliers, les prunes via radars sont une toute petite cerise sur un énorme gâteau …

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