Archive | Culture RSS feed for this section

Le céramiste breton Corentin Le Pape expose en baie d’Audierne cet été

24 Juin

  Bernard Le Floc'h et Corentin Le Pape commentent l'exposition à André Paubert maire adjoint de Pont-L'Abbé, jean Paul Stanzel président de la CCPBS, Jacqueline Lazard maire de Penmarc'h

Bernard Le Floc’h et Corentin Le Pape commentent l’exposition à André Paubert maire adjoint de Pont-L’Abbé, jean Paul Stanzel président de la CCPBS, Jacqueline Lazard maire de Penmarc’h

Vendredi a été officiellement inaugurée l’exposition estivale de la maison de la baie d’Audierne en Tréguennec. Propriété du conservatoire du littoral, sa gestion est entrée dans la compétence de la communauté des communes du pays bigouden sud (CCPBS). Après plusieurs années de somnolence la maison de la baie propose des expositions thématiques, une salle vidéo, un espace lecture, et des visites guidées de l’espace protégé. « Nous voulons attirer les visiteurs dans ce territoire magnifique, abri d’espèces naturelles protégées et rares. Mais nous sommes ici situés un peu loin de tout. Aussi, en complément des activités biologiques et scientifiques, la communauté de communes du pays bigouden sud a retenu ce lieu pour une exposition particulièrement insolite. » annonçait dans son allocution Jean Paul Stanzel, président de la communauté de communes du pays bigouden sud.

Bernard Le Floc’h, conseiller communautaire et commissaire de l’exposition emmenait les officiels dans le musée imaginaire de Corentin Le Pape: « L’appartement de Corentin est un véritable cabinet de curiosités qu’il a conçu et façonné de ses mains, en quelque sorte le reflet de son musée imaginaire. Corentin est un humaniste, il croit à l’universalité et à l’interpénétration des cultures. Pour ce lieu et la première exposition de Corentin nous avons retenu essentiellement des pièces en rapport avec l’histoire locale comme les monnaies gauloises au cheval et autre bestiaire cher aux Osismes et Coriosopites, similaires à celles découvertes autour de Tronoën. Autre sujet d’inspiration, le célèbre chaudron de Gundestrup répliqué en contreplaqué et faïence ou encore les céramiques inspirées du livre de Kells, véritable joyaux de l’art celtique. Mais pour Corentin qui comme indépendant a travaillé 30 ans avec l’établissement HB Henriot, tout cela c’est pour son berr amzer comme on dit chez nous. Une leçon de modestie avec comme récompense la longévité car dans quelques jours Corentin aura 99 ans ! Le cap sur les 100 ans complètera cette symphonie encore inachevée ».

 Une visite bilingue en français et en breton permettait de découvrir des céramiques inspirées non seulement des légendes bretonnes comme les Vierges de Sein et d’Ouessant, le roi Gradlon et Saint Gwenole, Santik du, mais aussi de l’imagerie populaire associés aux inévitables motifs bigoudens.

Y aller : entrée libre tous les après- midi jusqu’au 20 août

Publicités

La langue assassinée, documentaire en préparation sur le déclin de la transmission familiale du Breton

15 Mai

sans-titreElle s’appelle Alyson Cléret, elle a 24 ans, elle est originaire de Melrand, dans la campagne morbihannaise entre Pontivy et Baud, et fait des études de réalisation cinématographique à Paris. Après avoir déjà réalisé un court-métrage  inspiré par le poème Va’chêriadenn d’Anjela Duval, elle se lance dans la réalisation d’un moyen-métrage sur la transmission du Breton dans le cercle familial. Il se nommera La langue assassinée.

A travers sa propre histoire familiale, elle pose la question de la diversité des rapports avec le Breton. Quel rapport ces Bretons d’âges et de générations divers entretiennent-ils avec elle et leur culture, leur histoire, leur quotidien ? Le fil conducteur du projet, marquée par des travellings et une voix off, fera office de liaison entre eux. Sur trois générations, Alyson dresse l’histoire du déclin de la transmission du Breton, fil conducteur non seulement d’un territoire mais aussi d’une culture et d’une identité spécifiques. Grands-parents brittophones, mais qui n’ont pas transmis le Breton à leurs enfants, parents qui ne le parlent plus et qui s’y sont parfois remis sur le tard, enfants de la génération de la Découverte ou de l’ignorance  à l’heure du choix. Devant l’obligation d’aborder un sujet qui ne l’a pas beaucoup été à cause de la mauvaise conscience des familles et de la République.

Un déclin qui n’est pas anodin, mais traduit le succès d’une certaine politique de la République envers le Breton et les Bretons, une revanche sur l’humiliation infligée à la République par le peuple Breton en armes – de la chouannerie aux très actuels conflits de Plogoff ou de Notre-Dame des Landes, en passant par l’attachement à l’identité culturelle, à la religion ou au vote « réactionnaire », puisque encore au XIXe et jusqu’à la moitié du XXe bien des campagnes de Bretagne votaient blanc – royaliste, surtout pour ne pas donner blanc-seing à la République, héritière des colonnes infernales et des panneaux « Interdit de parler Breton et de cracher par terre ».

02 AnastasieEmile Combes, petit père de la laïcité disait que « Les Bretons ne seront républicains que lorsqu’ils parleront le français. L’église les maintient dans la « sujétion» grâce au breton, inadéquat pour exprimer les idées nouvelles (…) dont la langue française est l’admirable messagère. ». Les Bretons, qui ont défendu avec succès leur école « libre », déliée au moins en partie du poids de l’Etat, parlent maintenant le français, mais sont-ils soumis à la République pour autant ? L’exemple de la Loire-Atlantique, département de combat où le peuple a, contre ses élus et le pouvoir de Paris, enterré durant ces quatre dernières décennies deux projets de centrales nucléaires  et un projet d’aéroport, tend à démontrer le contraire. Même sans le fil conducteur de la langue, l’inconscient collectif des cinq départements porte bien moins à la résignation qu’ailleurs.

Pour Alyson, c’est urgent de s’impliquer pour le Breton. Il y avait en 2007 207.000 locuteurs de Breton, dont 5.000 ont moins de 18 ans, la relève n’est pas assurée. Elle est néo-brittophone, « j’ai repris les cours à Paris, j’ai de la chance, mon université propose des cours de Breton ». Son père s’y est remis sur le tard, il y a deux ans et demi. S’impliquer, pour la jeune fille, c’est aussi se battre pour la réunification : « historiquement, c’est de la pure logique, politiquement la Bretagne sera plus forte, économiquement c’est un avantage évident ». Elle tournera une partie de son documentaire à Melrand où est son berceau familial, et à Nantes, « ville exclue de la Bretagne alors qu’elle en a été la capitale, ville où toute une politique menée par la France se concrétise ».

Pour financer le tournage de son film – déplacements, montage etc. – elle a fait un appel aux internautes, ce que l’on appelle aussi du crowdfunding. Pourquoi passer par Internet ? « Pour toucher un maximum de personnes, voir les réactions, les attentes des gens ». « J’espère avoir d’autres témoignages, l’histoire de ma famille, c’est aussi celle de milliers de Bretons ». La jeune fille espère réunir 1.500 €, le « strict nécessaire pour faire le film » ; elle en a déjà collecté 475, soit un tiers de la somme. Pour la diffusion, elle compte sur les festivals pour se faire connaître. Son premier court-métrage achevé fin 2012 est déjà passé au festival des films Court en Betton la semaine dernière, ainsi qu’au festival des très courts à Saint-Pol de Léon et devrait être projeté lors d’un festival à Paris le 24 mai.

Alyson revendique au quotidien un rapport engagé pour la Bretagne : « je suis Bretonne à Paris, au quotidien, j’essaie de remettre les choses en place, me battre contre les clichés, expliquer par exemple que le Breton, c’est une langue, pas un patois, qu’il y a une Histoire, une identité derrière ». Pourquoi ? « La Bretagne, ça a tellement été bafoué que j’ai envie que la Bretagne retrouve sa fierté, que les Bretons n’aient plus honte de leur histoire ». Depuis les dernières décennies, la Bretagne connaît un renouveau culturel et économique important, « une lancée qui doit être continuée : il y a beaucoup de gens qui se bougent, qui proposent des pactes [BreizhImpacte], des initiatives économiques importantes, mais les gens du commun ne se bougent pas assez ». C’est pourquoi espère que son film pourra libérer leur conscience de la Bretagne, porter les Bretons du quotidien – éloignés de l’engagement politique – de l’ignorance à une découverte salutaire pour eux-mêmes et la Bretagne.

Contribuer à la collecte pour la réalisation du film

Les Sonerien An Aod fêtent leurs 40 ans en musique à Pont l’Abbé le 11 mai

8 Mai

sonerien AODC’est en 1973 que Bernard LE FLOC’H crée les SONERIEN AN AOD dans la dynamique du revival celtique mené alors par le jeune Alan Stivell. Vêtus de leur costume de marins rouge, les Sonerien ne passent pas inaperçus, ils ont défilé 35 fois à la fête des brodeuses à Pont-l’Abbé avec tout particulièrement des affinités avec la Grande saint Loup de Guingamp, les fêtes d’Arvor de mi-août à Vannes, le mondial folk de Plozévet, le festival Voile et Folklore de Tréboul.. . Tous les jeunes ont été formés au sein du groupe. « A l’époque il n’y avait pas les formateurs salariés,la BAS n’était pas structurée comme aujourd’hui, le bénévolat était roi ! »tient à souligner Bernard Le Floc’h.

Les SONERIEN AN AOD ont débuté les concours de Bodadeg ar Sonerion en 3èmecatégorie pour accéder à la seconde catégorie en 1982 lors du festival interceltique de Lorient sous la direction musicale de Denis Daniel de Plomeur. «C’était vraiment une autre époque, tout était différent, il suffisait d’avoir 16 sonneurs, on jouait 5 à 7 minutes à l’unisson sans faire le développement musical qui fait la richessedu travail des bagadou d’aujourd’hui»se souvient Jean-Michel Loussouarn, alors en charge des bombardes. Après la scission qui a mené au bagad CAP CAVAL,les SONERIEN AN AOD se mue en PIPE BAND. Ils maintiennent le costume d’origine mais se spécialisent dans un répertoire totalement écossais. Les festivals et les concours se succèdent et le groupe atteint son apogée dans les années 2000 à Alden Bizen en Belgique en grade 4 puis au country fair de Chatsworth en grade 3 . Son jeune et nombreux effectif séduit, sa rigueur lui vaut l’admiration des organisateurs de festivals mais parfois aussi un regard distancié des sonneurs des bagadou alors en pleine expansion. Mais qu’importent les « on dit », les Sonerien n’en ont cure. Ils sont invités à l’hôtel Matignon pour la fête de la musique, ils produisent un disque avec Julien Goualo, réalisent une création de suite de la Renaissance avec le quintette de trompettes de Paris…paradent dans les plus grands festivals de l’hexagone… Ils se sont déplacés en concert à Rome sous les pontificats de Paul VI et Jean-Paul II …

Bernard Le Floc’h que rien n’arrête affrète le RARA AVIS et les Sonerien an Aod mettent le cap sur Dunoon, au Cowall game, pour le plus grand rassemblement de pipe bands au monde. Cette aventure sera une réussite humaine mais laissera une certaine déception musicale. Quelques sonneurs quittent le navire et il faut relancer la formation de jeunes. On les reverra aux concours des pipe bands de Lorient, de Locoal Mendon et de Menez Meur souvent lauréats en catégorie B .

Les Sonerien an Aod ont formé toute une génération de sonneurs aujourd’hui dispersés dans les plus grands bagadou (Kemper, Brieg, Auray, Penhars…) L’école de formation sera relancée après l’été 2013 sous la direction de Georges ASSAF. D’origine tchéco-libanaise, sa famille est arrivée en France lorsqu’il avait 3 ans. Il a fait son apprentissage au sein des Sonerien. Il intègre l’école Polytechnique, obtient la nationalité française et saisit l’opportunité de fréquenter d’autres pipe bands en Grande Bretagne et en Belgique. Il s’est mis à la composition ces dernières années et est aussi assidu que possible aux répétitions de l’excellent pipe band d’Anvers qui évolue en grade 2. La batterie est aujourd’hui sous la direction de Gwénaël Le Rhun qui va de succès en succès lors de ses concours de soliste. Le prochain événement sera consacré à la présentation des suites composées par l’actuel pipe major.

Lorsque Bernard Le Floc’h, le président fondateur décide de passer la main, c’est un séisme qui laisse les sonneurs quelque peu désemparés. Le public les voit de moins en moins surtout à cause de leur dispersion pour raisons professionnelles. La présidence est reprise par Tugdual Le Rhun, installé à la grosse caisse depuis une quinzaine d’années et Georges Assaf, formé au sein du groupe, devient Pipe-Major. Pendant 2 années c’est un service minimum qui s’installe. Les sonneurs pas très nombreux mais très soudés travaillent dans l’ombre à repenser les suites et à définir un nouveau cap. Le nouveau président a dû adapter les répétitions à la situation, « le dernier week end de travail s’est déroulé en mars à Verneuil sur Seine en région parisienne et Skype est arrivé à point pour travailler à 2 ou 3 à des centaines de km de distance. » précise t’il. « Certes on entend moins les Sonerien An Aod àPont L’abbé mais nous travaillons beaucoup » martèle Tugdual le président.« Nous organisons régulièrement des week end à TI SKOL et espérons relancer la formation pour la rentrée ; nous souhaitons voir de nombreux jeunes venir nous écouter à notre concert anniversaire. De même si des sonneurs isolés veulent nous rejoindre se sera avec plaisir que nous les accueilleront »

Le samedi 11 mai prochain les SONERIEN AN AOD réapparaissent au grand jour lors d’un concert anniversaire des 40 ans dont les manifestations vont se dérouler sur 2 saisons. Ils ont invité Hervé LE FLOC’H, talentueux sonneur bigouden et responsable des cornemuses à Cap Caval, à venir ouvrir la soirée. Le pipe band proposera en seconde ses 12 nouvelles suites.

Le concert du samedi 11 mai se déroulera à 20 H 30 à la salle municipale de Pont L’abbé, rue Jules Ferry. Cette soirée sera l’occasion de parler des souvenirs de rencontrer d’autres anciens et d’envisager de nouvelles recrues.Les SONERIEN AN AOD sont en route pour une nouvelle aventure

Renseignements Tugdual LE RHUN : lerhuntug@yahoo.fr Tél : 0671647476

Ancenis : deux ans pour restaurer le Logis Renaissance

8 Mai

Enfin ! Depuis quelques semaines, la vénérable et historique carcasse du Logis Renaissance du château d’Ancenis, clef de la défense militaire de la Bretagne libre, résonne des cris et des outils des travailleurs de l’entreprise Lefèvre. Dans le département, cette entreprise reconnue de restauration du patrimoine a déjà travaillé sur la Cathédrale de Nantes, le château des Ducs de Bretagne, de nombreuses églises – dont celle de Vertou – et le château de Clisson. Donc, pour une fois depuis deux décennies, le château est dans de bonnes mains.

Façade du logis côté cour et pavillon François Ier

Façade du logis côté cour et pavillon François Ier

Le château d’Ancenis est aussi au cœur d’un imbroglio politico-judiciaire qui ne devrait trouver de solution judiciaire – que l’on n’espère plus définitive – cet automne. En effet, le maire UMP et le conseil général PS se sont donnés la main pour  construire à 5 mètres du logis Renaissance en train de se ruiner un bâtiment – pas encore fini – outrageusement cubique, et qui se marie très mal – rien d’étonnant à cela – avec les éléments historiques avec lesquels il voisine. Ce bâtiment a reçu toutes les autorisations administratives, mais le projet fini – comme sa version sur le papier d’ailleurs – oblige sérieusement à se demander à quoi sert la législation des Monuments Historiques  et s’il y a quelqu’un chargé de la faire respecter parmi les administrations théoriquement en charge du patrimoine culturel dans le département. L’on peut voir ici combien le bâtiment neuf jure avec le reste du site historique  – en plus d’avoir dégradé un site archéologique majeur – mais malgré cela la justice a autorisé la poursuite des travaux, menés il est vrai à marche forcée.

Un peu d’Histoire

Remparts XIVe-XVe en partie enterrés par les quais de Loire faits au XIXe

Remparts XIVe-XVe en partie enterrés par les quais de Loire faits au XIXe

Le château d’Ancenis a été fondé en 984 sur le site d’un probable sanctuaire paléochrétien – dont la plus grande partie des vestiges a justement été détruite lors des terrassements pour le bâtiment litigieux – et a toujours été un point clé de la défense militaire Bretonne, chargé de la protection des marges orientales du pays en cas d’invasion anglaise, angevine ou française. Tel qu’il est parvenu jusqu’à nous, le château conserve des vestiges d’une tour de guet et d’une enceinte médiévale (XVe) très bien conservée sur son côté est, en partie enterrée au sud et disparue à l’ouest et au nord ; il y a aussi une porte fortifiée du XVe unique en France (pont-levis couvert disposé en chicane, galerie voutée, coudée, avec herse) qui témoigne du degré de maîtrise et d’aboutissement de l’art militaire Breton médiéval, un logis dit Renaissance, construit au XVIe et composé d’un corps de logis flanqué à l’ouest d’un haut pavillon carré qui abrite notamment un escalier à vis et une très belle charpente d’époque ; une chapelle lui est ajoutée à l’est en 1603 (XVIIe) ; dans la deuxième moitié du XVIIe fut ajouté le pavillon dit de Marie Fouquet au-dessus de la porte d’entrée XVe.

En 1850, le château est acquis par les religieuses de Chavagnes-en-Paillers, qui y créent un pensionnat de jeunes filles ; elles ajoutent une sacristie carrée à l’est de la chapelle – elle figure déjà sur une lithogravure du pensionnat datée de 1860 –, une petite maisonnette basse dite des Rosiers, et une aile de communs dans le prolongement de la porte médiévale, puis, vers la fin du siècle, une chapelle de style néo-roman entre le logis Renaissance et la porte médiévale ; une passerelle est lancée entre ces deux parties, au-dessus du chevet courbe de la chapelle. Dans les années 1960-1970, elles construisent une école moderne – mais de style esthétique peu réussi – au nord-est du site, au-dessus des douves. En 1985, elles vendent le tout à la ville d’Ancenis. Celle-ci entreprend de rendre au château son aspect d’avant 1850 : la chapelle occidentale est rasée dans les années 1990, puis l’école des sœurs l’est avant 2008. L’entrée fortifiée du XVe et le pavillon Marie Fouquet ont été restaurés – mais sans que personne ne se soucie ni de rendre ces restaurations accessibles aux touristes, ni de lutter contre l’humidité qui défigure l’intérieur de ces bâtiments historiques. Enfin, annihilant ces beaux efforts, le bâtiment du Conseil général – qui accueillera environ 200 fonctionnaires de lundi au vendredi – est construit à la place de l’ancienne école des sœurs.

Plan des bâtiments du site. Support : vue aérienne du pensionnat avant 1985.

Plan des bâtiments du site. Support : vue aérienne du pensionnat avant 1985.

Le Logis Renaissance dans un état lamentable

Façade du logis Renaissance côté rue du Pont

Façade du logis Renaissance côté rue du Pont

Pendant près de trois décennies, le Logis Renaissance est resté à l’abandon – il a seulement été, peu de temps, un musée. Nous l’avions visité à la mi-janvier 2013, avant le début des travaux donc. C’est pourquoi nous allons en donner une description intérieure, à l’usage de ceux de nos lecteurs – sans doute une écrasante majorité – qui n’y ont jamais mis les pieds.

Si vous avez bien lu, le logis Renaissance est composé de trois parties : à l’ouest, du côté de la rue du Pont, un haut pavillon carré dit François Ier, qui abrite l’escalier à vis en pierre ; au milieu, un corps de logis. A l’est, une partie ajoutée en 1603 qui comprend en bas un escalier et un cagibi, et au second étage une chapelle privée. Enfin, complètement à l’est, une sacristie carrée a été ajoutée entre 1850 et 1860 par les sœurs de Chavagnes, mais elle ne fait pas partie du logis Renaissance, et on y accède par un escalier extérieur en pierre.

Vue de la chapelle - janvier 2013

Vue de la chapelle – janvier 2013

Le logis est subdivisé en trois niveaux : un rez-de-chaussée et un premier étage éclairés par de grandes fenêtres rectangulaires, et un grenier auquel donnent jour des lucarnes. Le rez-de-chaussée du pavillon est ici constitué du départ de l’escalier et d’une pièce qui passe derrière l’escalier et se trouve de 50 cm plus basse que le niveau du logis. Au rez-de-chaussée, les grandes pièces ont pour l’essentiel conservé des huisseries à petits bois typiques du XVIIIe  et des cheminées, dont deux au moins sont dans l’état d’origine. Deux des pièces les plus à l’ouest ont gardé un carrelage herminé qui n’est pas antérieur au XIXe. Dans une autre, le sol est à nu. Les plafonds sont soutenus par des étais en fer. Tout à l’est, un escalier en bois dans une cage en planches – ajout du XIXe – dessert le premier étage.

Cet escalier arrive au premier niveau, et de là repart et débouche (enfin, débouchait jusqu’à fin avril) près de l’arc d’entrée de la chapelle au second niveau ; sa voûte, en plâtre sur lattis de bois, a été fragilisée par l’humidité et l’abandon du bâtiment. Une importante infiltration d’humidité sur son flanc nord a verdi le mur ; juste à côté, une porte dont l’encadrement en tuffeau est très abîmé, donne sur une terrasse pleine de lierre et non sécurisée ; cette terrasse donne sur les anciennes douves au nord-est du château. A suivre, la sacristie carrée du  XIXe, à laquelle donne accès la porte à droite du retable, est en très mauvais état. Sa toiture à un pan, collée au mur pignon du XVIIe siècle, est en train de s’envoler au gré des tempêtes d’hiver. Par conséquent son plafond plâtré et sa charpente sont quasi pourris, son plancher est en train de s’effondrer.

Le premier étage au niveau de la poutre qui a cassé en 1999

Le premier étage au niveau de la poutre qui a cassé en 1999

Revenons au premier étage par l’escalier en bois : ses pièces ont été altérées par des travaux menés aux XIXe et au XXe siècle (boiseries, pose de placards muraux, remplacement des tomettes par des carreaux 5×5 sur lit de ciment, remplacement des cheminées et des fenêtres, plâtrage des murs…). Les poutres du plafond sont soutenues par des étais ; l’une d’elle, de grosse section, qui a carrément cassé suite à la tempête de 1999 (le bâtiment offre une très grande prise au vent) est depuis soutenue par un massif étai en bois, les deux sections de poutre étant reliées par des massives ferrures. Le niveau du pavillon est ici constitué de la suite de l’escalier à vis – en pierres de taille – et d’une pièce carrée (cheminée XIXe) dont le mur occidental a été altéré par une baie ogivale garnie d’un vitrail – dernier vestige de la chapelle ajoutée à la fin du XIXe par les sœurs de Chavagnes. La fenêtre du côté nord a conservé ses volets intérieurs d’origine.

C’est l’escalier à vis que nous empruntons pour accéder au second niveau et aux combles. Au débouché de l’escalier en pierre, un autre, en pierre puis en bois permet d’accéder aux combles. Si l’axe de l’escalier paraît d’origine et est solide, ce n’est pas le cas des marches dont trois ou quatre sont dans un état assez mauvais. Le plancher des combles est de loin en loin percé de trous ou ont fléchi, mais la toiture et la charpente sont dans l’ensemble en bon état. Quand on redescend au second étage, l’on voit dans l’escalier à vis en pierre plusieurs portes intéressantes – le pavillon en général est une sorte de musée de la menuiserie bretonne du XVIe au XVIIIe. Quoi qu’il en soit, à ce niveau, l’on trouve une porte cintrée qui épouse la courbure de l’escalier et donne sur un cagibi, et de là dans une poivrière, et une autre droite, à charnière, qui paraît aussi ancienne.

Subdivision du 2nd niveau opérée au XIXe par les soeurs

Subdivision du 2nd niveau opérée au XIXe par les soeurs

Les sœurs ont ménagé dans le second étage de grandes pièces carrées là où le toit offrait le plus de tirant d’air ; des couloirs passent d’un côté et de l’autre le long des lucarnes ; de petites cloisons minces séparent ces pièces. Plusieurs portes d’intercommunication sont anciennes (au moins du XVIIIe) et ont été reprises ailleurs dans le château. La lumière est distribuée dans les pièces centrales au moyen de châssis en grands carreaux et d’impostes placées du côté du couloir ; la première imposte du côté de l’escalier est formée d’un vitrail blanc pris à l’époque des travaux (après 1850) sur une fenêtre à meneaux du XVIe. Dans les lucarnes, ce sont des huisseries XIXe à grands carreaux qui ont été remontées, soit au XIXe, soit au XXe après les bombardements de 1943-44 ; seule la dernière lucarne du côté sud, près de la chapelle, a gardé sa fenêtre à petits bois du XVIIIe. Les murs sont plâtrés – par endroit l’humidité a gonflé le plâtre qui est tombé. Les plafonds sont aussi plâtrés, à peu près au milieu du logis il y a un fort fléchissement et un effondrement partiel du plafond et du plancher des combles. Le niveau du pavillon est constitué du débouché de l’escalier à vis en pierre, du départ de celui des combles et d’une pièce carrée où l’on observe dans le mur, à droite en entrant, les vestiges d’une ancienne cheminée aujourd’hui disparue.

L’aspect lamentable de l’ensemble est renforcé par l’état très dangereux de la sacristie – en voie d’effondrement – mais aussi de la plupart des plafonds et des planchers. Des sondages ont aussi été pratiqués alors tant pour les travaux à venir – le revêtement de certains murs était en partie retiré, il y avait des trous dans les planchers, les sols etc. Enfin, la décrépitude de toutes les façades – et des encadrements des ouvertures, ainsi que des linteaux en tuffeau – ajoutait à l’immense tristesse qui se dégageait du logis abandonné dans son état pitoyable.

Plusieurs millions d’€ de travaux ?

périmètre de la restauration

périmètre de la restauration

Bien que les marchés publics n’aient pas encore été votés par le conseil municipal, ni rendus publics par la Société d’Equipement de Loire-Atlantique (SELA) qui assure la maîtrise d’ouvrage, c’est une somme à plusieurs millions d’euros qui semble se dessiner pour la remise en état du château. Près de 4.2 millions d’€, d’après l’opposition municipale. Six millions, dit-on sur le chantier. Quoi qu’il en soit, au conseil municipal du 4 février 2013, l’on peut lire la délibération n° 004-2013 : « Monsieur le Directeur Régional des Affaires Culturelles propose d’inscrire au programme 2013 de restauration des MH classés les travaux de restauration générale (2e tranche sur 3) du logis Renaissance du château. La participation du Ministère se fera sous forme d’une subvention de 33 % […] de 1.200.000€ HT soit 336.000€. ». Les vingt-six conseillers municipaux présents ce soir adoptent la proposition et mandent le maire de demander des subventions au conseil régional et au département.

Etat du plafond de la sacristie (1850-60)

Etat du plafond de la sacristie (1850-60)

Par ailleurs, au conseil municipal du 10 octobre 2012, une ligne budgétaire de 300.000 € a été ouverte en sus pour le château – et reprise sur le budget alloué aux Ursulines. Au Conseil Municipal du 24 septembre 2012 on trouve parmi les décisions du maire une série d’attribution de missions d’évaluation et de contrôle pour le futur chantier du château : « n°499-12 [attribué à la société SICLI] diagnostics Logis Renaissance lots 1 à 5  pour un montant de 31 229,29€ TTC », correspondant à un avis de marché public publié le 12 avril 2012 et passé par la SELA pour le compte de la mairie ; « n°500-12 APAVE : Logis Renaissance, mission de contrôle technique pour la mission de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé des travailleurs [SPS] pour 28 904,93€ TTC » ; « n°502-12 SOCOTEC diagnostic amiante et plomb au logis Renaissance pour 2152,80€ TTC » et enfin « n°504-12 : société AUDATIS, mission de coordination [SPS] pour 1770,08€ TTC ». Ces derniers marchés ont aussi été passés de même, mais lancés bien plus tôt, fin octobre 2011. Le conseil municipal réuni le même jour accepte, par la délibération n°101-2012 une proposition de subvention de la DRAC pour la restauration d’un ensemble de plaques foyères classé en 2011 – qui ne figure pas sur l’inventaire en ligne de la Base Mérimée, assez mal tenu du reste pour ce qui concerne la Loire-Atlantique – à raison de « 30% sur 9280€ HT donc 2784€ ». L’ensemble des marchés publics liés aux travaux devraient être votés en Conseil prochainement.

Des travaux lourds sur près de deux ans

Au vu de l’état du logis, ce sont des travaux très lourds qui sont prévus, sur une durée de deux ans, jusque mi-2015. BreizhJournal a visité le chantier.

Découvrir les travaux à venir au Logis Renaissance d’Ancenis.

La sacristie va être abattue.

La sacristie va être abattue.

A l’extérieur du logis, des fouilles sont conduites en ce moment même. Elles ont mis au jour, d’après Maël et Sophie, les deux archéologues présents sur les lieux, « le niveau rocheux, dégagé par d’importants terrassements lors de la construction du logis », ainsi que des « canalisations d’époque », le château ayant déjà le tout à l’égout, ou plutôt le tout à la Loire. Vers la fin du mois de mai, les fouilles quitteront le côté cour pour passer du côté de la rue des deux Ponts, à l’ouest et au nord du logis.

Au rez-de-chaussée, les huisseries anciennes (portes XVIe et XVIIe, fenêtres à petits bois XVIIIe) seront conservées. Le carrelage herminé sera démonté et remplacé par des dalles ou des tomettes. Les plafonds, en partie fléchis, seront restitués dans leur état du XVIe, de même pour les murs. L’escalier en bois dans sa cage en planches, tout à l’est, en très mauvais état et de toute façon postérieur au logis dans son état historique, a été démonté l’après-midi du 29 avril par les ouvriers. Dans l’escalier à vis, les huisseries remarquables – dont une porte cintrée dans le sens de la courbure de l’escalier – seront conservées.

Vue des combles

Vue des combles

Au premier étage, les carreaux de 5×5 cm sur lit de ciment sont démontés au marteau piqueur, les tomettes en état récupérées – près de 750 m² de planchers seront recouverts par des tomettes carrées en terre cuite. Toutes les poutres ou quasi, à commencer par celle qui a cassé en 1999, seront remplacées, ainsi que de nombreuses solives. Le but est de restituer l’état du XVIe siècle. Au second, le retable en plâtre de la chapelle va être déposé et conservé à l’abri, « mais nous ne savons pas s’il va être remonté à cet emplacement », nous expliquent les ouvriers, pour lesquels le démontage de ce retable en plâtre du XIXe, accolé au mur d’une peu solide sacristie, est « un vrai casse-tête ». La voûte de la chapelle sera reconstituée à l’identique, la terrasse sur laquelle ouvre la petite porte dans le mur nord de la chapelle débarrassée de son lierre, consolidée et sécurisée puisque seul un garde-corps rouillé et probablement assez postérieur à la construction protège les – rares – visiteurs du vide.

 

Vue du second étage

Vue du second étage

Au second étage toujours, toutes les cloisons du XIXe seront abattues, puisque là encore le but est de reconstituer l’espace tel qu’il était au XVIe et au XVIIe. Plusieurs portes d’intercommunication antérieures au XIXe seront récupérées et replacées ailleurs dans le château ; l’imposte de la première pièce en arrivant depuis l’escalier à vis sera replacée sur une fenêtre à meneaux neuve, garnie de vitraux blancs. Le plâtre des murs sera piqué et remplacé par un revêtement à la chaux, celui des plafonds sera restitué. Le plancher du comble, les charpentes, le haut des maçonneries, la toiture seront refaits à neuf.

A l’extérieur, la sacristie ajoutée entre 1850 et 1860 et au bord de la ruine sera abattue. L’escalier en pierre qui y donne accès par l’extérieur sera donc probablement démonté. La « maison des Rosiers » située au nord-est du site près du portail en pierre (et du massif bâtiment du Conseil Général) sera conservée bien qu’elle est postérieure à la construction. Comme elle n’est pas classée, l’architecte du projet – Pascal Prunet   – le même que celui du bâtiment cubique du CG44 soit dit en passant, son métier étant normalement de restaurer les Monuments Historiques et non de les massacrer à la bétonneuse, a trouvé bon d’y mettre l’accueil, les sanitaires et la chaufferie.

Musée or not musée ?

Un aperçu du choix très cubique de Pascal Prunet : le bâtiment du CG44 et la chapelle XVIIe au fond

Un aperçu du choix très cubique de Pascal Prunet : le bâtiment du CG44 et la chapelle XVIIe au fond

Lorsque les avis de marchés publics de diagnostics ont été publiés fin octobre 2011, il était alors prévu de restaurer alors le château pour en faire  « des salles de réceptions et de réunions ouvertes au public ». Finalement c’est un musée qui sera aménagé, tout au moins au premier étage du château, et même sans doute au second, d’après les explications que nous avons reçu sur le chantier. Thèse qu’accrédite l’installation d’un accueil pour les visiteurs et de sanitaires dans la maison dite des Rosiers.

Cependant, tout musée nécessite de nos jours un ascenseur pour handicapés. M. Prunet se caractérise dans ses réalisations architecturales par des choix délibérément modernes et bien souvent cubiques, accolés avec plus ou moins de bonheur sur les éléments historiques. Il sera donc très utile de vérifier où et comment ces choix architecturaux sont faits dans le projet : le site du château, monument historique qui appartient à l’ensemble du peuple Breton, a déjà été assez altéré comme ça par les affres du temps et les ajouts architecturaux des XIXe et XXIe siècles.

En mai, la Bretagne se met à l’heure galloise : voici le programme

20 Avr

bzh-walesNous vous écrivionsqu’à l’initiative de la section des Relations interceltiques et internationales de l’Institut culturel de Bretagne, la Maison de l’Europe de Brest et l’association Bretagne-Pays de Galles, la Bretagne se mettra à l’heure galloise en mai avec l’organisation de manifestations, expositions et conférences dans 17 lieux en Bretagne. Nous vous écrivions aussi que dès que l’on aura le programme, on le publiera sur un support simple et accessible, comme une Google Map. Chose promise, chose due. La ligne représente  – évidemment – les frontières de la Bretagne. La carte a été mise à jour le 28 avril à la lumière du programme définitif.

Fest-noz contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes ce soir à Pont-Péan (35)

20 Avr

bigouden-nddlA l’affiche Hamon/Martin Quintet ; Kedal ; Tan Arvest ; Ifig ha Nanda Troadec et Hamon/Leroy pour soutenir la lutte contre l’aéroport de Notre Dames des Landes. Le fest-noz est organisé par le collectif rennais de soutien aux opposants à l’aéroport. Il a lieu à partir de 20h00 à l’espace Beausoleil de Pont-Péan, au sud de Rennes sur la RN137 (gare de Bruz).
Renseignements sur le site. Entrée : 6€.

En mai la Bretagne se mettra à l’heure galloise

11 Avr

Après un an de préparation et six réunions de cadrage à Nantes, Brest, Vannes et Rennes, le programme des semaines galloises qui se tiendront sur 17 lieux des cinq départements Bretons tout au long du mois de mai a enfin été mis au point. La manifestation est organisée par l’Institut Culturel de Bretagne, les comités de jumelages locaux et l’association Bretagne – Pays de Galles.

Dix-sept lieux en Bretagne seront concernées au cours des Semaines Galloises, avec une mention pour le Finistère (Brieg, Kemper, Edern, Gouesnou, Landrevarzeg, Audierne, Brest, Kemperle, Plouie), suivi par la Loire-Atlantique (Sant-Nazer, Montoir-de-Bretagne, Nort-sur-Erdre, Grandchamp des Fontaines), le Morbihan (Plouharnel, Vannes), les Côtes-d’Armor (Lannion) et l’Ille-et-Vilaine (Rennes).

bzh-gallois

Les manifestations seront très variées :

– des expositions dont l’originalité est le prêt de panneaux d’une ville à l’autre (panneaux réalisés par le comité de jumelage de Lannion, le musée de Pontypridd avec l’aide de la ville de Trignac, le musée de la marine en bois de Montoir de Bretagne, la maison de l’Europe de Brest). Ces expositions vont circuler d’un lieu à l’autre, avec pour thèmes :  » Regards croisés entre Bretagne et Pays de Galles de 1850 à 1950 « ,  » Charbon gallois et acier breton de 1850 à 1930 « ,  » Navigation en Brière et sur la Loire « ,  » Citoyenneté européenne en 2013 « .

– des conférences et des dédicaces ayant pour thèmes « Taliesin et les bardes gallois « ,  » Histoire contemporaine du Pays de Galles de 1850 à nos jours «  et  » Citoyenneté Européenne « .

– un  » relais breton-gallois « , du Severn Bridge à Bracon en Pays de Galles

fêtes et journées de l’Europe, soirée contes et légendes, fest-noz et ceilidh gallois, concerts, projection du film  » Qu’elle était verte ma vallée « , lecture en musique de poèmes de Dylan Thomas.

Les lieux, jours et heures de ces manifestations seront précisés exactement dans le programme qui sera publié sur BreizhJournal sous forme de carte Google.