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Les cinq dernières villes communistes de plus de 1000 habitants en Bretagne sont en Côtes d’Armor

31 Mar

engreneAprès les élections municipales qui ont vu les communistes se faire jeter de leurs derniers bastions en Loire-Atlantique – Trignac – et en Morbihan – Quéven – il ne leur reste plus que cinq villes de plus de 1000 habitants. Toutes sont situées en Côtes d’Armor. Et toutes ont réélu leurs sortants, repoussant aux prochaines échéances la question des successions.

Il s’agit de Bégard (Gérard le Caer, maire), de Ploufragan (Rémy Moulin), de Trélivan (Claude le Borgne), de Plénée-Jugon (Gérard le Cam) et de la Motte (Jean-Pierre Guilleret). Ce dernier a d’ailleurs eu chaud : il a été réélu avec 50.29%, sept voix d’avance sur son concurrent. La fin du communisme municipal approche en Bretagne.

Sur l’ensemble de la France, le PCF – héritier du communisme et de ses crimes, mais aussi en Bretagne des crimes d’une certaine Résistance qui frayait avec le banditisme – gérait 94 villes de plus de 3500 habitants avant les opérations électorales. Il en a depuis perdu 32 et repris une (Aubervilliers). Par ailleurs à Vénissieux – désormais seule ville communiste du Rhône après la perte de Vaulx-en-Velin, le candidat de droite battu compte déposer un recours en raison de multiples irrégularités constatées. Et peut-être aussi pour torpiller la liste d’extrême-droite qui s’y présentait, puisqu’il n’y est pas arrivé pendant l’élection.

Municipales à Nantes : l’accord PS-Verts ignore l’aéroport de Notre-Dame des Landes

26 Mar

-Le dossier de l’aéroport était en haut de la pile des négociations entre le PS et Verts ces jours-ci. Gonflés par leur score important (14.5%), les Verts de Pascale Chiron avaient remis le sujet sur le tapis, crispant le PS emmené par Johanna Rolland, qui se voyait mal trahir l’ex-maire et actuel Premier Ministre Jean-Marc Ayrault.

Finalement, après des négociations laborieuses, les Verts ont préféré quinze postes dont plusieurs postes d’adjoint, et la place de n°3 pour Pascale Chiron, à une mise au point claire au sujet de l’aéroport. Celui-ci est renvoyé au rejet probable des recours, d’ici quinze jours ou un mois. Après les municipales. La cuisine politicienne suit son cours.

Cela dit, il sera difficile au gouvernement fragilisé par la déroute de la gauche de gouvernement et surtout du PS d’ignorer les écolos d’EELV, vent debout contre l’aéroport. A Rennes et a Grenoble, les listes communes Front de Gauche – EELV ont fait respectivement 15 et 29%, virant dans cette dernière ville en tête. Et plus que jamais, les écolos dont l’apport à la gouvernance de la France est quelque peu limité, restent indispensables à François Hollande qui espère encore être réélu en 2017. Cependant, on peut légitimement s’inquiéter de la force des convictions des Verts, qui déjà en 2011 avaient préféré http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=23881 avoir beaucoup plus de circonscriptions et ignorer leurs désaccords avec le PS sur l’aéroport et l’EPR.

 

En panne d’affiches, Sophie Van Goethem colle celles… des cantonales !

7 Mar

svangoethemQue la campagne est dure pour les petits candidats. Manque de moyens, de colistiers, de colleurs, de candidats, d’idées… et donc de matériel électoral. La compétition est d’ailleurs dure sur les panneaux nantais où des candidats indépendants seul émerge le Parti des Nantais porté ses colleurs de combat. Dans ces conditions, tout candidat doit coller et recoller sans cesse, surtout dans les fiefs rouges, pour être un tant soit peu visible.

Ce qui explique que les stocks s’épuisent vite et que pour parer à l’urgence, Mme Van Goethem, candidate divers droite, a ressorti le matériel de ses cantonales, en 2011 à Dervallières-Zola. Un canton où elle fit, soutenue par la droite et le centre, 30.8% au second tour, mettant en ballottage une candidate socialiste dans un fief réputé ancré à gauche. Et cette candidate était… Johanna Rolland, actuellement chef de file de la liste socialiste à Nantes. Des affiches qui sont tout un symbole, celui d’une revanche… ou d’une préfiguration de la nouvelle déconfiture de la droite aux élections, dans quinze jours ?

Le candidat FN à Nantes Christian Bouchet violemment mis en cause par un blog

7 Mar

44_BOUCHET-Christian1« Sataniste », « sodomite », « candidat de 1939 », les insultes volent bas sur ce blog qui incendie… un candidat du parti de la flamme. Attaqué à la fois sur son amitié pour la Syrie, ses publications en faveur de l’occultisme ou sa proximité supposée avec des milieux satanistes par le passé, le chef de file du FN à Nantes Christian Bouchet y est aussi assimilé à Hitler et traité de « candidat de 1939 ».

Eclectique dans ses attaques, le blog l’est aussi dans ses sources. Puisqu’en dehors des titres incendiaires suivis (ou pas) de commentaires concis mais néanmoins fort épicés, le blog créé le 6 mars 2014 renvoie principalement – outre une vidéo qui s’attaque … Soral – à trois articles, du site d’information antifascistes Reflexes  publié à l’automne 1998, d’un article de septembre 2013 dans les Inrocks  et surtout du long et fouillé article de Rue89 à son sujet réalisé en mai 2012.  Le site reprend aussi un visuel mis en ligne en 2010 sur le blog La Flamme, situé très à droite du FN actuel. Coïncidence ou indice ?

Tous ces articles soulèvent un pan de la personnalité de Christian Bouchet méconnu du grand public. Spécialiste du gnostique (ou sataniste, selon ses détracteurs) et maçon anglais Aleister Crowley, Christian Bouchet a été par le passé dans plusieurs groupes qui oscillaient entre mysticisme et franc-maçonnerie, tout en suivant un chemin politique national-révolutionnaire et plutôt athée. Très athée même puisque selon la Flamme, un blog très opposé à l’actuelle direction du FN et qui a fait un article au vitriol sur l’intéressé : « directeur de la revue Lutte du Peuple (No28 septembre/octobre 1995), écrivait alors à l’occasion de la venue de Jean-Paul II : ‘‘Non à la secte papale. Exigeons que notre nom soit ôté des registres de baptême’’ »

Alors pourquoi un candidat qui semble si éloigné de la masse des nantais ? Pourquoi un athée dans une ville encore si marquée par le catholicisme, et où il vit toujours, avec près de 100 lieux de culte anciens ou en service, plus de 20 couvents, un bon tiers de l’enseignement secondaire dépend du diocèse ou d’autres groupes catholiques, une forte mobilisation locale à la Manif pour Tous… Pourquoi un ex-national révolutionnaire, qui affiche un soutien franc et massif à Ahmadinejad et Bachar el Assad dans une ville très modérée ?

Ce sont les Inrocks qui donnent l’explication la plus proche de la vérité : à Nantes, le FN local n’a pas de leader autre que lui. Si elle émerge à Saint-Nazaire, voire ailleurs (à la Baule par exemple), à Nantes il n’y a personne sauf Christian Bouchet. Et en 2008, le FN n’avait aucun candidat dans la capitale des Ducs. Difficile de faire pire. Il y a pourtant eu, jadis, une relève, en la personne de la jeune Laura Lussaud, plus jeune membre en 2007 du comité central du FN, et de sensibilité ultra-nationaliste. Petite-fille de la secrétaire départementale Marguerite Lussaud, elle était proche de Gollnisch et des Jeunesses Nationalistes. Exclue du parti, elle a rejoint les Jeunesses Nationalistes (actuellement Jeune Nation) à Lyon, puis a fondé le CLAN, une association d’aide aux militants nationalistes ou révisionnistes emprisonnés. 

 

Municipales à Nantes : trois listes à la peine

22 Fév

17Selon nos informations, au moins trois listes ne sont pas bouclées à douze jours du délai de dépôt des listes (6 mars). Il s’agit des listes du Modem (Xavier Bruckert), de la Chance pour Nantes (Sophie van Goethem, divers droite) et des Nantais pour la famille (proche du Printemps Français).

Pour boucler leurs listes, des méthodes différentes sont employées : le Modem appelle au secours sur Twitter, Sophie van Goethem tente  de débaucher des candidats d’autres listes et les Nantais pour la Famille draguent les catholiques engagés. Il n’en reste pas moins que pour ces trois listes, c’est très mal barré et que la Providence se charge visiblement de faire un tri de raison dans les nombreuses listes du centre et de la droite qui se disputent la capitale bretonne.

Municipales de Nantes : les malheurs de Sophie

15 Fév

carrambaLa candidate divers droite Sophie Van Goethem n’y arrive vraiment pas. Partie sans parti, elle ne dispose pas de l’appui d’une écurie politique. Mais elle aurait pu arriver à s’en créer une, ou tout au moins disposer – en six ans de mandat comme conseillère municipale – d’un fan club plus important. Sa réunion du 31 n’a guère réuni que ses familiers et ses voisins, une centaine de personnes, et la suite ne s’annonce pas mieux.

Sa liste n’est toujours pas complète. Pour la boucler, elle a tenté (sans succès) de débaucher des personnes inscrites sur la liste du Parti des Nantais (Pierre Gobet) ou sur celle encore en cours de gestation qui est réputée proche des idées du Printemps Français (les nantais pour la famille) ; elle persiste d’ailleurs à dire à qui veut l’entendre que cette dernière liste ne se fera pas et que certains de ses leaders ont rejoint la sienne. Pour semer le trouble, il n’y a pas mieux.

Elle a organisé un tractage à la gare. Quand ? Le 11 février à partir de 17h. Le genre méga-opération, avec battage par mail pour avoir du monde, points de distribution à la gare, véhicule de liaison (une 2CV jaune, pour l’anecdote), bref, des moyens et du monde pour faire entendre la « Chance pour Nantes », le slogan de la candidate. Curieusement, ce tractage n’a fait l’objet d’aucune exploitation médiatique, même pas sur le blog de campagne de la candidate. Et pour cause. Plusieurs listes avaient envoyé des « espions » ce jour là pour évaluer les retombées de l’action. Et il n’y avait guère que quatre malheureux tracteurs.

Pas assez pour espérer sortir Sophie Van Goethem de l’ornière. Pour l’heure, c’est surtout ce qu’un de ses proches nomme « la frustration personnelle » de ce professeur de droit qui mène sa campagne. Professeur qui n’hésite d’ailleurs pas à menacer de poursuite judiciaire tout média qui éclaire d’un jour un peu cru ses aventures électorales. Ou la malchance pour Nantes.

Michel Hunault candidat à La Baule ?

23 Jan

hunault-michelL’ex-maire de Derval et ancien député de la 6e circonscription a certainement quelque chose à demander à l’UMP de Loire-Atlantique. Ainsi, après avoir un temps été en duo avec Montchamp à Nantes  le cheval de retour castelbriantais a subitement envie de voir la mer et de prendre du large.

Ces derniers jours, Michel Hunault a ainsi multiplié les contacts auprès de personnes investies dans la société civile bauloise afin de monter une liste. En effet, à Nantes, plusieurs listes de droite sont très réticentes à l’accueillir – l’homme est réputé promettre beaucoup et ne pas apporter grand-chose. Ses promesses avaient d’ailleurs laissé un souvenir impérissable à Derval, relève ce site plutôt aigrelet envers la famille Hunault. La Chambre des Comptes régionale – des gens réputés sérieux –  ne s’y est pas laissée prendre et a épinglé plusieurs de ses promesses de recettes passablement fumeuses du temps où il gérait la communauté de communes de Derval.

Est-ce que la démarche de Michel Hunault à La Baule est une façon détournée de reprocher à la droite –et à l’UDI en particulier – de soutenir un jeune challenger contre son frère Alain qui est maire de Châteaubriant, et candidat à sa propre succession ? La question peut et mérite d’être posée. Reste à savoir si les Baulois voudront en être dupes ou si Michel Hunault verra la mer… et boira la tasse.

Nantes. Julien Bainvel (UMP) rejoint la liste UMP-UDI aux municipales

19 Jan

bainvel-nantesLaurence Garnier (UMP, filloniste) continue à unir le microcosme politique de droite derrière elle. Après avoir attaché sur sa liste – en tant que n°2 et comme « personnalité de la société civile » un ex-cadre dirigeant du MEDEF au profil plutôt éloigné  de l’entrepreneur nantais moyen – elle a réussi à rallier le dernier UMP qui boudait encore, à savoir le copéiste Julien Bainvel.

En privé, celui-ci confessait avoir quelque peu mal digéré la magouille  qui a permis à Laurence Garnier d’être investie candidate officielle. S’étant fait à l’idée, comme le résume un de ses proches, que « pour ce coup-ci c’est raté », il se prépare activement à être candidat de la droite aux municipales de 2020. D’ici là, les principaux ténors fillonistes de la droite locale risquent en effet d’être complètement carbonisés ou à la retraite là où sont leurs racines politiques et sociales… en Vendée, à Versailles ou à Paris, donc loin des réalités nantaises et bretonnes qu’ils n’ont jamais su percevoir.

La distance est d’ailleurs si grande entre la droite politisée officielle et les préoccupations des nantais qu’il y a trois autres listes de droite – une menée par Pierre Gobet qui est résolument ouverte à la société civile – une autre menée par Sophie Van Goethem et une dernière, indépendante, proche du Printemps Français.

Ronan Kerdraon (PS) préfèrera en 2014 Plérin au Sénat

11 Jan

CumulPour les municipales,  le mouvement citoyen Blanc c’est exprimé animé par le costarmoricain Gérard Gautier, reconnu pour sa lutte pour la reconnaissance du vote blanc a lancé l’opération Sus aux cumulards Elle vise à limiter le cumul des mandats par les élus et pousser les électeurs à refuser de voter pour les cumulards.

Le mouvement a ainsi notamment interrogé les deux candidats pour la mairie de Plérin, Ronan Kerdraon, sénateur-maire socialiste et Alain Cadec, actuellement député européen U.M.P. et conseiller général. « Dans un courriel reçu le vendredi 10 janvier, Ronan Kerdraon confirme publiquement sa décision, si il est réélu maire de Plérin de ne pas cumuler ce mandat avec celui de sénateur », annonce le mouvement. Son challenger de droite n’a pour l’heure pas donné suite aux questions du mouvement ; il est vrai que les émoluments de député européen sont très confortables. En revanche il avait déjà annoncé qu’il abandonnerait son mandat de conseiller général s’il est élu à Plérin.

Le mandat de Ronan Kerdraon s’achèvera aux prochaines élections sénatoriales, prévues en septembre 2014  mais qui pourraient être repoussées à 2015 dans l’espoir de limiter la défaite attendue par le gouvernement qui craint que le Sénat ne rebascule à droite. Il devrait donc ne plus être que maire de Plérin en 2014… et conseiller de l’agglomération de Saint-Brieuc.

 

Municipales à Nantes : Laurence Garnier (UMP) inaugure sa permanence et attend Fillon

29 Nov

laurence-garnier-NSLa presse locale restant assez discrète à ce sujet, nous informons nos lecteurs que la candidate officiellement investie par l’UMP – suite cependant à un processus assez douteux dont nous avons déjà parlé – a inauguré sa permanence électorale au n°2 allée Duquesne, sur le cours des 50 otages (du côté de la fontaine et de l’hôtel la Pérouse). Elle attend aussi la venue de l’ancien premier ministre François Fillon, qui tiendra meeting le 3 décembre à la salle festive Nantes-Erdre (251 route de Saint-Joseph, près du périph’ et de la Beaujoire), ce dont nous aurons matière à reparler.

 

Une liste proche du Printemps Français aux municipales de Nantes ?

23 Nov
Le Printemps Français, en schéma

Le Printemps Français, en schéma

Ira, n’ira pas ? La possibilité d’une liste indépendante, mais proche du Printemps Français aux municipales de Nantes s’estompe peu à peu. Son lancement devait être annoncé à l’occasion de la conférence de Béatrice Bourges le 15 novembre. Il n’en a rien été. A la vérité, les inspirateurs de cette liste se tâtent encore.

Car il y a plus dur que de réunir les noms nécessaires et constituer une réserve en cas de désistement. Il faut surtout prospecter ailleurs que dans le « triangle d’or », qui sera déjà largement mis à contribution par les listes de droite déjà déclarées, à savoir celle de Laurence Garnier, celle de Montchamp/Hunault et celle de Sophie Van Goethem, si elle maintient sa candidature.

Michel Hunault et Marie-Anne Montchamp candidats aux municipales de Nantes

7 Nov

MH-MAM-NS2014Exclusif. Nouveau rebondissement pour les municipales nantaises. Après l’affaire du sondage bidonné de l’UMP44 qui a obscurci l’investiture de Laurence Garnier, une grande part de la droite et du centre locaux ne pouvait faire campagne dans ces conditions. De ce fait, une liste d’union a été mise en place entre l’UDI et une part de l’UMP. Sur cette liste, Michel Hunault et Marie-Anne Montchamp formeront un ticket pour la capitale bretonne.

D’autres élus et chefs de file locaux seront dans les premières places de cette liste dont la composition sera officialisée en décembre ; elle est soutenue par l’UDI nationale ainsi que celle de Loire-Atlantique. Son chef de file Joël Guerriau, maire de Saint-Sébastien sur Loire, qui avait passablement perturbé au printemps dernier la pré-campagne à droite a monnayé son soutien contre la présidence de Nantes Métropole.

Municipales : La direction nationale de l’UMP se désintéresse de la bataille pour Nantes

25 Oct

Madame Valèrie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l'EnseigCe vendredi, Valérie Pécresse doit venir à Nantes soutenir Laurence Garnier et « sortir de la crise » provoquée par l’inexistence du sondage sur lequel s’appuie la fédération locale pour expliquer le choix de l’investiture de la jeune filloniste. La fédération locale s’est en effet très mal débrouillée pour fournir aux médias et à l’opinion une version des faits qui tienne quelque peu la route et qui cache cette triste réalité que nous dévoilions récemment.

Ce qui est assez étonnant, c’est que la venue de Pécresse n’ait pas été organisée – comme presque tous les déplacements de personnalités politiques nationales – par la fédération UMP de Paris. Autre chose plus étonnante : le mal fou qu’ont eu les partisans de Laurence Garnier à faire venir assez de militants de leur parti pour que l’ancienne ministre ne s’exprime pas devant une salle aux trois quarts vide. Tout porte à croire que l’UMP nationale a clairement classé l’affaire et, estimant la ville de Nantes à peu près aussi perdue pour la droite que peuvent l’être par exemple Vierzon ou Montreuil, préfère laisser l’actuelle fédération locale très filloniste s’y planter dans les plus grandes largeurs possibles. Après la nouvelle défaite, il sera toujours temps de faire les comptes.

Investiture de Laurence Garnier à Nantes : comment l’UMP 44 a arrangé son coup

23 Oct
L'UMP 44 depuis l'investiture de Laurence Garnier à Nantes

L’UMP 44 depuis l’investiture de Laurence Garnier à Nantes

Après nos articles récents qui dévoilaient l’inexistence du sondage sur lequel l’UMP s’appuie pour justifier le choix de Laurence Garnier (filloniste) pour mener sa liste dans la capitale bretonne, puis celui où nous exposions tout le flou autour de ce sondage et de ses résultats putatifs nous sommes en mesure d’expliquer comment l’UMP de Loire-Atlantique a arrangé son coup, évincé Marie-Anne Montchamp et pourquoi tente-t-elle de faire prendre aux nantais des vessies pour des lanternes. Suivez le guide.

 

L’UMP 44 tente de faire passer un sondage « maison » pour un sondage officiel

Nous persistons et signons. Il n’y a pas eu de sondage fait par un organisme de sondage officiel, ni par l’IFOP, ni Louis Harris ou d’autres comme on a pu l’entendre ; organismes de sondages qui sont liés à l’UMP nationale par des contrats permettant au parti de sonder régulièrement l’opinion sur diverses questions, tout au long de l’année, ou tester les chances de succès de leurs candidats.

En revanche, il y a eu un sondage « maison », mais sur une question qui n’avait strictement rien à voir avec les municipales. Celui-ci a porté, d’après nos sources confidentielles et très proches du dossier, sur moins de 700 personnes. La question n’avait rien à voir non plus avec les municipales et ne présentait pas de liste de candidats aux interrogés. Il leur était demandé : « quelle est la personnalité qui a le plus de notoriété de la droite et du centre à Nantes ? », la réponse étant laissée ouverte. Curieusement, la personne arrivée en tête… est le chef de file de l’UMP 44 François Pinte.

 

Un sondage commandé par François Pinte pour des raisons internes à la droite locale

Ce qui permet de se poser deux questions. Est-ce une coïncidence si ce sondage est mené alors que le leadership des fillonistes en général et de François Pinte est menacé au sein même de l’UMP44 ?  Bien des gens trouvent que le bilan de l’ex directeur de cabinet de François Fillon est faible, voire inexistant. Sous sa direction, l’UMP locale est en effet devenue un terrible panier de crabes et a perdu presque tous les postes et les circonscriptions qu’elle détenait dans le département. Ensuite, comment se fait-il que le nom de Laurence Garnier est sorti brutalement du chapeau ?

Le but de ce sondage – dont François Pinte garde secrets les résultats et pour cause – est à la fois d’évaluer – à son avantage – son poids par rapport à d’autres personnalités de la droite locale et à se faire valoir auprès des instances nationales. Seul le résultat compte : il serait le plus connu, donc le plus efficace. A condition que personne ne se demande comment le sondage a été fait. Pourtant, il y a de quoi.

 

 

Un sondage « maison » aussi indigeste que la bouillabaisse marseillaise du PS

Comme nous le disions plus haut, le sondage a porté sur moins de 700 personnes et a été réalisé, selon des sources concordantes, avec les moyens de l’UMP locale ; une méthode qui permet aussi de ne pas en impacter le coût sur les comptes de campagne de Laurence Garnier. Le choix du panel est déterminant dans un sondage. En l’occurrence, nombreuses ont été les personnes interrogées à Carquefou et à Saint-Sébastien sur Loire, deux communes qui ne font pas partie de Nantes et dont la population n’a donc aucun droit de regard sur les municipales du chef-lieu de la Loire-Atlantique. Cependant, ce sont deux communes dont les maires (Claude Guillet à Carquefou et Joël Guerriau à Saint-Sébastien) centristes se représentent et sont assez contestés localement. La finalité très éloignée des municipales nantaises de ce sondage apparaît nettement.

Autre chose : plus d’une vingtaine de proches et très proches, politiquement parlant, de Laurence Garnier, ont été sondés. Ce qui laisse planer un sérieux doute sur la neutralité et l’objectivité de ce sondage maison, très loin en tout cas des méthodes qui auraient été mises en oeuvre par des instituts officiels tels que l’IFOP. Il n’en reste pas moins que depuis une semaine, l’UMP de Loire-Atlantique essaie désespérément de faire prendre aux nantais des vessies pour des lanternes, y arrive de moins en moins, trébuche dans sa version et va jusqu’à ordonner à certains de mes confrères indépendants de ne pas faire leur travail de journaliste. Ce sont d’étranges méthodes pour tenter de gagner la ville – à moins que Laurence Garnier ne se présente que pour perdre ?

Investiture UMP à Nantes : le soupçon d’une totale magouille se renforce

18 Oct

nantes#OpMagouilles Nous disions ce matin que les conditions de l’investiture de Laurence Garnier comme tête de liste de droite et du centre à Nantes suscitent plus que des interrogations au sein de la droite tant nantaise qu’au niveau national. En toute logique, c’est en effet la sarkozyste-copéiste Marie-Anne Montchamp qui aurait du être désignée. Et ce d’autant plus que Laurence Garnier est filloniste et est soutenue par une vieille garde UMP et centriste  qui a perdu en près de dix ans toutes les positions clés de la droite en Loire-Atlantique et s’apprête à une nouvelle déroute en 2014.

Le choix de la commission d’investiture devait se faire non seulement autour de critères politiques, mais aussi officiellement via un sondage commandé auprès des nantais. Celui-ci visait à leur demander : « connaissez-vous Laurence Garnier, Julien Bainvel, Marie-Anne Montchamp, Joël Guerriau, sénateur maire UDI de Saint-Sébastien, François Pinte, Sophie Jozan (actuelle chef de file de l’opposition UMP), Hervé Grélard (chef de file nantais à l’UDI), Daniel Augereau (candidat en 1989) ? »

Seulement, voilà. Devant le trouble jeté par l’investiture de Laurence Garnier, certains ont demandé à l’UMP de communiquer les résultats du sondage. Ce que l’UMP refuse de faire. De source très confidentielle et proche de la direction nationale, ce refus s’explique simplement. De sondage, il n’y en a point eu. Quelle colossale magouille a-t-elle conduit à l’investiture de Laurence Garnier et jusqu’à quand l’UMP continuera-t-elle à prendre les Nantais (et le reste des Bretons) pour des idiots ? Nous vous tiendrons au courant dans nos colonnes.