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Les cinq dernières villes communistes de plus de 1000 habitants en Bretagne sont en Côtes d’Armor

31 Mar

engreneAprès les élections municipales qui ont vu les communistes se faire jeter de leurs derniers bastions en Loire-Atlantique – Trignac – et en Morbihan – Quéven – il ne leur reste plus que cinq villes de plus de 1000 habitants. Toutes sont situées en Côtes d’Armor. Et toutes ont réélu leurs sortants, repoussant aux prochaines échéances la question des successions.

Il s’agit de Bégard (Gérard le Caer, maire), de Ploufragan (Rémy Moulin), de Trélivan (Claude le Borgne), de Plénée-Jugon (Gérard le Cam) et de la Motte (Jean-Pierre Guilleret). Ce dernier a d’ailleurs eu chaud : il a été réélu avec 50.29%, sept voix d’avance sur son concurrent. La fin du communisme municipal approche en Bretagne.

Sur l’ensemble de la France, le PCF – héritier du communisme et de ses crimes, mais aussi en Bretagne des crimes d’une certaine Résistance qui frayait avec le banditisme – gérait 94 villes de plus de 3500 habitants avant les opérations électorales. Il en a depuis perdu 32 et repris une (Aubervilliers). Par ailleurs à Vénissieux – désormais seule ville communiste du Rhône après la perte de Vaulx-en-Velin, le candidat de droite battu compte déposer un recours en raison de multiples irrégularités constatées. Et peut-être aussi pour torpiller la liste d’extrême-droite qui s’y présentait, puisqu’il n’y est pas arrivé pendant l’élection.

Municipales à Nantes : l’accord PS-Verts ignore l’aéroport de Notre-Dame des Landes

26 Mar

-Le dossier de l’aéroport était en haut de la pile des négociations entre le PS et Verts ces jours-ci. Gonflés par leur score important (14.5%), les Verts de Pascale Chiron avaient remis le sujet sur le tapis, crispant le PS emmené par Johanna Rolland, qui se voyait mal trahir l’ex-maire et actuel Premier Ministre Jean-Marc Ayrault.

Finalement, après des négociations laborieuses, les Verts ont préféré quinze postes dont plusieurs postes d’adjoint, et la place de n°3 pour Pascale Chiron, à une mise au point claire au sujet de l’aéroport. Celui-ci est renvoyé au rejet probable des recours, d’ici quinze jours ou un mois. Après les municipales. La cuisine politicienne suit son cours.

Cela dit, il sera difficile au gouvernement fragilisé par la déroute de la gauche de gouvernement et surtout du PS d’ignorer les écolos d’EELV, vent debout contre l’aéroport. A Rennes et a Grenoble, les listes communes Front de Gauche – EELV ont fait respectivement 15 et 29%, virant dans cette dernière ville en tête. Et plus que jamais, les écolos dont l’apport à la gouvernance de la France est quelque peu limité, restent indispensables à François Hollande qui espère encore être réélu en 2017. Cependant, on peut légitimement s’inquiéter de la force des convictions des Verts, qui déjà en 2011 avaient préféré http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=23881 avoir beaucoup plus de circonscriptions et ignorer leurs désaccords avec le PS sur l’aéroport et l’EPR.

 

En panne d’affiches, Sophie Van Goethem colle celles… des cantonales !

7 Mar

svangoethemQue la campagne est dure pour les petits candidats. Manque de moyens, de colistiers, de colleurs, de candidats, d’idées… et donc de matériel électoral. La compétition est d’ailleurs dure sur les panneaux nantais où des candidats indépendants seul émerge le Parti des Nantais porté ses colleurs de combat. Dans ces conditions, tout candidat doit coller et recoller sans cesse, surtout dans les fiefs rouges, pour être un tant soit peu visible.

Ce qui explique que les stocks s’épuisent vite et que pour parer à l’urgence, Mme Van Goethem, candidate divers droite, a ressorti le matériel de ses cantonales, en 2011 à Dervallières-Zola. Un canton où elle fit, soutenue par la droite et le centre, 30.8% au second tour, mettant en ballottage une candidate socialiste dans un fief réputé ancré à gauche. Et cette candidate était… Johanna Rolland, actuellement chef de file de la liste socialiste à Nantes. Des affiches qui sont tout un symbole, celui d’une revanche… ou d’une préfiguration de la nouvelle déconfiture de la droite aux élections, dans quinze jours ?

Le candidat FN à Nantes Christian Bouchet violemment mis en cause par un blog

7 Mar

44_BOUCHET-Christian1« Sataniste », « sodomite », « candidat de 1939 », les insultes volent bas sur ce blog qui incendie… un candidat du parti de la flamme. Attaqué à la fois sur son amitié pour la Syrie, ses publications en faveur de l’occultisme ou sa proximité supposée avec des milieux satanistes par le passé, le chef de file du FN à Nantes Christian Bouchet y est aussi assimilé à Hitler et traité de « candidat de 1939 ».

Eclectique dans ses attaques, le blog l’est aussi dans ses sources. Puisqu’en dehors des titres incendiaires suivis (ou pas) de commentaires concis mais néanmoins fort épicés, le blog créé le 6 mars 2014 renvoie principalement – outre une vidéo qui s’attaque … Soral – à trois articles, du site d’information antifascistes Reflexes  publié à l’automne 1998, d’un article de septembre 2013 dans les Inrocks  et surtout du long et fouillé article de Rue89 à son sujet réalisé en mai 2012.  Le site reprend aussi un visuel mis en ligne en 2010 sur le blog La Flamme, situé très à droite du FN actuel. Coïncidence ou indice ?

Tous ces articles soulèvent un pan de la personnalité de Christian Bouchet méconnu du grand public. Spécialiste du gnostique (ou sataniste, selon ses détracteurs) et maçon anglais Aleister Crowley, Christian Bouchet a été par le passé dans plusieurs groupes qui oscillaient entre mysticisme et franc-maçonnerie, tout en suivant un chemin politique national-révolutionnaire et plutôt athée. Très athée même puisque selon la Flamme, un blog très opposé à l’actuelle direction du FN et qui a fait un article au vitriol sur l’intéressé : « directeur de la revue Lutte du Peuple (No28 septembre/octobre 1995), écrivait alors à l’occasion de la venue de Jean-Paul II : ‘‘Non à la secte papale. Exigeons que notre nom soit ôté des registres de baptême’’ »

Alors pourquoi un candidat qui semble si éloigné de la masse des nantais ? Pourquoi un athée dans une ville encore si marquée par le catholicisme, et où il vit toujours, avec près de 100 lieux de culte anciens ou en service, plus de 20 couvents, un bon tiers de l’enseignement secondaire dépend du diocèse ou d’autres groupes catholiques, une forte mobilisation locale à la Manif pour Tous… Pourquoi un ex-national révolutionnaire, qui affiche un soutien franc et massif à Ahmadinejad et Bachar el Assad dans une ville très modérée ?

Ce sont les Inrocks qui donnent l’explication la plus proche de la vérité : à Nantes, le FN local n’a pas de leader autre que lui. Si elle émerge à Saint-Nazaire, voire ailleurs (à la Baule par exemple), à Nantes il n’y a personne sauf Christian Bouchet. Et en 2008, le FN n’avait aucun candidat dans la capitale des Ducs. Difficile de faire pire. Il y a pourtant eu, jadis, une relève, en la personne de la jeune Laura Lussaud, plus jeune membre en 2007 du comité central du FN, et de sensibilité ultra-nationaliste. Petite-fille de la secrétaire départementale Marguerite Lussaud, elle était proche de Gollnisch et des Jeunesses Nationalistes. Exclue du parti, elle a rejoint les Jeunesses Nationalistes (actuellement Jeune Nation) à Lyon, puis a fondé le CLAN, une association d’aide aux militants nationalistes ou révisionnistes emprisonnés. 

 

Municipales à Nantes : trois listes à la peine

22 Fév

17Selon nos informations, au moins trois listes ne sont pas bouclées à douze jours du délai de dépôt des listes (6 mars). Il s’agit des listes du Modem (Xavier Bruckert), de la Chance pour Nantes (Sophie van Goethem, divers droite) et des Nantais pour la famille (proche du Printemps Français).

Pour boucler leurs listes, des méthodes différentes sont employées : le Modem appelle au secours sur Twitter, Sophie van Goethem tente  de débaucher des candidats d’autres listes et les Nantais pour la Famille draguent les catholiques engagés. Il n’en reste pas moins que pour ces trois listes, c’est très mal barré et que la Providence se charge visiblement de faire un tri de raison dans les nombreuses listes du centre et de la droite qui se disputent la capitale bretonne.

Municipales de Nantes : les malheurs de Sophie

15 Fév

carrambaLa candidate divers droite Sophie Van Goethem n’y arrive vraiment pas. Partie sans parti, elle ne dispose pas de l’appui d’une écurie politique. Mais elle aurait pu arriver à s’en créer une, ou tout au moins disposer – en six ans de mandat comme conseillère municipale – d’un fan club plus important. Sa réunion du 31 n’a guère réuni que ses familiers et ses voisins, une centaine de personnes, et la suite ne s’annonce pas mieux.

Sa liste n’est toujours pas complète. Pour la boucler, elle a tenté (sans succès) de débaucher des personnes inscrites sur la liste du Parti des Nantais (Pierre Gobet) ou sur celle encore en cours de gestation qui est réputée proche des idées du Printemps Français (les nantais pour la famille) ; elle persiste d’ailleurs à dire à qui veut l’entendre que cette dernière liste ne se fera pas et que certains de ses leaders ont rejoint la sienne. Pour semer le trouble, il n’y a pas mieux.

Elle a organisé un tractage à la gare. Quand ? Le 11 février à partir de 17h. Le genre méga-opération, avec battage par mail pour avoir du monde, points de distribution à la gare, véhicule de liaison (une 2CV jaune, pour l’anecdote), bref, des moyens et du monde pour faire entendre la « Chance pour Nantes », le slogan de la candidate. Curieusement, ce tractage n’a fait l’objet d’aucune exploitation médiatique, même pas sur le blog de campagne de la candidate. Et pour cause. Plusieurs listes avaient envoyé des « espions » ce jour là pour évaluer les retombées de l’action. Et il n’y avait guère que quatre malheureux tracteurs.

Pas assez pour espérer sortir Sophie Van Goethem de l’ornière. Pour l’heure, c’est surtout ce qu’un de ses proches nomme « la frustration personnelle » de ce professeur de droit qui mène sa campagne. Professeur qui n’hésite d’ailleurs pas à menacer de poursuite judiciaire tout média qui éclaire d’un jour un peu cru ses aventures électorales. Ou la malchance pour Nantes.

Michel Hunault candidat à La Baule ?

23 Jan

hunault-michelL’ex-maire de Derval et ancien député de la 6e circonscription a certainement quelque chose à demander à l’UMP de Loire-Atlantique. Ainsi, après avoir un temps été en duo avec Montchamp à Nantes  le cheval de retour castelbriantais a subitement envie de voir la mer et de prendre du large.

Ces derniers jours, Michel Hunault a ainsi multiplié les contacts auprès de personnes investies dans la société civile bauloise afin de monter une liste. En effet, à Nantes, plusieurs listes de droite sont très réticentes à l’accueillir – l’homme est réputé promettre beaucoup et ne pas apporter grand-chose. Ses promesses avaient d’ailleurs laissé un souvenir impérissable à Derval, relève ce site plutôt aigrelet envers la famille Hunault. La Chambre des Comptes régionale – des gens réputés sérieux –  ne s’y est pas laissée prendre et a épinglé plusieurs de ses promesses de recettes passablement fumeuses du temps où il gérait la communauté de communes de Derval.

Est-ce que la démarche de Michel Hunault à La Baule est une façon détournée de reprocher à la droite –et à l’UDI en particulier – de soutenir un jeune challenger contre son frère Alain qui est maire de Châteaubriant, et candidat à sa propre succession ? La question peut et mérite d’être posée. Reste à savoir si les Baulois voudront en être dupes ou si Michel Hunault verra la mer… et boira la tasse.