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Chômage : stable en France, +0.9% en Bretagne

26 Jan

Le Père Noël avait dans sa hotte un cadeau pour le gouvernement : la stabilisation des courbes du chômage, puisque la France ne compte que 300 chômeurs de plus en décembre. La Bretagne, elle, en compte 1713 de plus (+0.90%) dont les gros bataillons ont été pour l’essentiel fournis par la Loire-Atlantique et le Finistère.

Le mois dernier, le chômage baissait – un peu (-0.15%)  – en Bretagne. Ce mois-ci, le chômage stoppe sa montée inexorable, depuis huit mois consécutifs, dans les Côtes d’Armor (+0%). Mais augmente fortement dans le Finistère (+1.4%, près de 540 chômeurs en plus), en Loire-Atlantique (+1.1% soit 603 chômeurs en plus), et un peu moins dans l’Ille-et-Vilaine (+0.8% soit 334 chômeurs) et dans le Morbihan (+0.8% soit 247 chômeurs). En tout, il y a maintenant 191.296 chômeurs de catégorie A en Bretagne.

Autour de nous, le chômage augmente de 1.7 % dans la Manche, 1.3% dans le Calvados, 0.4% dans l’Orne, 0.9% dans le Maine-et-Loire, 0.8% dans la Sarthe, 0.6% dans la Mayenne, et 2.2% en Vendée. On est loin de la « stabilisation » !

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En France : un miracle statistique sans lendemain ?

Le gouvernement se félicite de la « stabilisation du chômage » qui rend possible « l’inversion » de ses courbes. Attention, intox ! Puisque plusieurs indicateurs montrent clairement que la stabilisation du chômage est une réussite statistique qui sera suivie de lendemains difficiles. En effet, la stabilisation du chômage a été forgée en augmentant le nombre de radiations administratives (+24%) et les entrées en stage. Sachant qu’en moyenne, 40% des chômeurs administrativement radiés sont réintégrés dans Pole Emploi dès le mois suivant, une partie d’entre eux se retrouveront dans les statistiques de janvier, où le chômage monte traditionnellement suite à la fin du pic d’activité intérimaire et temporaire liée aux fêtes. Un sondage fait par l’Express indique que ses lecteurs n’y croient pas. Pour 54 % d’entre eux, c’est de l’enfumage. Ils ne croient pas si bien dire. Du reste, la « stabilisation du chômage » n’est pas partagée par tous. Le chômage augmente de 0.4% en Alsace, de 1.3% en Aquitaine, de 0.5% en Yonne, de 0.9% en Languedoc-Roussillon, de 1,4% en Gironde, voire de 1.7% dans le Doubs. Mais il se stabilise en Picardie, PACA et dans les Rhônes-Alpes.

C’est essentiellement sur les contrats dit de génération – soit 500.000 prévus en 5 ans, les stages et les contrats aidés que le gouvernement prévoit de jouer pour renverser la courbe du chômage. C’est-à-dire sur des moyens typiquement socialistes, coûteux pour l’Etat et en partie déconnectés de l’économie réelle. Quant à celle-ci, elle est paralysée par la rigueur et le marasme, non seulement français, mais aussi mondial, et ne devrait redémarrer que grâce à la Chine et à l’Asie. Chine qui est en train de réussir ce que les Etats-Unis avaient accomplis avec le new deal : se relancer par des grands travaux publics. Stratégie qui est inapplicable en France : les gouvernements successifs oublient trop souvent deux facteurs majeurs : la taille du pays et sa puissance tant financière qu’en ressources naturelles. En France, il faut, d’après des économistes, au moins 1.4% de croissance annuelle pour que l’économie créée des emplois, et que les dispositifs coûteux du gouvernement se transforment en boosters. On en est loin : la prévision de croissance pour 2013 faite par le gouvernement est jugée très optimiste, et la croissance réélle ne devrait pas dépasser +0.1% sur les six premiers mois. Un encéphalogramme économiquement plat qui permet de se demander s’il y a un pilote dans l’avion.

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Le chômage baisse enfin en Bretagne

28 Déc

Bonne nouvelle pour Noël en Bretagne. Alors que la France gagne 30.000 chômeurs de plus (+0.9%), la Bretagne en perd 293 et voit son chômage baisser de 0.15%. Une baisse qui vient mettre fin à dix mois consécutifs de hausse du chômage dans les cinq départements de la Bretagne historique.

Depuis février 2012, la Bretagne a gagné 19561 chômeurs (+10.3%). Dans le détail, en novembre, les Côtes d’Armor gagnent 94 chômeurs (+0.40%) et le Morbihan 154 (+0.50%). Le Finistère en perd 154 (-0.40%), l’Ille-et-Vilaine 209 (-0.5%) et la Loire-Atlantique 167 (-0.30%).  Dans ce dernier département, la baisse du chômage est tirée par l’augmentation du taux d’emploi des jeunes, notamment des jeunes femmes dont le chômage baisse de 4.2% sur un mois. Dans le Finistère, le chômage baisse pour la première fois depuis six mois, dans les Côtes d’Armor depuis neuf mois, et depuis huit mois en Loire-Atlantique. Dans le Morbihan, la dernière baisse remonte à cinq mois et à huit mois dans les Côtes d’Armor.

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Cette bonne nouvelle s’accompagne d’une autre : les Chantiers de Saint-Nazaire ont engrangé une méga-commande. Cependant, les travailleurs devront encore supporter au moins trois mois de chômage technique et la déconfiture de certains sous-traitants (PMO Navale par exemple) devrait se poursuivre. N éanmoins, la baisse de novembre fait écho à un mouvement de fond, amorcé par la décélération de la progression du chômage en octobre. A nouveau, comme en janvier 2012, la Bretagne se singularise en résistant mieux que d’autres à la crise et au flou artistique qui règne au sein de la politique économique  du gouvernement de Paris.

L’accalmie risque cependant d’être de courte durée : effet des surcroîts de commandes pour les fêtes, les soldes et les inventaires, les offres d’emploi précaires augmentent. La baisse des offres d’emploi supérieures à 6 mois continue sur le même rythme que les deux mois précédents. 2807 offres d’emplois d’une durée supérieure à 6 mois ont été collectées en octobre, en Loire-Atlantique. Elles n’étaient plus que 2448 en novembre.

La Normandie recrute 

Autour de la Bretagne, la situation s’améliore globalement, à l’exception notable de l’Anjou. La Manche perd 201 chômeurs de catégorie A en novembre (-1%). Le chômage est stable dans l’Orne (-0.1%) et baisse dans le Calvados (-0.7%). La DIRECCTE locale a dressé la liste des professions qui peinent à recruter. La Basse-Normandie recherche des géomètres, des dessinateurs industriels, des ingénieurs, des bouchers et des infirmiers. Le Maine-et-Loire (Anjou) gagne 360 chômeurs en novembre (+1%). La Mayenne en perd 65 (-0.7%).  La Sarthe en gagne 19 (+0.1%). En Vendée, avec 11 chômeurs de moins, le taux de chômage stagne.

Inquiétude sur les emplois rennais de ST-Ericsson

12 Déc

Le PDG de STMicroelectronics, Carlo Bozzotti, a présenté un plan stratégique qui conduira l’entreprise à se dégager de ST-Ericsson, co-entreprise faite avec Ericsson et spécialisée dans les puces pour mobiles. Les salariés sont inquiets, d’autant plus que le comité d’entreprise dans l’après-midi du 11 décembre n’a pu apporter d’éclairage sur l’avenir de leurs emplois.

stm5-rennes-2005ST Ericsson emploie 1100 personnes, dont 700 à Grenoble, dans le Dauphiné, 300 au Mans dans le Maine et 70 en Bretagne à Rennes, rescapées d’une implantation autrement plus importante saignée à blanc en 2003-2004 Les équipes françaises sont dédiées au développement de puces combinant modem et processeur d’application pour le marché des smartphones.

Les syndicats dénoncent la perte d’une activité stratégique et appellent les Etats français et italien, qui détiennent chacun 13.5% du capital de STMicroelectronics, à s’opposer au plan et sauver leurs emplois. En effet, ST-Ericsson pourrait être rachetée par Apple et l’activité processeur d’application serait liquidée. STMicroelectronics est la 3e entreprise qui tente de se sortir du marché des puces pour mobiles, après Texas et Intel.  La Bourse a salué l’annonce : le cours de l’action de ST Micro est monté de 4.4% lundi, 0.4% mardi et 0.54% aujourd’hui.

La Loire-Atlantique tempère la hausse du chômage breton

27 Nov

Le chômage continue à augmenter en Bretagne,  mais près de trois fois moins vite qu’en septembre. En octobre, le nombre de chômeurs de catégorie A n’a en effet augmenté « que » de 1.16%, contre 3.39% sur le mois précédent.

La Bretagne compte maintenant 189870 chômeurs de catégorie A (aucune activité). Le chômage y augmente depuis neuf mois consécutifs, la dernière embellie passagère ayant eu lieu en janvier 2012.  C’est essentiellement la bonne tenue de la Loire-Atlantique qui sauve la mise. En octobre, le Morbihan a 900 chômeurs de plus (+3%), l’Ille-et-Vilaine 537 (+1.3%), les Côtes d’Armor 349 (+1.5%), le Finistère 306 (+0.8%) et la Loire-Atlantique…97 (+0.017%). Sur un an, les quatre départements de la Bretagne administrative enregistrent 15% de chômeurs en plus, tandis que la Loire-Atlantique n’a que 11% de chômeurs supplémentaires.

Les départements limitrophes de la Bretagne s’en sortent aussi honorablement. La Vendée enregistre ce mois-ci une hausse de 1.2% de son taux de chômage, le Maine-et-Loire une baisse de 1.4% (500 de moins). La Vendée gagne 12.8% de chômeurs sur l’année, contre 11.1% pour le Maine-et-Loire. Plus éprouvée, la Mayenne enregistre ce mois-ci 97 chômeurs de plus, soit une hausse de 1.0% et de 19.6% sur un an. Dans la Manche, la chambre de commerce et d’industrie (CCI) du centre et sud de la Manche évoque une année « difficile » pour les bassins d’emplois  mais variable selon l’éloignement de la Bretagne. Ainsi, le bassin d’emploi d’Avranches n’enregistre que 5.5% de chômeurs en plus sur un an, celui de Granville encore moins, contre 11.3% dans le bassin de Saint-Lô et 10% dans celui de Coutances.

En France, plus de 45.000 chômeurs nouveaux ont fait leur apparition dans les statistiques en octobre 2012, portant le chômage à un niveau inégalé depuis le printemps 1998. Il y a désormais 3 103 000 chômeurs France métropolitaine, et 3 350 000 en intégrant les DOM-TOM. Les licenciements économiques sont en forte augmentation sur le mois (+12.7%) et aucune accalmie de la hausse n’est à prévoir avant mi voire fin 2013.

Vers une réduction de la casse de l’emploi à PSA Rennes ?

13 Nov

Selon un audit réalisé par le cabinet Secafi sur le groupe PSA, le site rennais aurait besoin de réembaucher 360 salariés pour assurer la production en 2016.

Le cabinet a proposé de baisser d’autant le nombre de suppressions de postes. Pour l’heure, la direction, qui prévoit deux années 2013 et 2014 très incertaines,  a décidé d’exclure cette proposition. Ainsi, des 1.400 salariés qui doivent quitter le site, 400 se verraient proposer des reclassements sur l’ensemble des sites PSA (sauf l’usine d’Aulnay qui ferme), 400 autres salariés pourraient obtenir des postes à la Janais, dans des entreprises qui occuperaient des espaces laissés vacants par l’usine, et 600 autres devraient quitter PSA. Parmi eux, un nombre conséquent d’employés âgés de 55 ans et plus, pour lesquels la mise en place d’un dispositif de préretraites est très probable.

La prochaine réunion entre la direction du site, la préfecture et les syndicats aura lieu début 2013. La réduction d’effectifs du site devrait alors être connue avec plus de détails, ainsi que les modalités de l’implantation d’entreprises sur place pour occuper une partie de l’effectif et renforcer l’outil industriel. Les syndicats restent vigilants devant ce qu’un col bleu du site qualifie de « perspectives fantomatiques » : en effet, le plan social commencera en juin 2013 alors que l’implantation d’entreprises sur le site n’est pour l’heure pas prévue avant 2014.

Le chômage explose en Bretagne en septembre

25 Oct

3.39% de hausse du chômage sur l’ensemble des cinq départements Bretons, en catégorie A sur le mois de septembre. Ou comment l’économie salue à sa façon le flou politique qui régit la France. La Bretagne compte désormais près de 187.700 chômeurs, six mille de plus que le mois précédent.

La plus forte hausse se constate en Ille-et-Vilaine, avec 1966 chômeurs de plus (5%), suivie de près par les Côtes d’Armor (830, 3.70%), la Loire-Atlantique (1597, 3.0%), le Finistère (1151, 3.1%) et achevée par le Morbihan (617, 2.10%).

La hausse serait due à la fin massive des contrats d’intérim et CDD d’été, mais encore, pour les départements de la Basse-Bretagne, aux licenciés de chez Doux (ceux du moins qui n’ont pas choisi le dispositif de formation et reconversion, soit environ 20% de l’effectif), et en Ille-et-Vilaine aux départs de chez PSA. Le chômage devrait continuer à augmenter dans les prochains mois, tant en Bretagne qu’en France, et devrait être tempérée dans le secteur marchand et l’industrie par les contrats temporaires dus au surcroît d’activité pour les fêtes, puis pour les soldes et les inventaires.

En France, il y a fin septembre 3.057.900 chômeurs, une hausse de 1.6% sur un mois. 13% des 46.900 nouveaux chômeurs sont Bretons. Même si le mois prochain la hausse est moindre, le pic atteint en 2009 (3.073.200) devrait être mécaniquement dépassé. A la lumière des chiffres provenant d’autres régions de France, la hausse du chômage est principalement nourrie par les départements du nord-ouest du pays, du grand Est et du centre. Avec des évolutions qui atteignent 5.4% dans le Maine-et-Loire, 5.0% dans la Sarthe, 5.2% en Haute-Saône, 6.4% en Corrèze, 2.6% dans les Ardennes ou 3% dans l’Eure.

Ajustements massifs des statistiques par les pouvoirs publics

Le site Agoravox relance la polémique sur la crédibilité de ces chiffres officiels. En effet, le gouvernement a joué sur tous les leviers pour atténuer la hausse. Ainsi, au niveau national, 64% des sorties de Pole Emploi sont dues à des radiations. Soit 295.100 personnes concernées, dont 37 400 radiations administratives; une partie de ces derniers réintégreront donc les statistiques en octobre, si leur radiation est reconnue comme abusive par les services de Pole Emploi ou par la justice. A peine 20% des sorties de Pole Emploi sont représentées par les reprises effectives d’emploi (pour 92.200 personnes), et encore, en comptant les emplois aidés etc. Les stages explosent, +37.5% ce mois-ci, pour 41.100 personnes au total. Le site fait aussi la liste des « demandeurs d’emploi invisible » pour arriver à un discutable total de 8.5 millions de chômeurs en France, qui reste à prouver statistiquement. En sachant qu’une grande part des chômeurs, visibles (dans les catégories A à E) ou non, travaille « au noir » dans ce qu’on appelle « l’économie grise » (30% des emplois à Marseille, 20% dans le Nord), les 8.5 millions de chômeurs, s’ils existent, ne signifient pas 8.5 millions de désoeuvrés. Les bourgeois peuvent dormir tranquilles, les barricades au faubourg Saint-Antoine ce n’est pas pour demain.

Rappel du bulletin d’août 2011

En août 2012, la hausse du chômage en Bretagne se poursuit pour le 7e mois consécutif. Notre pays a 870 chômeurs de plus en catégorie A, soit une hausse de 0.48%. L’emploi saisonnier et la baisse du chômage dans les Côtes d’Armor contribuent à sauver les meubles. L’emploi des jeunes s’améliore, ce qui n’est pas le cas de celui des seniors.

Les Côtes d’Armor perdent 190 chômeurs (-0.84%), l’Ille-et-Vilaine en gagne 60 (+0.15%), le Morbihan 170 (+0.58%). Le Finistère (+0.95% soit 350 chômeurs de plus) et la Loire-Atlantique (+0.91% soit 480 chômeurs) fournissent, eux, les plus gros contingents de chômeurs Bretons. Depuis février 2012, début de la hausse ininterrompue du chômage, le nombre de chômeurs Bretons augmente de 6.3 % pour atteindre 181.526 personnes.

En France, le nombre de chômeurs augmente de 0.8% sur un mois pour dépasser 3 millions de chômeurs. Le chômage augmente presque deux fois moins en Bretagne qu’en France. C’est le 2e mois consécutif où le chômage augmente moins vite en Bretagne qu’en France.

Dans le détail les fins de mission d’intérim et de CDD contribuent de plus en plus à l’accroissement du nombre de chômeurs. Partout sauf en Ille-et-Vilaine (+0.6%), du fait de l’emploi saisonnier, le chômage des jeunes diminue, par exemple de 3.7% pour les jeunes femmes en Côtes d’ Armor. Dans ce même département, le nombre d’offre d’emplois non durables, inférieurs à six mois, s’effondre (-6.3%) sur un mois. Dans le Finistère, le chômage des seniors continue à augmenter, et ce sont les offres d’emploi durables cette fois qui diminuent drastiquement (-7.3%), un mouvement commun à toute la Bretagne, hors Loire-Atlantique, qui en dit long sur la morosité des employeurs. Le chômage des seniors (+ de 50 ans) augmente en moyenne de 2%. Seul le département capitale de Bretagne échappe à la baisse des offres d’emplois collectées  (pages 13 et 14) puisqu’elles augmentent de 12% sur un mois.

Rappel du bulletin de juillet 2012

Les mois passent et la hausse du chômage continue. Depuis 15 mois pour la France qui compte désormais 2.987.100 chômeurs de catégorie A (2.806.444 sans les Bretons)  et le chômage y augmente de 1.4% avec 41.300 chômeurs de plus. Depuis 6 mois pour la Bretagne où le chômage croît de 1.16% avec 2076 nouveaux chômeurs.

Mais contrairement au mois dernier où la hausse avait atteint 1.66% en Bretagne, le double de celle enregistrée en France (0.81%), ce mois-ci, les chômeurs Bretons qui représentent 6% des chômeurs français ne contribuent qu’à hauteur de 5% à la hausse du chômage. Si bien que pour une fois, le chômage s’accroit moins en Bretagne qu’en France. Pourvu que cela dure… Dans le détail, l’Ille-et-Vilaine qui plombait les statistiques bretonnes depuis des mois ne gagne en juillet que 120 chômeurs (+0.31%), la Loire-Atlantique 566 (+1.08%), le Finistère 480 (+1.32%), les Côtes d’Armor 330 (+1.48%) et le Morbihan 580 (+2.03%). Il est important de savoir qu’avec ses 52 766 chômeurs, la Loire-Atlantique représente presque 30% des chômeurs Bretons.

La hausse du chômage touche en priorité, en Loire-Atlantique (pages 1-2 et 13-14), les jeunes de moins de 25 ans des deux sexes. Dans les Côtes d’Armor, ce sont les hommes de plus de 50 ans les plus concernés (+4.4% sur un mois). Dans le Finistère, ce sont aussi les seniors hommes les plus précarisés (+2.8 %). Du fait des emplois saisonniers notamment, le chômage des moins de 25 ans n’augmente pas, voire décroît fortement comme en Ille-et-Vilaine chez les jeunes filles (-4.5% sur un mois). Le Morbihan connaît une évolution inverse avec +5% de hausse chez les jeunes des deux sexes.