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Inquiétude sur les emplois rennais de ST-Ericsson

12 Déc

Le PDG de STMicroelectronics, Carlo Bozzotti, a présenté un plan stratégique qui conduira l’entreprise à se dégager de ST-Ericsson, co-entreprise faite avec Ericsson et spécialisée dans les puces pour mobiles. Les salariés sont inquiets, d’autant plus que le comité d’entreprise dans l’après-midi du 11 décembre n’a pu apporter d’éclairage sur l’avenir de leurs emplois.

stm5-rennes-2005ST Ericsson emploie 1100 personnes, dont 700 à Grenoble, dans le Dauphiné, 300 au Mans dans le Maine et 70 en Bretagne à Rennes, rescapées d’une implantation autrement plus importante saignée à blanc en 2003-2004 Les équipes françaises sont dédiées au développement de puces combinant modem et processeur d’application pour le marché des smartphones.

Les syndicats dénoncent la perte d’une activité stratégique et appellent les Etats français et italien, qui détiennent chacun 13.5% du capital de STMicroelectronics, à s’opposer au plan et sauver leurs emplois. En effet, ST-Ericsson pourrait être rachetée par Apple et l’activité processeur d’application serait liquidée. STMicroelectronics est la 3e entreprise qui tente de se sortir du marché des puces pour mobiles, après Texas et Intel.  La Bourse a salué l’annonce : le cours de l’action de ST Micro est monté de 4.4% lundi, 0.4% mardi et 0.54% aujourd’hui.

Le site d’info libre Owni se meurt

6 Déc

Sale temps pour l’information indépendante en France. Le site indépendant – et non subventionné – Owni est sur la voie de garage. Tiraillé entre une armée mexicaine de directeurs et son modèle économique, il est parti pour licencier ses journalistes et se reconvertir en agence de prestation pour les médias.

 

Un de perdu en France

owniPetite PME de 17 personnes, Owni compte 11 cartes de presse et pourrait se séparer de 9 journalistes, en ne gardant que ses développeurs. La transformation serait impulsée par le fonds d’investissement Avenport qui a investi entre 1 et 1.5 millions d’€ dans le média, qui fonctionne sans pub et sans subventions, adossé qu’il était à une société éditrice d’applications mobiles, 22 mars, dont il se sépare. Owni compte cinq directeurs : un directeur artistique, un directeur commercial, un directeur technique, un directeur de rédaction et le président Didier Adès. Le directeur de rédaction a annoncé son départ, parce qu’il est opposé à la fusion avec la – confidentielle et novatrice – revue Usbek et Rica. Owni, nouvelle édition, pourrait « rédiger des e-books payants sur l’information chaude« , des sujets brûlants tels que la guerre en Syrie ou Notre-Dame des Landes, à destination d’un public plutôt professionnel.

Owni.fr s’est vu décerner à Boston le titre de meilleur site d’informations en ligne, en langue non anglaise en 2010 et 2011, par l’association américaine de l’information en ligne (ONA). Il avait notamment mis au point les « War Logs », une application permettant de visualiser les documents confidentiels de l’armée américaine divulgués par WikiLeaks, fin 2010. Il a aussi dénoncé le scandale des subventions que l’Etat accorde à la presse papier pour diverses raisons  (modernisation, marketing, développement en ligne…) Celle-ci survit dans un modèle vermoulu alors que l’Europe cherche depuis des années à siffler la fin de partie des subventions et des charges qui pèsent sur le marché très encadré de la presse. A titre d’exemple, Ouest-France perçoit en 2011 14.1 millions d’€ en 2008, Libé 8.9 millions, Le Monde 16.9 millions, Le Figaro 15.9 millions, le Télégramme 3.7 millions. Du côté de la presse en ligne, pas mieux : 249.000 € pour Rue89 en 2010, 200.000 en 2011, 199.000€ pour Slate en 2010, autant pour Mediapart en 2010 et 2011…

 

Un de retrouvé en Bretagne ?

Nous vous annoncions le 29 novembre que l’Agence Bretagne Presse renonçait à être un média. Finalement, la vénérable ABP, prise en porte-à faux avec son honneur et faisant l’objet de diverses pressions, s’est ravisée en suivant des péripéties dignes du feuilleton UMP que nous nous abstenons de relater ici. Elle continue à voguer, sans trouver de solutions à sa crise d’âge. Si bien que ça recommencera, d’ici quinze jours, ou trois mois. Mais enfin, elle est là.

Journée d’action sur tous les sites Alcatel le 6 décembre

5 Déc

Pour protester contre le plan de suppression de 934 emplois, dont 281 sur les trois sites Bretons  de Orvault, Rennes et Lannion, l’intersyndicale d’Alcatel prévoit demain une journée d’action sur tous les sites. Des débrayages auront lieu sur les sites en province, tandis que des salariés rejoindront Paris en car, pour un rassemblement devant le siège, de 11 h 30 à 14 h00, au 3, avenue Octave Gréard dans le VIIe arrondissement. La direction a prévu de recevoir une délégation des syndicats, qui attendent environ 800 salariés sur place.

La Basse-Loire paie le sauvetage de Florange

4 Déc

La presse, les syndicats et les politiciens se félicitent à qui mieux mieux du sauvetage de Florange, qui évite au pays la honte d’une nationalisation en 2012. Certes, mais ils oublient que partager un gâteau en deux ne fait pas deux gâteaux.

Sur le même travail – le packaging (la fabrication d’emballages métalliques) – Arcelor Mittal a deux sites. Une implantation structurellement peu viable et située à l’écart des grands axes de circulation, dans une région en déprise démographique et industrielle – Florange. Une autre au beau-milieu d’un marché dynamique et près d’un grand port – Basse Indre, à l’ouest de l’agglomération nantaise (Indre).

arcelor-mi-basse-indreEn période de crise, le travail alloué aux deux sites diminue. La charge de travail, aussi. Supprimer l’activité de Florange aurait permis de donner plus d’emplois – et même d’en créer en Bretagne. Maintenir, à grands frais (180 millions d’€ + 200 millions d’€ si le projet Ulcos est mis en place) les emplois de Florange ne permet pas d’en créer sur place, et diminue la charge de travail ailleurs, donc obère l’emploi sur d’autres sites.

En l’espèce, la charge de travail pour le laminage (amincissement des tôles) et le décapage (suppression de la couche d’oxyde de surface) sera envoyée de Basse-Indre vers Florange, alors que l’étamage (dépôt d’une couche de cuivre) sera renforcé sur le site Breton, qui devrait se concentrer sur la production de boîtes de conserves. Ce plan devrait faire l’objet de discussions avec les syndicats de Basse-Indre et ne devrait pas se traduire par des licenciements, 40 à 50 personnes étant redéployées du laminage vers les finitions.

Il n’en reste pas moins que Valerie Rosso Debord, spécialiste des accusations à l’emporte-pièce  à l’UMP avec sa collègue et compatriote lorraine Nadine Morano, en est pour ses frais, tout comme le Point. Qu’il y ait eu ou non un « accord secret » entre Mittal et Ayrault, le sauvetage de Florange se fait aux frais du site nantais et est tant pour l’usine lorraine que pour le site Breton une hérésie économique. Et peut-être même politique. Parce que le plus fort de la crise sera en 2013-2014, la charge de travail devrait encore baisser, et à un moment ou à un autre, Mittal ne pourra plus maintenir tous ces emplois à prix d’or, et devra faire un choix. Résumons-nous : des salariés lorrains bercés d’espoirs mensongers, un péril politique qui n’est que provisoirement écarté, et deux sites industriels fragilisés. Le redressement productif, c’est maintenant.

Les libéraux rejoignent Borloo

4 Déc

Le parti de Borloo fait de nouvelles victimes. A cause, notamment, de la crise qui déchire l’UMP, les libéraux ne s’y sentent plus à leur place et veulent rejoindre l’UDI pour que leur voix y soit entendue.

Arnauyd Dassier

Arnaud Dassier

aurélien-véron

Aurélien Véron

Ce sera officiel dans deux jours, la jeune garde des libéraux rejoint l’UDI, Aurélien Véron et Arnaud Dassier en tête. Ce dernier, fils du directeur de LCI (1996-2008) Jean-Claude Dassier, s’est illustré récemment dans l’offensive « virale » sur Facebook et Twitter du mouvement des Pigeons, où près de 70.000 entrepreneurs ralliés par le hashtag #geonpi ont fait reculer le gouvernement socialiste sur la réforme de leur statut. Il avait été en 2007 le responsable internet de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et a quitté l’UMP en 2011 en dénonçant « l’opacité » des investitures : il briguait la 3e circonscription du Loiret (Sologne, Giennois), pour laquelle la candidature d’un député local radical-valoisien, Claude de Ganay, a été préférée.  De son côté, Aurélien Véron  a dirigé l’association libérale Liberté Chérie jusqu’en février 2006, puis été dans le comité directeur d’Alternative Libérale avant de fonder le Parti Libéral Démocrate en septembre 2008.

L’UMP fragilisée plus encore ?

Alain Madelin, qui fut jadis président de Démocratie Libérale (DL) avant qu’elle ne se fonde dans l’UMP, ne rejoindra pas, lui, l’UDI, prétextant son retrait de la politique. En revanche, plusieurs hommes politiques de l’UMP qui étaient avec lui à DL sont toujours actifs, notamment l’ex-député vannetais François Goulard (filloniste) ou le drômois Hervé Mariton (non aligné), qui ont continué à affirmer leur particularité en soutenant de Villepin au sein de l’UMP. Le nom d’Hervé Mariton, présent en voisin au congrès du Nouveau centre qui s’est tenu à Valence (Drôme) ce 2 décembre, est de plus en plus cité parmi les prochaines personnalités de l’UMP qui pourraient entrer à l’UDI, qui a déjà beaucoup profité de la crise interne à l’UMP.

L’UDI de Borloo capte 1% de l’UMP

30 Nov

Alors que les conséquences des élections UMP continuent à diviser le parti, dont les modérés – tant fillonnistes que copéistes s’efforcent d’éviter la scission définitive – les partis tant à droite (FN) qu’à gauche (UDI) de l’UMP font recette.

L’UMP comptait au moment des élections internes 324 945 adhérents à jour de cotisation, d’après la commission de contrôle desdites élections (Cocoe). Parmi ces adhérents, un tiers à peine sont vraiment actifs, et c’est dans leurs rangs – notamment parmi des militants de la base excédés de constater combien les élites parisiennes du parti sont loin de leurs préoccupations – que se recrutent les transfuges.

UDIHier nous vous relations les difficultés des sections locales à connaître le nombre d’adhésions causées par le feuilleton UMP. En effet, on peut adhérer à l’UDI en rejoignant l’une des formations politiques qui forment cette confédération de partis, ou directement via Internet. Ce qui donne une pléthore de flux, plus ou moins centralisés au niveau national, avec un temps de retard.

De source confidentielle, au sein des instances nationales de l’UDI, on nous confie que, depuis le début de la crise à l’UMP, il y a eu « 7000 adhésions directes, dont 2500 à 3000 proviennent de l’UMP ». Soit environ 1% des effectifs du parti. Des informations en décalage avec le discours officiel des responsables du parti, qui déclarent enregistrer près de 1000 adhésions par jour; ce discours apparaît pour notre source motivé par des considérations stratégiques : « c’est le moment où jamais pour l’UDI de s’engouffrer dans la brèche ouverte par le fouillis inextricable de la situation de l’UMP« .

Néanmoins, la question qui intéresse les responsables politiques locaux de l’UDI n’est pas tant de connaître le nombre de militants que de savoir si les nouveaux adhérents militeront vraiment. Du reste, l’organisation fébrile des municipales en 2014, avec des listes qui se constituent un peu partout sur le territoire, permettra de le savoir rapidement.

La Loire-Atlantique tempère la hausse du chômage breton

27 Nov

Le chômage continue à augmenter en Bretagne,  mais près de trois fois moins vite qu’en septembre. En octobre, le nombre de chômeurs de catégorie A n’a en effet augmenté « que » de 1.16%, contre 3.39% sur le mois précédent.

La Bretagne compte maintenant 189870 chômeurs de catégorie A (aucune activité). Le chômage y augmente depuis neuf mois consécutifs, la dernière embellie passagère ayant eu lieu en janvier 2012.  C’est essentiellement la bonne tenue de la Loire-Atlantique qui sauve la mise. En octobre, le Morbihan a 900 chômeurs de plus (+3%), l’Ille-et-Vilaine 537 (+1.3%), les Côtes d’Armor 349 (+1.5%), le Finistère 306 (+0.8%) et la Loire-Atlantique…97 (+0.017%). Sur un an, les quatre départements de la Bretagne administrative enregistrent 15% de chômeurs en plus, tandis que la Loire-Atlantique n’a que 11% de chômeurs supplémentaires.

Les départements limitrophes de la Bretagne s’en sortent aussi honorablement. La Vendée enregistre ce mois-ci une hausse de 1.2% de son taux de chômage, le Maine-et-Loire une baisse de 1.4% (500 de moins). La Vendée gagne 12.8% de chômeurs sur l’année, contre 11.1% pour le Maine-et-Loire. Plus éprouvée, la Mayenne enregistre ce mois-ci 97 chômeurs de plus, soit une hausse de 1.0% et de 19.6% sur un an. Dans la Manche, la chambre de commerce et d’industrie (CCI) du centre et sud de la Manche évoque une année « difficile » pour les bassins d’emplois  mais variable selon l’éloignement de la Bretagne. Ainsi, le bassin d’emploi d’Avranches n’enregistre que 5.5% de chômeurs en plus sur un an, celui de Granville encore moins, contre 11.3% dans le bassin de Saint-Lô et 10% dans celui de Coutances.

En France, plus de 45.000 chômeurs nouveaux ont fait leur apparition dans les statistiques en octobre 2012, portant le chômage à un niveau inégalé depuis le printemps 1998. Il y a désormais 3 103 000 chômeurs France métropolitaine, et 3 350 000 en intégrant les DOM-TOM. Les licenciements économiques sont en forte augmentation sur le mois (+12.7%) et aucune accalmie de la hausse n’est à prévoir avant mi voire fin 2013.

Corse-matin pourrait passer sous pavillon Breton

22 Nov

Rien n’arrête le capital Breton. Il pourrait ainsi très bien prendre le contrôle du pôle Sud. Pas chez les manchots, mais au pôle sud de Hersant. En effet, le groupe Hersant cherche à vendre ses journaux du sud, et François Pinault s’est montré très intéressé.

La presse écrite est en crise. Pas seulement en France où ses effectifs plethoriques et ses structures archaïques sont maintenus par l’Etat à grand renfort de subventions. En Allemagne, la deuxième agence de presse du pays, DAPD, ferme, et un quotidien du centre-gauche de Francfort (Frakfurter Rundschau) a mis la clé sous la porte. C’est pourquoi le groupe Hersant Média ne s’attendait pas qu’il puisse y avoir des repreneurs intéressés par ses quatre titres méridionaux La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin.

En Corse, le Corse-Matin est un peu « la voix de la France », les Corses ayant développé leurs propres médias indépendants (A piazetta, Corse-net.info …) tant en français qu’en corse pour garantir la diversité et la qualité de l’information. Le titre du groupe Hersant est couramment appelé le « stracciu », comprendre le torchon, le chiffon. Il est peu probable que les Corses se formalisent donc qu’il passe sous la bannière de l’hermine.

Parce que c’est bien parti pour. L’industriel François Pinault, né aux Champs-Géraux (22), deux ans après que la commune se soit détachée d’Evran, s’intéresse de près à ces titres méridionaux locaux. Il possède déjà le Point, depuis 1997, mais aussi Historia et la Recherche. D’après le Figaro il aurait confié à Cyril Duval, président du Point, et à François-Olivier Giesbert, directeur du magazine, le soin d’étudier le dossier.

Le garage Odyssée Automobiles de Bouvron en liquidation judiciaire

17 Nov

Le garage Odyssée Automobiles, sur la route de Campbon à Bouvron, vient d’être placé en liquidation judiciaire. Les années d’expérience du garagiste n’ont pas réussi à sauver l’affaire située ZA de la Druge Chevaux, à 2 km à l’ouest du bourg, et ouverte en août 2011. L’entreprise n’a plus les moyens de faire face au retour des véhicules sous garantie et au paiement de ses charges. Pour toutes réclamations, s’adresser au notaire Me DUPONT Raymond, 14 bd de la Paix, 56000 Vannes (02-97-45-03-04).

Grève dure chez Novandie à Marcillé-Raoul

7 Nov

A la laiterie Novandie de Marcillé-Raoul, la grève a repris. Pour la même raison que précédemment : le groupe Andros dont dépend Novandie veut appliquer une restructuration de sa filiale déficitaire et supprimer des postes, dont 76 sur le site Breton.

En juillet, un conflit avait déjà opposé les 168 salariés à leur direction. Cette grève, qui avait valeur d’avertissement  visait à la fois à protester contre les suppressions de postes et la diminution de la production. L’usine, qui fabrique les yaourts Mami Nova, verra sa production passer de 25.000 tonnes annuelles à 15.000 une fois le plan mis en pratique. Le site se trouve à Marcillé-Raoul, village au carrefour des axes Rennes – Mont St Michel (D91) et Dinan-Fougères (D794).

Les syndicats imputent la nécessité de la restructuration à la « mauvaise gestion » du groupe Andros, qui a tout misé sur la nouvelle usine d’Auneau, dans l’Eure-et-Loir. Unité qui a comme avantage premier d’être proche de la région parisienne et bien desservie par les routes. Novandie possède d’autres sites, à Maromme près de Rouen, à Laval, un entrepôt à Moulineaux (76), à Savigné l’Evêque en Sarthe, à Auneau, donc, à Rozet-saint-Albin (Aisne) et à Vieil Moutier.

Les salariés de l’usine bretonne se sont remis en grève à l’approche de la fin du processus de mise en place du plan de restructuration, dont la préparation doit être bouclée le 13 novembre. Ils sequestrent, sans violence, le directeur du site Olivier Sainte-Beuve, ainsi que le DRH, Yann Lapeyronnie. Les salariés réclament 50.000 € d’indemnité par salarié licencié, des accords de pré-retraite et des garanties jusqu’en 2018 pour l’usine, dont ils suspectent le transfert de la production sur le site d’Auneau.

Novandie est une entreprise habituée aux conflits sociaux. En 2011, les ouvriers et syndicats de Maromme ont réussi à empêcher le départ d’une chaine de production de l’usine vers l’unité de Vieil-Moutiers. Par ailleurs, le site de Pomly (Novandia) dans l’Aisne doit être fermé ou repris. Ses 93 salariés se voient proposer 200 reclassements internes au groupe. Pour l’heure, il n’y a aucun repreneur connu pour l’usine.

En Bretagne l’informatique ne connait pas la crise

5 Nov

Crise ou pas crise, l’informatique nantaise recrute. Bassin d’emploi dynamique, en forte croissance, nombreux besoins, les explications de la bonne santé du secteur à Nantes et en Bretagne sont nombreuses. Ainsi, trois entreprises de la capitale Bretonne recherchent 320 ingénieurs et informaticiens.

Ce sont toutes trois des sociétés de services en ingéniérie informatique (SSII) , à savoir les sociétés GFI, SII et Steria. GFI est la deuxième SSII de l’Ouest de la France et recherche 200 collaborateurs depuis février 2012. Steria, quant à elle, est une multinationale de 18.300 personnes sur 16 pays, qui recrute à feu continu chaque année dans les deux métropoles de la Haute-Bretagne ; elle est installée à Brest, à Saint-Herblain (44) depuis 2002 et à Rennes. SII prévoit le recrutement de 650 ingénieurs en France et recherche une vingtaine de postes pour ses implantations à Lannion, Nantes, Brest et plus de 40 pour la seule agence de Rennes.

Il n’y a pas que Nantes où l’informatique bretonne est en plein boom. Les grandes sociétés de service en informatique se trouvent implantées le plus souvent dans toutes les grandes villes Bretonnes, d’où des recrutements éparpillés sur l’ensemble du territoire. Par ailleurs, Nantes n’a pas le monopole des start-up innovantes. Ainsi Taztag, la société de Bruz qui a inventé la carte bancaire digitale  recherche un ingénieur IHM.

Il n’en reste pas moins que la capitale Bretonne est l’endroit où il y a la plus grande concentration d’entreprises et de besoins, d’où une pêche aux emplois plus fructueuse pour les jeunes diplômés, premiers visés. Par exemple Lengow, société créée en 2009 par Mickaël Froger et Jérémie Peiro et spécialisée dans l’optimisation des sites de vente en ligne. Sur son site, elle recherche  un traffic manager, deux développeurs PHP/MySQL/Python, et neuf commerciaux pour les marchés européens et français.De même, la société Infotel présente à Nantes, Rennes le Mans, Niort, Brest et Quimper recrute plusieurs dizaines de personnes, notamment des chefs de projets Java  pour ses agences Bretonnes. La société Shaft, créée en 2009, possède son siège social à Nantes qui compte 25 personnes et une agence à Paris composée d’une dizaine de collaborateurs. Elle recherche  actuellement pour Nantes un team leader et des ingénieurs d’étude PHP, Java et SharePoint. Enfin, le cabinet nantais de recrutement d’experts informatiques Externatic, créé en 2011, propose actuellement 17 postes en intérim et en CDI  sur Nantes et Ancenis chez ses divers clients, dont System U

Le chômage explose en Bretagne en septembre

25 Oct

3.39% de hausse du chômage sur l’ensemble des cinq départements Bretons, en catégorie A sur le mois de septembre. Ou comment l’économie salue à sa façon le flou politique qui régit la France. La Bretagne compte désormais près de 187.700 chômeurs, six mille de plus que le mois précédent.

La plus forte hausse se constate en Ille-et-Vilaine, avec 1966 chômeurs de plus (5%), suivie de près par les Côtes d’Armor (830, 3.70%), la Loire-Atlantique (1597, 3.0%), le Finistère (1151, 3.1%) et achevée par le Morbihan (617, 2.10%).

La hausse serait due à la fin massive des contrats d’intérim et CDD d’été, mais encore, pour les départements de la Basse-Bretagne, aux licenciés de chez Doux (ceux du moins qui n’ont pas choisi le dispositif de formation et reconversion, soit environ 20% de l’effectif), et en Ille-et-Vilaine aux départs de chez PSA. Le chômage devrait continuer à augmenter dans les prochains mois, tant en Bretagne qu’en France, et devrait être tempérée dans le secteur marchand et l’industrie par les contrats temporaires dus au surcroît d’activité pour les fêtes, puis pour les soldes et les inventaires.

En France, il y a fin septembre 3.057.900 chômeurs, une hausse de 1.6% sur un mois. 13% des 46.900 nouveaux chômeurs sont Bretons. Même si le mois prochain la hausse est moindre, le pic atteint en 2009 (3.073.200) devrait être mécaniquement dépassé. A la lumière des chiffres provenant d’autres régions de France, la hausse du chômage est principalement nourrie par les départements du nord-ouest du pays, du grand Est et du centre. Avec des évolutions qui atteignent 5.4% dans le Maine-et-Loire, 5.0% dans la Sarthe, 5.2% en Haute-Saône, 6.4% en Corrèze, 2.6% dans les Ardennes ou 3% dans l’Eure.

Ajustements massifs des statistiques par les pouvoirs publics

Le site Agoravox relance la polémique sur la crédibilité de ces chiffres officiels. En effet, le gouvernement a joué sur tous les leviers pour atténuer la hausse. Ainsi, au niveau national, 64% des sorties de Pole Emploi sont dues à des radiations. Soit 295.100 personnes concernées, dont 37 400 radiations administratives; une partie de ces derniers réintégreront donc les statistiques en octobre, si leur radiation est reconnue comme abusive par les services de Pole Emploi ou par la justice. A peine 20% des sorties de Pole Emploi sont représentées par les reprises effectives d’emploi (pour 92.200 personnes), et encore, en comptant les emplois aidés etc. Les stages explosent, +37.5% ce mois-ci, pour 41.100 personnes au total. Le site fait aussi la liste des « demandeurs d’emploi invisible » pour arriver à un discutable total de 8.5 millions de chômeurs en France, qui reste à prouver statistiquement. En sachant qu’une grande part des chômeurs, visibles (dans les catégories A à E) ou non, travaille « au noir » dans ce qu’on appelle « l’économie grise » (30% des emplois à Marseille, 20% dans le Nord), les 8.5 millions de chômeurs, s’ils existent, ne signifient pas 8.5 millions de désoeuvrés. Les bourgeois peuvent dormir tranquilles, les barricades au faubourg Saint-Antoine ce n’est pas pour demain.

Rappel du bulletin d’août 2011

En août 2012, la hausse du chômage en Bretagne se poursuit pour le 7e mois consécutif. Notre pays a 870 chômeurs de plus en catégorie A, soit une hausse de 0.48%. L’emploi saisonnier et la baisse du chômage dans les Côtes d’Armor contribuent à sauver les meubles. L’emploi des jeunes s’améliore, ce qui n’est pas le cas de celui des seniors.

Les Côtes d’Armor perdent 190 chômeurs (-0.84%), l’Ille-et-Vilaine en gagne 60 (+0.15%), le Morbihan 170 (+0.58%). Le Finistère (+0.95% soit 350 chômeurs de plus) et la Loire-Atlantique (+0.91% soit 480 chômeurs) fournissent, eux, les plus gros contingents de chômeurs Bretons. Depuis février 2012, début de la hausse ininterrompue du chômage, le nombre de chômeurs Bretons augmente de 6.3 % pour atteindre 181.526 personnes.

En France, le nombre de chômeurs augmente de 0.8% sur un mois pour dépasser 3 millions de chômeurs. Le chômage augmente presque deux fois moins en Bretagne qu’en France. C’est le 2e mois consécutif où le chômage augmente moins vite en Bretagne qu’en France.

Dans le détail les fins de mission d’intérim et de CDD contribuent de plus en plus à l’accroissement du nombre de chômeurs. Partout sauf en Ille-et-Vilaine (+0.6%), du fait de l’emploi saisonnier, le chômage des jeunes diminue, par exemple de 3.7% pour les jeunes femmes en Côtes d’ Armor. Dans ce même département, le nombre d’offre d’emplois non durables, inférieurs à six mois, s’effondre (-6.3%) sur un mois. Dans le Finistère, le chômage des seniors continue à augmenter, et ce sont les offres d’emploi durables cette fois qui diminuent drastiquement (-7.3%), un mouvement commun à toute la Bretagne, hors Loire-Atlantique, qui en dit long sur la morosité des employeurs. Le chômage des seniors (+ de 50 ans) augmente en moyenne de 2%. Seul le département capitale de Bretagne échappe à la baisse des offres d’emplois collectées  (pages 13 et 14) puisqu’elles augmentent de 12% sur un mois.

Rappel du bulletin de juillet 2012

Les mois passent et la hausse du chômage continue. Depuis 15 mois pour la France qui compte désormais 2.987.100 chômeurs de catégorie A (2.806.444 sans les Bretons)  et le chômage y augmente de 1.4% avec 41.300 chômeurs de plus. Depuis 6 mois pour la Bretagne où le chômage croît de 1.16% avec 2076 nouveaux chômeurs.

Mais contrairement au mois dernier où la hausse avait atteint 1.66% en Bretagne, le double de celle enregistrée en France (0.81%), ce mois-ci, les chômeurs Bretons qui représentent 6% des chômeurs français ne contribuent qu’à hauteur de 5% à la hausse du chômage. Si bien que pour une fois, le chômage s’accroit moins en Bretagne qu’en France. Pourvu que cela dure… Dans le détail, l’Ille-et-Vilaine qui plombait les statistiques bretonnes depuis des mois ne gagne en juillet que 120 chômeurs (+0.31%), la Loire-Atlantique 566 (+1.08%), le Finistère 480 (+1.32%), les Côtes d’Armor 330 (+1.48%) et le Morbihan 580 (+2.03%). Il est important de savoir qu’avec ses 52 766 chômeurs, la Loire-Atlantique représente presque 30% des chômeurs Bretons.

La hausse du chômage touche en priorité, en Loire-Atlantique (pages 1-2 et 13-14), les jeunes de moins de 25 ans des deux sexes. Dans les Côtes d’Armor, ce sont les hommes de plus de 50 ans les plus concernés (+4.4% sur un mois). Dans le Finistère, ce sont aussi les seniors hommes les plus précarisés (+2.8 %). Du fait des emplois saisonniers notamment, le chômage des moins de 25 ans n’augmente pas, voire décroît fortement comme en Ille-et-Vilaine chez les jeunes filles (-4.5% sur un mois). Le Morbihan connaît une évolution inverse avec +5% de hausse chez les jeunes des deux sexes.