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Voici la carte des portiques écotaxe en Bretagne

4 Nov

La Bretagne historique compte vingt portiques de l’écotaxe, dont seuls quatorze sont encore intacts. Parmi eux, un a été démonté par les services de l’Etat après que des affrontements très durs ont eu lieu devant lui : c’est celui de Pont de Buis. Quatre ont été complètement détruits, à Guiclan, Melgven, Saint-Allouestre et Lanrodec. Un a vu ses capteurs mis hors-service à Montauban.

Nous en publions la carte, plus complète que celle qui est parue ailleurs puisqu’elle englobe la Bretagne historique, y compris la Loire-Atlantique, grande oubliée de l’histoire puisqu’elle ne bénéficie pas de la décote de 50% que le gouvernement réservait à la région administrative ; les camions traversant le pays Nantais paieront donc la taxe plein pot (d’échappement) si elle est mise en place. L’une des pistes du gouvernement pour ne surtout pas abandonner l’écotaxe et ne pas payer 800 millions d’euros de dédit – une somme négociée dans des conditions quelque peu opaques en 2010, sous Sarkozy et Borloo – est d’ailleurs d’accentuer la décote dont bénéficierait la Bretagne…administrative, ce qui veut dire que l’effet de seuil sera d’autant plus important pour les transporteurs de Loire-Atlantique.

La densité des portiques est assez exceptionnelle, surtout en Ille-et-Vilaine où il y a six portiques. Il existe d’autres départements français où les portiques sont nombreux, comme en Gironde où il y a aussi six portiques ; d’autres, comme le Maine-et-Loire, n’ont qu’un seul portique, qui est installé sur la rocade de Cholet (RN249), l’axe Nantes – Cholet faisant partie du réseau taxable. Il y a deux explications à ce nombre de portiques en Bretagne : la décote appliquée aux quatre départements de la région administrative (à l’origine de 40%, maintenant de 50%, l’Aquitaine et la région Midi-Pyrenées bénéficiant de 30%) et l’existence de routes exemptées du dispositif comme l’A11 et A811 en Loire-Atlantique, la RN164 et l’axe Saint-Brieuc – Pontivy en Centre-Bretagne, le réseau secondaire, etc.

La gratuité des 2×2 voies bretonnes a été acquise par la lutte paysanne

Pour rappel, jusqu’alors le réseau routier breton en 2×2 voies était gratuit. Ce privilège ne vient pas de la Duchesse Anne, mais a été arraché  au gouvernement Pompidou dans les années 1960 par un monde agricole enragé contre le pouvoir et conduit par le CELIB (comité d’étude et de liaison des intérêts Bretons). L’un des chefs de file bretons d’alors était Alexis Gourvennec, qui défendait les intérêts des coopératives agricoles du Léon. Il fondera plus tard la Brittany Ferries.

En échange de la paix, le monde paysan breton uni exigea que le réseau en 2×2 voies ne parte pas de Paris, mais de la pointe bretonne ; qu’il desserve Quimper à Nantes directement, en dépit du fait que la Loire-Atlantique était placée dès 1955 dans une « région de projet » distincte du reste de la Bretagne ; qu’il y ait des échangeurs tous les 4-5 km ; qu’une université soit créée à Brest et que le port de Roscoff soit mis en eau profonde pour exporter les produits agricoles bretons vers le Royaume-Uni. Le maillage autour de la Bretagne s’est enrichi de branches vers l’intérieur du pays et vers Saint-Nazaire, ainsi que par la mise en 2×2 voies de divers axes secondaires dans le Pays de Retz et le Pays de la Mée (ex-RN171…), le tout avec des moyens essentiellement avancés par la région administrative et les départements. Ainsi la Bretagne s’est constituée un des meilleurs réseaux gratuits d’Europe.

carto-écotaxe

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Banderole Hollande démission : le pilote survole Dinard et Saint-Malo

19 Août
Au-dessus de la Baule

Au-dessus de la Baule

Aujourd’hui, le pilote qui tracte depuis le 10 août une banderole Hollande démission.fr accrochée à son ULM et remonte ainsi par petites étapes les côtes, a fait sa première étape sur la côte de la Manche, en survolant à partir de 15 heures le Cap Fréhel, Erquy, puis le lendemain 20 août Dinard et Saint-Malo. Il avait survolé la Loire-Atlantique le 16 août  et atteint le Morbihan le lendemain. Cette fois, le média catholique de réinformation Le rouge et le Noir a obtenu une vidéo aérienne faite par un aéronef qui empruntait le même trajet que le pilote.

Sa banderole renvoie à une pétition pour organiser un référendum permettant de destituer François Hollande ; elle a déjà réuni 15 600 signatures tandis que l’appel aux dons en ligne organisé pour payer l’essence a réuni plus de 5000 euros en quelques jours. La suite du périple devrait se faire sur les côtes de France, le pilote comptant remonter du Cotentin à Boulogne, et éventuellement aller sur la côte d’Azur.

Pour en savoir plus :

Le pouvoir s’inquiète de la banderole Hollande démission

Les pouvoirs publics clouent l’ULM qui tracte la banderole au sol

L’affaire d’Etat n’aura pas lieu… pour l’instant : l’ULM a été libéré

Le pilote survole les côtes de la Loire-Atlantique

Le pilote atteint Quiberon

Manifestation ce midi devant la préfecture de Nantes contre le mariage homosexuel

28 Mar

La section de Loire-Atlantique de la Manif pour Tous convie à une manifestation « respectueuse mais bruyante » ce midi de 12h30 à 13h30 sur les marches de la préfecture de Loire-Atlantique, côté rue de Strasbourg et cours des 50 Otages.

Il s’agira de faire du reuz contre les exactions de la police à Paris ce dimanche – rappelons que les forces de l’ordre ont gazé des enfants en bas âge et des personnes âgées sans aucune raison – et aussi contre le comportement de la Préfecture de police à Paris qui a donné l’ordre de gazer les manifestants qui tentaient d’arriver sur les Champs, et qui ont fini par y défiler en rangs serrés.

Les Champs Elysées bien remplis près du rond-point Marcel Dassault. Oui, la manif y est allée dimanche 24 mars.

Les Champs Elysées bien remplis près du rond-point Marcel Dassault. Oui, la manif y est allée dimanche 24 mars.

Dimanche, plus d’un million et demi de manifestants étaient réunis à Paris, dont ils emplissaient les rues de la Défense au bas des Champs Elysées. Pour le pouvoir, ils n’existent pas, ils n’ont pas été entendus. Depuis dimanche, la France n’a plus de pouvoir démocratique – s’il pouvait encore se prétendre tel après avoir foulé aux pieds le droit à Notre-Dame des Landes et ailleurs  – mais un régime qui ignore la profondeur de la contestation citoyenne. Avant son interview télévisée à France Télévisions, le président François Hollande, bien plus mal à l’aise avec la défense du mariage homosexuel qu’avec celle du projet de l’ex-futur aéroport de Notre-Dame des Landes, doit entendre que les Bretons ne lâcheront rien.Le projet de loi Taubira autoriserait le mariage homosexuel et désorganiserait au passage l’ensemble du droit français de la filiation ; ce dernier aspect est complètement éludé tant dans le projet de loi que dans la justification officielle de ce projet d’Etat qui ne s’appuie – comme un certain aéroport près de Nantes – que sur l’argument sans cesse ressassé que son adoption serait un immense progrès. Les Bretons refusent là encore d’être dupes et la Bretagne est la seconde région la plus mobilisée de France, avec 51 128 signatures de la pétition citoyenne adressée au CESE qui a fait l’objet d’un spectaculaire déni de démocratie. Parce qu’aujourd’hui en France, l’on peut estimer que 700.000 pétitions contre un projet de loi n’existent pas. Sur l’ensemble de ces pétitions, 19.000 ont été signées en Loire-Atlantique, 10.500 en Ille-et-Vilaine, 10.000 dans le Morbihan, 5900 en Finistère et 5600 en Côtes d’Armor. Mais pour le gouvernement, ces Bretons qui protestent, comme tous ceux qui sont contraires à sa volonté, n’existent pas. La démocratie, c’est maintenant !

Flash : Ce midi, ils étaient trois cent. Les forces de l’ordre n’ont pas employé de gaz ni de force.

Chômage : stable en France, +0.9% en Bretagne

26 Jan

Le Père Noël avait dans sa hotte un cadeau pour le gouvernement : la stabilisation des courbes du chômage, puisque la France ne compte que 300 chômeurs de plus en décembre. La Bretagne, elle, en compte 1713 de plus (+0.90%) dont les gros bataillons ont été pour l’essentiel fournis par la Loire-Atlantique et le Finistère.

Le mois dernier, le chômage baissait – un peu (-0.15%)  – en Bretagne. Ce mois-ci, le chômage stoppe sa montée inexorable, depuis huit mois consécutifs, dans les Côtes d’Armor (+0%). Mais augmente fortement dans le Finistère (+1.4%, près de 540 chômeurs en plus), en Loire-Atlantique (+1.1% soit 603 chômeurs en plus), et un peu moins dans l’Ille-et-Vilaine (+0.8% soit 334 chômeurs) et dans le Morbihan (+0.8% soit 247 chômeurs). En tout, il y a maintenant 191.296 chômeurs de catégorie A en Bretagne.

Autour de nous, le chômage augmente de 1.7 % dans la Manche, 1.3% dans le Calvados, 0.4% dans l’Orne, 0.9% dans le Maine-et-Loire, 0.8% dans la Sarthe, 0.6% dans la Mayenne, et 2.2% en Vendée. On est loin de la « stabilisation » !

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En France : un miracle statistique sans lendemain ?

Le gouvernement se félicite de la « stabilisation du chômage » qui rend possible « l’inversion » de ses courbes. Attention, intox ! Puisque plusieurs indicateurs montrent clairement que la stabilisation du chômage est une réussite statistique qui sera suivie de lendemains difficiles. En effet, la stabilisation du chômage a été forgée en augmentant le nombre de radiations administratives (+24%) et les entrées en stage. Sachant qu’en moyenne, 40% des chômeurs administrativement radiés sont réintégrés dans Pole Emploi dès le mois suivant, une partie d’entre eux se retrouveront dans les statistiques de janvier, où le chômage monte traditionnellement suite à la fin du pic d’activité intérimaire et temporaire liée aux fêtes. Un sondage fait par l’Express indique que ses lecteurs n’y croient pas. Pour 54 % d’entre eux, c’est de l’enfumage. Ils ne croient pas si bien dire. Du reste, la « stabilisation du chômage » n’est pas partagée par tous. Le chômage augmente de 0.4% en Alsace, de 1.3% en Aquitaine, de 0.5% en Yonne, de 0.9% en Languedoc-Roussillon, de 1,4% en Gironde, voire de 1.7% dans le Doubs. Mais il se stabilise en Picardie, PACA et dans les Rhônes-Alpes.

C’est essentiellement sur les contrats dit de génération – soit 500.000 prévus en 5 ans, les stages et les contrats aidés que le gouvernement prévoit de jouer pour renverser la courbe du chômage. C’est-à-dire sur des moyens typiquement socialistes, coûteux pour l’Etat et en partie déconnectés de l’économie réelle. Quant à celle-ci, elle est paralysée par la rigueur et le marasme, non seulement français, mais aussi mondial, et ne devrait redémarrer que grâce à la Chine et à l’Asie. Chine qui est en train de réussir ce que les Etats-Unis avaient accomplis avec le new deal : se relancer par des grands travaux publics. Stratégie qui est inapplicable en France : les gouvernements successifs oublient trop souvent deux facteurs majeurs : la taille du pays et sa puissance tant financière qu’en ressources naturelles. En France, il faut, d’après des économistes, au moins 1.4% de croissance annuelle pour que l’économie créée des emplois, et que les dispositifs coûteux du gouvernement se transforment en boosters. On en est loin : la prévision de croissance pour 2013 faite par le gouvernement est jugée très optimiste, et la croissance réélle ne devrait pas dépasser +0.1% sur les six premiers mois. Un encéphalogramme économiquement plat qui permet de se demander s’il y a un pilote dans l’avion.

La rigueur ne relancera pas la France en 2013

22 Déc

Edito. Hier, cela devait être la fin du monde. Il ne s’est rien passé, sauf pour le budget. C’est la fin des budgets 2012, et même 2013 par la même occasion. Une note de conjoncture de l’INSEE dévoile que l’austérité – même relative – organisée par le gouvernement ne permettra pas la relance de la France, ni cette année, ni l’an prochain.

Le gouvernement s’attendait à une note franchement pas terrible. Mais c’est encore pire que prévu. Au programme : pas de croissance et plus de chômage, donc moins de recettes et plus de dépenses, ce qui devrait obliger à un nouveau plan de rigueur. Lequel, interprète l’INSEE, devrait amener à … pas de croissance et plus de chômage. Pour ce qui est de la croissance, le gouvernement avait adossé son budget à un objectif 2012 de +0.3%, se rangeant aux estimations pessimistes de l’Europe. Il ne sera pas même tenu. La croissance, qui a plongé dans le déficit au 4e trimestre 2012 (-0.2%), n’atteint que 0.1% en 2012. Et en 2013, alors que le gouvernement table sur 0.8%, l’INSEE n’arrive qu’à 0.1% sur les six premiers mois. Encéphalogramme plat.

En effet, la croissance en France est d’habitude stimulée par la demande intérieure, le pouvoir d’achat des ménages, en somme. Mais celui-ci, écrasé par les taxes et l’envolée du chômage, s’effondre de 1.2% sur l’année 2012. Cette année, noire pour l’emploi, a vu la France s’accroître de 226.000 nouveaux chômeurs (au sens de l’OIT). Et pour 2013, pas mieux, il y aura encore 109.000 chômeurs en sus. En juin, l’INSEE prévoit que le taux de chômage atteindra 10.9% de la population active, tout près du record de 1997 (11.2%).  Autrement dit, le chômage augmentera encore en décembre. Tant en Bretagne qu’en France.

Que peut faire le gouvernement ? Rien. Il se retrouve dans la même position fâcheuse que Miterrand en 1982, contraint au tournant de la Rigueur, après avoir tenté une relance par la consommation, et qui a fustigé jusqu’en 1986 au moins la politique d’austérité financière des Etats-Unis et du reste de l’Europe. A une petite exception près : la relance, c’est Sarkozy qui l’a déjà faite. Dans l’espoir de se faire réélire, il a enclenché tous les fusils à un coup : radiations massives de chômeurs, primes à la casse, primes chaudières, bonus environnementaux, grands chantiers, grand Emprunt, emplois aidés, niches fiscales… en accompagnant cette série de largesses accordé par le Grand Timonier d’un régime à l’agonie par des pressions en apparence considérables sur les services publics et les boucs émissaires habituels (immigrés, gens du voyage, ultra-gauche, ultra-droite, minorités ethniques intérieures). En apparence, puisque les fonctionnaires ont fait le dos rond et les boucs émissaires ont slalomé entre la pluie de bêtise, qui alors tombait dru. Bref, Hollande n’a pas le choix, il doit réformer l’Etat obèse que la droite n’a osé mettre au régime. Il lui reste toutefois les boucs émissaires habituels pour détourner l’attention par une Valls d’intermèdes tragicomiques dont Ayrault est le compositeur. Et quelques susucres de plus en plus difficiles à avaler pour le pays, par exemple une nouvelle espèce de contrats aidés, les contrats d’avenir qui sont d’un désolant passéisme anti-économique.

Et autour de nous, comment cela se passe ? La note résume la situation : le commerce mondial se porte mal, l’Asie du sud-est ralentit, les Etats-Unis aussi, mais leur redressement productif – pas de pacotille, cette fois – reste soutenu par l’effondrement du coût de l’énergie grâce à la manne du gaz de schiste, le climat des affaires se dégrade en Europe et au Japon, mais l’Espagne et l’Allemagne redressent leurs exportations.  En 2013, la Chine connaitrait enfin les résultats de son assouplissement monétaire et de sa relance par des grands travaux. Comme les Etats-Unis en 1930, la Chine a les moyens d’investir à centaines de mille millions, tout en laissant sur le bord du chemin une partie de sa population sans vaciller pour autant. Emmenant l’Asie dans le sillage de son rebond, elle redémarrerait l’économie mondiale, tandis qu’en Europe les tensions financières devraient reculer. Les Etats-Unis se démènent pour éviter le fiscal cliff, hausse des impôts combinée avec  des échéances de coupes budgétaires brutales. Le gouvernement craint ce précipice fiscal qui pourrait donner un coup de masse sur une économie encore fragile. Mais celle-ci résisterait malgré tout. Merci le ralentissement de l’inflation, les profits des entreprises et le gaz de schiste. Les infortunés ! ils n’ont pas Montebourg ! Bref, le monde avance, la France cale.

Un peu de réflexion s’impose. D’aucuns verront dans les soucis de la France – et d’elle seule en 2013 – une nécessaire remise en cause du dogme de la croissance. De la croissance à tout prix, certes. De la croissance, non. Mais, ce qu’oublie de dire l’INSEE, la construction d’un aéroport de plus ou de moins ne changera rien à la conjoncture économique générale, du moins, pas au premier trimestre 2013. Parce que le pouvoir a décidé de « ne pas utiliser l’ordonnance rendue le 11 décembre » qui était – oh, rien qu’un peu – entachée de nullité. De compétence et de motif, deux fois plutôt qu’une. A cette décision qui ne constitue qu’une goutte de nullité dans la grande mer d’illégalité où se noie le projet d’aéroport, la préfecture entend substituer une « procédure judiciaire qui respecte le contradictoire ». Bref, l’on s’achemine vers une trêve hivernale et reprise des hostilités, dans un prétoire cette fois, en mars. Après une épreuve de force – dernière de l’hiver peut-être  – pour la défense le 27 décembre de la vieille ferme de la Sècherie, dernier lieu occupé « en dur » parmi la marée de cabanes qui a poussé de jour en jour sur  l’aire prévue pour l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

Comment en est-on arrivé à ce que la France cale sans espoir d’être remorquée ? Le gouvernement précédent, la camarilla des Copé, des Fillon, des Sarkozy etc. a usé toute la cavalerie des mesures temporaires, des réformettes, des plans divers et variés en essayant ce que la République a toujours fait quand il y avait une crise : distribuer des sous au peuple avant de gratter les fonds de tiroir, et d’utiliser la planche à billets. La Révolution a tiré des assignats à tire-larigot pour payer ses utopies sanglantes, la IIIe République a abandonné le franc germinal, la IVe et la Ve ont dévalué, ce qui revient au même. Mais maintenant qu’il y a l’euro, on ne peut plus dévaluer. A force de vivre à crédit, vient un moment où la République – que d’affaire Bettencourt en affaire Cahuzac, il vaut mieux appeler la Ripouxblique, doit passer à la caisse.

Matin de lutte Et après avoir fait fuir les riches (Depardieu), les sociétés (Eurofins SA), les jeunes  et payer les pauvres parce qu’ils sont les seuls à ne pas avoir les moyens de partir, la République embourbée aux mains d’une gérontocratie affairiste devra passer à la casse. Les affaires de la Bretagne ne s’en porteront que mieux. Personne ne lui imposera plus la façon dont elle doit vivre, prévoir son futur, perdre sa précieuse terre et risquer les vies de ses habitants pour satisfaire les délires de quelques vieilles bêtes de la politique, barons locaux qui dépassent en orgueil et en condescendance le plus malotru des nobliaux d’Ancien Régime. La République a embourbé l’économie et l’ascenseur social du pays, son renouvellement politique tourne dans le cycle fermé d’une élite parisienne dont le niveau s’affaisse. Tant mieux. Une autre société est possible, , une où la Bretagne
serait fière d’être – enfin – partie intégrante de la France au lieu d’être convaincue par une élite parisienne cacochyme d’être « excentrée » et de devoir employer une grande part de son génie et de ses forces vives à slalomer entre les bêtises de la Ripoux-blique. Pas besoin d’attendre 2014. Il ne s’est rien passé le 21 décembre 2012. Mais quelque part en Bretagne, ils ont fait des conserves, monté des cabanes, redonné souffle à l’économie et à la vie sociale à des dizaines de km à la ronde, construit une ville nouvelle de bois et ses remparts en tout-venant, se sont chauffés à la lueur du soleil et à l’énergie accordée par la forêt qui leur donne asile. La nouvelle société, c’est en Bretagne que cela se passe. Sous le patronage de Notre-Dame des Landes.