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NDDL : Etranges provocations à l’est de la ZAD ce week-end

13 Mai

SHAR_6340_215_2D’étranges provocations ont tendu à nouveau la situation à l’est de la ZAD alors même que le devenir du projet d’aéroport apparaît chaque jour de plus en plus hypothétique.

Le 9 mai, une série d’événements curieux a eu lieu le long de la RD281 : déversement de déchets sur la route par un camion-benne, incendie d’une barricade, puis d’une cabane et d’une voiture, toujours sur le même axe. Ces incendies, qui ne manquent pas de rappeler ceux d’octobre 2013  sont attribués par certains à des « provocateurs policiers ». Ils pourraient aussi être l’oeuvre d’une délinquance locale en mal de divertissements. Ou d’habitants excédés par certains zadistes.

Le lendemain, le site du CLCA (lutteaeroportnddl) qui semble être celui des zadistes, mais qui ne l’est pas – et d’ailleurs n’a aucun lien avec les représentants officiels du mouvement anti-aéroport – a appelé à occuper la ferme de la Grée soi-disant vide à partir de 20h le samedi 10 mai. Cette ferme est située au sud de la ZAD, en limite de celle-ci, près de la Chébrerie et d’autres lieux occupés par les zadistes.

Cette ferme a été ouverte et une fête aurait été organisée dedans. Mais il y a un problème : elle est toujours habitée. Son propriétaire a refusé de vendre et était parti en vacances. Dominique Fresneau, au coeur e la lutte paysanne, nous précise d’ailleurs qu’en « dehors de la réoccupation de Saint-Jean du Tertre, il n’y a pas d’autres projets d’occupations de fermes pour le moment. Tous les autres appels sont l’oeuvre d’hurluberlus ». Il ajoute que le CLCA « a déjà appelé par le passé à occuper des fermes qui étaient habitées et dont les propriétaires avaient refusé de vendre au département et à Vinci ». Ce qui cause maintenant un véritable imbroglio autour de cette ferme en limite de la ZAD. L’action lancée par le CLCA – un petit groupe basé dans une ferme à Rezé, risque aussi de faire monter le ras-le-bol des habitants de Notre-Dame des Landes et de Vigneux contre les zadistes.

Sur le média de la gauche alternative et libertaire Indymedia, un habitant de la ZAD a commenté cet appel à l’occupation qui y était relayé en le condamnant : « appeler à l’occupation de la ferme et des terres d’un agriculteur qui refuse de collaborer avec AGO/VINCI relève plus de l’opération policière que d’un acte de résistance. » Fustigeant la « nullité stratégique et politique » du CLCA, il en précise la face cachée « relais massif de fausses rumeurs d’intervention policière, accusation infondées d’infiltrations, détournement de dons qui leur parviennent via leur site internet et dont personne ne voit jamais la couleur dans le mouvement (si ce n’est le versement de sommes liquides à quelques individus bien choisis), tentatives de sans cesse attiser les divisions dans le mouvement, ouverture bidon comme celle de la Grée. »

Bref, il conclut : « nous ne le répéterons jamais assez : le CLCA n’est ni une source fiable, ni un acteur de la lutte, c’est un micro-groupuscule de pseudos radicaux qui n’a même pas besoin d’être infiltré pour servir les intérêts de la préf et d’AGO, un pitoyable ramassis d’idiots utiles ». Et pourtant beaucoup s’y sont laissé prendre.

Bientôt plus un seul radar en état de marche dans les Côtes d’Armor?

3 Déc
Photo Barbara Viollet - Quimper

Photo Barbara Viollet – Quimper

Visitez les Côtes d’Armor, sa population accueillante, ses paysages magnifiques, son granit rose, ses paimpolaises… et son absence de radars ? Bientôt, on pourra porter cela à la carte postale costarmoricaine. En effet, depuis le début de la fronde des Bonnets Rouges, les 27 radars fixes des Côtes d’Armor ont eu chaud. Une dizaine ont été incendiés, d’autres ont été barbouillés à la peinture. Sur la côte, le dernier radar en état de marche se trouve à Paimpol, route de Lézardrieux.

Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, les gendarmes ont interpellé deux hommes qui étaient en train de préparer un feu de joie aux dépens du radar. Depuis, il semble avoir été laissé en paix. Il n’en reste pas moins que comme les radars incendiés ne sont toujours pas remplacés par le gouvernement  – ce qui ne l’empêche pas de pleurer sur le manque à gagner (surtout) et le risque que les incendiaires feraient peser sur la sécurité de tous – la Bretagne se libère progressivement de l’emprise des radars fixes routiers. Dans le Finistère voisin, la moitié des 18 radars fixes routiers est hors-service.

L’on verra à la fin de l’année sur les statistiques de la sécurité routière si les radars contribuent vraiment à la diminution des morts sur les routes – comme le prétend le discours de l’Etat français – ou si c’est surtout le changement durable des comportements qui fait baisser la mortalité. Ce qui voudrait dire qu’à part rapporter du cash pour l’Etat, les radars ont une utilité publique très limitée.