Tag Archives: manifestation
Galerie

Manif pour Tous du 2 février 2014 (photos)

2 Fév
Publicités

Fronde bretonne : l’Etat inquiet désinforme l’opinion française

28 Oct

bonnets-ruz2Le 2 novembre, place de la Résistance à 15 heures, Breizh Impacte, l’association Bretagne Réunie, et de nombreux collectifs économiques et professionnels bretons appellent à manifester contre l’écotaxe et l’action de l’Etat qui vise à affaiblir l’économie bretonne. BreizhImpacte a lancé un appel pour « travailler, vivre et décider en Bretagne » et estime que son rassemblement consiste à « fédérer tous les acteurs de l’économie » et à « mobiliser pour l’emploi en Finistère et en Bretagne ».

L’association pro-réunification administrative Bretagne Réunie a rebondi là-dessus et a lancé un vibrant appel à se rassembler pour la Réunification et l’avenir de l’économie bretonne. L’association critique très durement dans un communiqué le Premier-Ministre Ayrault « allergique à l’idée d’une « grande » Bretagne rayonnante, prospère et ouverte sur le monde, lui interdisant sa redoutable puissance économique et par conséquent, entretient, entre-autres, des peurs (A la réunification, je crie casse cou !) et des pseudo-rivalités entre Rennes et Nantes. » Une page Facebook « Soutien à la Fronde Fiscale » a été lancée pour organiser des covoiturages en direction de Quimper.

L’Etat inquiet, la presse jacobine désinforme

Les RGs sont clairement inquiets par la révolte bretonne contre l’écotaxe – qui entend marcher sur les traces des Bonnets Rouges, le nom breton de la révolte du papier timbré (1675) suivie d’une assez dure répression. Ceux-ci sont plus populaires dans le Finistère et les Côtes d’Armor que les chouans qui sont – dans les trois autres départements de Bretagne orientale et méridionale – la figure traditionnelle des révoltés bretons.  Les affrontements très violents samedi 26 octobre  devant le portique de Pont de Buis les Quimerc’h ont révélé l’étendue du ras-le-bol breton à l’ensemble de la France.

Pour l’heure le gouvernement y oppose ses armes habituelles, surdité et désinformation. Pour une fois c’est un journal de droite – le Figaro, grand bénéficiaire des aides d’Etat à la presse – qui se fait la voix des jacobins en relayant des « informations » livrées par les RGs sur la mobilisation bretonne. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage, et c’est ainsi que les RGs – enfin l’actuelle DCRI – accuse une fronde lancée par des milieux socio-professionnels d’être impulsée par les extrêmes de gauche et de droite. Ils font aussi état d’une page Facebook, Révolte bretonne, réunissant 4000 participants. Manque de chance, cette page  n’a que 2.580 j’aime le 28 octobre à 20h15. En revanche, il existe bien une page – bien plus généraliste et qui n’est pas centrée sur la seule Bretagne – qui est ce soir à 4000 et quelques participants, « la révolte fiscale, c’est maintenant« .
Manque de chance encore pour les RGs, la fronde des agriculteurs, marins ou autres transporteurs n’a été reprise que bien tardivement – dernièrement en somme – par les milieux politiques et les opposants de toutes natures (notamment ceux du Printemps Français, très présent en Bretagne) contre François Hollande.

République jacobine, méfies-toi de l’automne breton

Derrière toute cette fumée, deux certitudes. D’abord, les CRS seront au rendez-vous le 2 novembre, ainsi que leurs collègues de la gendarmerie. Ensuite, s’enflamme cette page Facebook « Le vent se lève et le pays breton relève la tête ! Trop longtemps silencieux ! Dans les pas d’Alexis Gourvennec, de Sébastien Le Balp, de Jean de Montfort, et de tant d’autres. Dans les pas des révoltés de 1994, des manifestants de 1972, des paysans de 1961, des résistants de l’île de Sein, des Penn Sardin des années 1920′ et la liste serait encore longue !» La Bretagne a en elle une longue tradition de révolte, elle est frottée à l’injustice mais ne s’y résigne jamais. Le printemps français pourrait-il, comme nous l’écrivions en mai dernier, devenir un automne terrible Breton ? Alors que le pouvoir est très proche de relancer l’attaque sur le bocage de Notre-Dame des Landes et qu’il continue à dilapider l’argent des Bretons et des français sans remplir ses devoirs, le moment est historique.

Historique pour régler les comptes et faire payer à l’Etat jacobin ce qu’il doit à la Bretagne. Payer pour la séparation d’avec la Loire-Atlantique qui prive chaque année ce qui reste de la Bretagne de la moitié de sa capacité industrielle et économique. Payer pour les promesses avortées sur le front économique et politique. Payer pour l’échec de la réduction de la fracture sociale. Payer pour les nombreux Bretons gazés ce printemps à Paris et tout l’automne dernier à Notre-Dame des Landes. Payer pour l’autisme politique, le refus déterminé d’écouter les Bretons. Payer enfin pour la censure systématique de la volonté de liberté des Bretons. Enfin, le vent se lève. Luttons !

La manifestation du 6 juillet à Gesté annulée

2 Juil
le choeur de l'église

le choeur de l’église

Les passions autour de la destruction illégale de l’église de Gesté par la municipalité, avec la complicité de l’évêché et du curé unis dans la même profanation et le vandalisme officiel, entraînent un climat délétère dans cette petite commune du Choletais. C’est pourquoi nous diffusions un communiqué de l’association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois qui appelle à ne pas se rendre au chevet de l’église le 6 juillet afin d’éviter que la saine colère des défenseurs de l’église n’aggrave encore le climat dans le village, à deux jours du référé qui doit trancher le destin de l’église au quart détruite.

« Contrairement à ce qui a été publié dans la presse, l’association n’organise pas de manifestation le samedi 6 juillet. La manifestation a été lancée (comme la précédente) sur les réseaux sociaux. Ce n’est donc pas officiellement MVPG qui à la source de celle-ci.
Beaucoup de gens ont été choqués par la manière honteuse, utilisée par le maire et le conseil municipal soutenus par le préfet et le sous-préfet pour arriver à leurs fins. Aussi ne faut-il pas s’étonner du climat « explosif » qui règne sur la commune et les réseaux sociaux. Quelle image de Gesté, les élus donnent-ils à la France ? L’association demande donc aux internautes de ne pas se déplacer samedi pour éviter tout débordement. Elle attend le référé du 8 juillet. De toute manière, elle ira jusqu’au bout
 »

 

Pour en savoir plus sur l’affaire de Gesté : lire notre article qui dévoile tout sur les tenants et les aboutissants du dossier, les protagonistes et leurs arguments ou non-arguments respectifs.

Signer la pétition pour la sauvegarde de l’église

 

150 personnes manifestent deux fois dans la journée du 26 juin contre le mariage pour tous à Nantes

28 Juin

NS-2013-6-26Le mouvement contre le mariage gay et la société vers laquelle il conduit (homoparentalité, PMA, GPA…) ne s’essouffle pas dans la capitale bretonne. Ainsi, 150 personnes environ ont accueilli Vincent Peillon devant la Cité des Congrès entre 14 et 15h, puis se sont retrouvées le soir pour manifester devant le monument aux martyrs nantais, au bout du cours des 50 otages près de la Préfecture.

Une quinzaine d’antifas étaient venus lors de la manifestation du soir, qui était vouée au soutien de Nicolas Busse et du maire de Mésanger (qui refuse de marier des couples homosexuels), et étaient tenus à l’écart des manifestants par un dispositif policier peu important. Il ne s’est guère étoffé que, lorsque vers 21h 15, les manifestants ont voulu aller derrière la Préfecture en criant des slogans contre la dictature socialiste et qu’ils se sont fait arrêter par la police municipale guidée par les agents de la DCRI. Dans les prochains jours, trois autres ministres venant à Nantes  doivent être accueillis par les manifestants qui se préparent ainsi à un « marathon de manifestation » qui devrait les mettre en train pour l’été.

Les Croquants en représentation.

Les Croquants en représentation.

A partir de 20h30, les représentants des mères veilleuses, puis de la LMPT44 ont pris la parole pour présenter les activités de l’été (Tour et Plage pour tous). Puis les Croquants nantais sont entrés en scène, en affichant une banderole pour Nicolas Busse – le jeune activiste anti-mariage gay condamné à deux mois ferme d’emprisonnement pour sa participation à un rassemblement interdit par les autorités – et en se livrant à une petite pièce de théâtre, avec l’un d’eux déguisé en bagnard, un autre en avocat, et ainsi de suite. La soirée s’est prolongée avec les Veilleurs Nantais. Aucun débordement n’a été à signaler.

[FLASH] L’église de Gesté est à moitié détruite; le reste pourrait être abattu en juillet

20 Juin
L'église hier au soir

L’église hier au soir

La destruction de l’église angevine de Gesté, dans les Mauges, entamée en toute illégalité et sans permis de détruire par la commune hier, a continué aujourd’hui. Si hier le pignon de la nef néoclassique et son toit avaient été mis à bas, aujourd’hui ce fut le tour du mur sud de cette partie. Les travaux de démolition pure ont duré une petite heure, entre huit et neuf heures du matin. La démolition était protégée par cinq gendarmes, suite à la tentative d’un inconnu cette nuit vers trois heures du matin de mettre la pelleteuse hors d’état de nuire en l’incendiant.

Le mur nord de la nef – soutenant le clocher, qui devrait être conservé – et le chœur néogothique flanqué des trois chapelles privatives des châtelains du Plessis, de la Forêt (château disparu) et de la Brûlaire, sont encore debout. Sous le chœur se trouve une « crypte » semi-enterrée en granit, qui sera conservée aussi et qui formera le chœur de la nouvelle église elliptique que projettent la mairie et le curé de la paroisse.

l'église suite aux travaux de démolition ce matin : le mur sud de la nef est à moitié rasé

l’église suite aux travaux de démolition ce matin : le mur sud de la nef est à moitié rasé

Maintenant, clocher et crypte seront étayés, puis pourront commencer les travaux de démolition du chœur – la partie la plus haute et la plus belle de l’église, même si elle paraît moins en bon état que la nef abattue, qui fut rénovée dans les années 1980. Cette démolition du chœur pourrait intervenir « en juillet » selon Georges Romeau, premier adjoint de la commune (socialiste), ou « pas avant septembre » d’après le chef de chantier. Ce qui laisse encore du temps pour sauver l’église, d’autant plus que l’association Mémoire Vivante du Patrimoine gestois a déposé un référé dont le jugement sera rendu le 8 juillet. De son côté la SPPEF – présente sur place ce matin par son délégué de Loire-Atlantique – s’apprête elle aussi à lancer des actions judiciaires et à s’adresser à diverses autorités, notamment au préfet de Maine-et-Loire.

Dans l’après-midi, les services de la mairie ont procédé à la dépose d’un crucifix monumental qui surmontait le chœur ; celui-ci était resté dans l’église, puisque d’après le premier adjoint toujours – le maire s’étant bien gardé de trop se montrer – « aucune nacelle ne pouvait passer par la porte de l’église, et c’était trop haut pour une échelle ». Il a rejoint le reste du mobilier paroissial – devant et pierre d’autel, plaques du monument aux morts, bancs, statuaire, table de communion, chemin de croix en plâtre peint couleur bois – stocké dans deux locaux municipaux.

Le crucifix déposé de l'église, cet après-midi

Le crucifix déposé de l’église, cet après-midi

Une manifestation de protestation était prévue le matin à 8 h devant l’église. Mais entre semaine du bac et organisation de dernière minute, seuls trois jeunes d’Angers ont rallié Gesté ce matin, ainsi que des habitants de proches bourgades. La seule utilité de l’annonce de la mobilisation est d’avoir attiré d’autres médias que ceux du cru ; Europe 1 est ainsi venue sur place, et même l’agence de presse russe Voix de la Russie s’intéresse à Gesté. Les prochaines semaines devraient cependant permettre de meilleures conditions pour venir au chevet de l’église, mutilée par l’alliance de la bêtise, de la gloriole des parvenus de la démocratie, et du doux cocon de la lâcheté quotidienne.

Plus d’information dans BreizhJournal ce week-end

La Manif pour Tous appelle à une manifestation ce dimanche à Rennes

4 Mai

La contestation contre le mariage et l’adoption homosexuelle se régionalise – sans doute pour s’éviter de partager Paris avec les troupes de Mélenchon se dimanche et surtout pour maintenir sous pression le gouvernement qui manque de forces de l’ordre pour protéger les lieux de pouvoir partout sur le territoire national.

Paris le 24 mars 2013 : les Bretons prêts à se lancer à la conquête des Champs

Paris le 24 mars 2013 : les Bretons prêts à se lancer à la conquête des Champs

La manifestation régionale de « la province Ouest » sera à Rennes. Elle devrait être assez populeuse – les terroirs de loin les plus investis dans la lutte sont la Bretagne, l’Anjou, la Manche, le Maine, le Perche et la Vendée; ce sont encore des Bretons et des Normands, essentiellement issus de l’intérieur de la Basse Normandie, que l’on retrouve en pointe le 24 mars lors de la conquête des Champs par la manif pour tous. La présence de Tugdual Derville (Parti Chrétien démocrate / Alliance Vita), du député costarmoricain Marc le Fur (UMP copéiste), du sénateur vendéen Bruno Retailleau (UMP filloniste), du député manchois Philippe Gosselin (UMP copéiste), un catholique pratiquant en pointe contre le projet de loi  et de Christine Boutin (PCD) en invités d’honneur est annoncée.

Les manifestants nantais se donnent rendez-vous sur le Leclerc d’Orvault Grand Val d’où ils organiseront un covoiturage et surtout remonteront vers Rennes en cortège. Bien que la loi ait été votée, la mobilisation ne retombe pas, et ce grâce à l’organisation bien huilée de la Manif Pour Tous, notamment en Bretagne ; le journal français classé au centre-gauche Le Monde, réputé proche des cercles du pouvoir consacre un article  à l’organisation du rassemblement rennais.

D’autres manifestations doivent avoir lieu à Toulouse (Guyenne et Gascogne, Cantal, Aude et Limousin), Lyon (Lyonnais, Dauphiné, Savoie, Auvergne, sud-Bourgogne), Montpellier (Languedoc, Catalogne) et Dijon (Bourgogne et Franche-Comté). Celle de Strasbourg avait lieu aujourd’hui et a rassemblé 1.200 personnes dans une région relativement peu mobilisée. Un rassemblement festif et amical devrait être organisé avec les mères veilleuses à partir de 15 h place Vauban et avenue de Breteuil à Paris. Pour Rennes, le rendez-vous est donné pour 15 h sur l’esplanade du Champ de Mars (métro Charles de Gaulle) d’où les manifestants défileront ensuite jusqu’à la place de la Mairie. Les organisateurs ont appelé au calme afin que le défilé se passe dans l’ordre et montre la détermination du peuple à refuser le changement radical de société qui lui a été imposé par les députés PS à Paris. Un sondage récent donne 55% des français opposés à la loi Taubira, un chiffre sans cesse croissant.

1000 personnes contre le mariage gay accueillent Caroline Fourest à Nantes

13 Avr
Les manifestants sur les voies de la gare

Les manifestants sur les voies de la gare

Un comité d’accueil étoffé (70 personnes) à la gare, puis une foule déterminée de 1000 personnes au couleurs de la Manif pour Tous ont accueilli Caroline Fourest et animé les abords de la Cité des congrès de Nantes, afin, selon France de Lantivy, du collectif La Manif pour tous 44 « pour toujours clamer notre opposition au projet de loi de mariage pour tous, qui poursuit son parcours législatif, mais aussi porter haut notre ferme refus de la théorie du genre et de toutes ses déclinaisons : PMA, GPA et marchandisation de la personne humaine. » Rappelons que le porte-parole du gouvernement et ministre du Droit des Femmes Najat Vallaud-Belkacem, très engagée en faveur du mariage gay, a préféré ne pas venir à Nantes voir l’opposition que suscite le projet de loi Taubira.photoLa manif pour tous 44 diffuse aussi un appel au calme :  « elle déplore des foyers de montée en pression et demande à toutes les personnes de bonne volonté de garder le ton de courtoisie qui caractérise La Manif pour Tous 44 depuis le 17 novembre dernier.» La manifestation s’est faite dans une atmosphère bon enfant et la dispersion a été réalisée vers 17h30 dans le calme. Comme d’habitude, la manifestation affiche un profil très jeune – plus peut-être que dans le reste de la France encore, avec nombre d’enfants, beaucoup de 18-25 ans, des drapeaux, des étendards français et Bretons mêlés, des sifflets, de la Vie sous une pluie nantaise d’un hiver trop long pour porter haut l’opposition nantaise – et donc Bretonne – à un basculement de société radical qui s’accompagne du flicage systématique des opposants.

Foule compacte devant le Palais des Congrès. Photo Gilbert ENGELHARDT

Foule compacte devant le Palais des Congrès. Photo Gilbert ENGELHARDT

La DCRI a estimé que plus de 800 personnes étaient dans la manifestation, qui n’a malheureusement compté aucun leader de droite, hors Sophie Jozan (UMP) entraperçue puisque, nous raconte un manifestant « elle nous a évité pour aller à un concert de musique ». Ce qui en dit long sur la volonté d’une certaine droite de défendre les convictions qu’elle affiche. Lors de la manifestation, aucun heurt n’a été enregistré, hormis le jet de « douze flambys  sur les CRS » », explique France de Lantivy. L’organisation de la manifestation a tout de suite appelé au calme et les CRS « très courtois » ont évité d’aller chercher dans le tas les lanceurs de flans. Quinze à vingt personnes – essentiellement des jeunes royalistes dont la section est très active dans la capitale Bretonne – ont tenté de rentrer dans la salle pour perturber la rencontre, mais se sont fait refouler.

A la suite de la manifestation, une escorte d’opposants a raccompagné Mlle Fourest à la gare. Pénétrant par petits groupes, ils se sont rassemblés à 300 personnes sur le quai 2 et ont retardé de 40 minutes le départ du TGV voie 2 que prenait la militante de la cause lesbienne. Les forces de l’ordre ont chargé dans la gare ( !) et sur le quai en faisant usage de gaz lacrymogène, mettant en péril les nombrex usagers qui empruntent les quais et les passages de cette gare sur-bondée et très ventée tous les jours de 16 h 30 à 19 heures. « On s’est fait gazer sur le quai et les voies», commente Samuel Potier, un manifestant pour lequel l’important a été tout de même réussi soit « 40 minutes de retard pour le train ». Scandant « Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous, des enfants d’hétéros » et chantant la Marseillaise, les manifestants ont aussi jeté quelques boules puantes dans une voiture de première classe et quand le train a pu enfin démarrer et quitter la capitale Bretonne, ils chantaient goguenards « Ce n’est qu’un au-revoir« .

Dix agents SNCF ont été gazés. Les agents ont déposé des déclarations d’accident du travail et  s’apprêtent à poursuivre les organisateurs de la manifestation en justice (et donc à se faire débouter, puisque leur gazage n’est pas du aux manifestants mais à l’emploi à priori injustifié et disproportionné du gaz par les forces de l’ordre). De nombreux voyageurs mettent en cause (y compris dans notre courrier des lecteurs) la fermeture du petit souterrain par les forces de l’ordre, qui ont disposé des barrières pour empêcher l’accès aux quais via ce souterrain : effet immédiat dans une gare surbondée : tout le monde s’est rué dans le grand souterrain et les forces de l’ordre ont été débordées. Du côté de la préfecture, zéro commentaire, les autorités s’informant; à l’instant nous apprenons que « le directeur de cabinet« , Patrick Lapouze, seul habilité à réagir, s’est barricadé dans le mutisme et « ne souhaite pas réagir pour l’instant« . Ce qui ressemble à l’aveu implicite d’une grosse bavure. Bref, Mlle Fourest se souviendra qu’on n’hérisse pas impunément les Nantais et les Bretons.