Tag Archives: UMP

Michel Hunault candidat à La Baule ?

23 Jan

hunault-michelL’ex-maire de Derval et ancien député de la 6e circonscription a certainement quelque chose à demander à l’UMP de Loire-Atlantique. Ainsi, après avoir un temps été en duo avec Montchamp à Nantes  le cheval de retour castelbriantais a subitement envie de voir la mer et de prendre du large.

Ces derniers jours, Michel Hunault a ainsi multiplié les contacts auprès de personnes investies dans la société civile bauloise afin de monter une liste. En effet, à Nantes, plusieurs listes de droite sont très réticentes à l’accueillir – l’homme est réputé promettre beaucoup et ne pas apporter grand-chose. Ses promesses avaient d’ailleurs laissé un souvenir impérissable à Derval, relève ce site plutôt aigrelet envers la famille Hunault. La Chambre des Comptes régionale – des gens réputés sérieux –  ne s’y est pas laissée prendre et a épinglé plusieurs de ses promesses de recettes passablement fumeuses du temps où il gérait la communauté de communes de Derval.

Est-ce que la démarche de Michel Hunault à La Baule est une façon détournée de reprocher à la droite –et à l’UDI en particulier – de soutenir un jeune challenger contre son frère Alain qui est maire de Châteaubriant, et candidat à sa propre succession ? La question peut et mérite d’être posée. Reste à savoir si les Baulois voudront en être dupes ou si Michel Hunault verra la mer… et boira la tasse.

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Nantes. Julien Bainvel (UMP) rejoint la liste UMP-UDI aux municipales

19 Jan

bainvel-nantesLaurence Garnier (UMP, filloniste) continue à unir le microcosme politique de droite derrière elle. Après avoir attaché sur sa liste – en tant que n°2 et comme « personnalité de la société civile » un ex-cadre dirigeant du MEDEF au profil plutôt éloigné  de l’entrepreneur nantais moyen – elle a réussi à rallier le dernier UMP qui boudait encore, à savoir le copéiste Julien Bainvel.

En privé, celui-ci confessait avoir quelque peu mal digéré la magouille  qui a permis à Laurence Garnier d’être investie candidate officielle. S’étant fait à l’idée, comme le résume un de ses proches, que « pour ce coup-ci c’est raté », il se prépare activement à être candidat de la droite aux municipales de 2020. D’ici là, les principaux ténors fillonistes de la droite locale risquent en effet d’être complètement carbonisés ou à la retraite là où sont leurs racines politiques et sociales… en Vendée, à Versailles ou à Paris, donc loin des réalités nantaises et bretonnes qu’ils n’ont jamais su percevoir.

La distance est d’ailleurs si grande entre la droite politisée officielle et les préoccupations des nantais qu’il y a trois autres listes de droite – une menée par Pierre Gobet qui est résolument ouverte à la société civile – une autre menée par Sophie Van Goethem et une dernière, indépendante, proche du Printemps Français.

Ronan Kerdraon (PS) préfèrera en 2014 Plérin au Sénat

11 Jan

CumulPour les municipales,  le mouvement citoyen Blanc c’est exprimé animé par le costarmoricain Gérard Gautier, reconnu pour sa lutte pour la reconnaissance du vote blanc a lancé l’opération Sus aux cumulards Elle vise à limiter le cumul des mandats par les élus et pousser les électeurs à refuser de voter pour les cumulards.

Le mouvement a ainsi notamment interrogé les deux candidats pour la mairie de Plérin, Ronan Kerdraon, sénateur-maire socialiste et Alain Cadec, actuellement député européen U.M.P. et conseiller général. « Dans un courriel reçu le vendredi 10 janvier, Ronan Kerdraon confirme publiquement sa décision, si il est réélu maire de Plérin de ne pas cumuler ce mandat avec celui de sénateur », annonce le mouvement. Son challenger de droite n’a pour l’heure pas donné suite aux questions du mouvement ; il est vrai que les émoluments de député européen sont très confortables. En revanche il avait déjà annoncé qu’il abandonnerait son mandat de conseiller général s’il est élu à Plérin.

Le mandat de Ronan Kerdraon s’achèvera aux prochaines élections sénatoriales, prévues en septembre 2014  mais qui pourraient être repoussées à 2015 dans l’espoir de limiter la défaite attendue par le gouvernement qui craint que le Sénat ne rebascule à droite. Il devrait donc ne plus être que maire de Plérin en 2014… et conseiller de l’agglomération de Saint-Brieuc.

 

Municipales à Nantes : Laurence Garnier (UMP) inaugure sa permanence et attend Fillon

29 Nov

laurence-garnier-NSLa presse locale restant assez discrète à ce sujet, nous informons nos lecteurs que la candidate officiellement investie par l’UMP – suite cependant à un processus assez douteux dont nous avons déjà parlé – a inauguré sa permanence électorale au n°2 allée Duquesne, sur le cours des 50 otages (du côté de la fontaine et de l’hôtel la Pérouse). Elle attend aussi la venue de l’ancien premier ministre François Fillon, qui tiendra meeting le 3 décembre à la salle festive Nantes-Erdre (251 route de Saint-Joseph, près du périph’ et de la Beaujoire), ce dont nous aurons matière à reparler.

 

Michel Hunault et Marie-Anne Montchamp candidats aux municipales de Nantes

7 Nov

MH-MAM-NS2014Exclusif. Nouveau rebondissement pour les municipales nantaises. Après l’affaire du sondage bidonné de l’UMP44 qui a obscurci l’investiture de Laurence Garnier, une grande part de la droite et du centre locaux ne pouvait faire campagne dans ces conditions. De ce fait, une liste d’union a été mise en place entre l’UDI et une part de l’UMP. Sur cette liste, Michel Hunault et Marie-Anne Montchamp formeront un ticket pour la capitale bretonne.

D’autres élus et chefs de file locaux seront dans les premières places de cette liste dont la composition sera officialisée en décembre ; elle est soutenue par l’UDI nationale ainsi que celle de Loire-Atlantique. Son chef de file Joël Guerriau, maire de Saint-Sébastien sur Loire, qui avait passablement perturbé au printemps dernier la pré-campagne à droite a monnayé son soutien contre la présidence de Nantes Métropole.

Municipales : La direction nationale de l’UMP se désintéresse de la bataille pour Nantes

25 Oct

Madame Valèrie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l'EnseigCe vendredi, Valérie Pécresse doit venir à Nantes soutenir Laurence Garnier et « sortir de la crise » provoquée par l’inexistence du sondage sur lequel s’appuie la fédération locale pour expliquer le choix de l’investiture de la jeune filloniste. La fédération locale s’est en effet très mal débrouillée pour fournir aux médias et à l’opinion une version des faits qui tienne quelque peu la route et qui cache cette triste réalité que nous dévoilions récemment.

Ce qui est assez étonnant, c’est que la venue de Pécresse n’ait pas été organisée – comme presque tous les déplacements de personnalités politiques nationales – par la fédération UMP de Paris. Autre chose plus étonnante : le mal fou qu’ont eu les partisans de Laurence Garnier à faire venir assez de militants de leur parti pour que l’ancienne ministre ne s’exprime pas devant une salle aux trois quarts vide. Tout porte à croire que l’UMP nationale a clairement classé l’affaire et, estimant la ville de Nantes à peu près aussi perdue pour la droite que peuvent l’être par exemple Vierzon ou Montreuil, préfère laisser l’actuelle fédération locale très filloniste s’y planter dans les plus grandes largeurs possibles. Après la nouvelle défaite, il sera toujours temps de faire les comptes.

Investiture de Laurence Garnier à Nantes : comment l’UMP 44 a arrangé son coup

23 Oct
L'UMP 44 depuis l'investiture de Laurence Garnier à Nantes

L’UMP 44 depuis l’investiture de Laurence Garnier à Nantes

Après nos articles récents qui dévoilaient l’inexistence du sondage sur lequel l’UMP s’appuie pour justifier le choix de Laurence Garnier (filloniste) pour mener sa liste dans la capitale bretonne, puis celui où nous exposions tout le flou autour de ce sondage et de ses résultats putatifs nous sommes en mesure d’expliquer comment l’UMP de Loire-Atlantique a arrangé son coup, évincé Marie-Anne Montchamp et pourquoi tente-t-elle de faire prendre aux nantais des vessies pour des lanternes. Suivez le guide.

 

L’UMP 44 tente de faire passer un sondage « maison » pour un sondage officiel

Nous persistons et signons. Il n’y a pas eu de sondage fait par un organisme de sondage officiel, ni par l’IFOP, ni Louis Harris ou d’autres comme on a pu l’entendre ; organismes de sondages qui sont liés à l’UMP nationale par des contrats permettant au parti de sonder régulièrement l’opinion sur diverses questions, tout au long de l’année, ou tester les chances de succès de leurs candidats.

En revanche, il y a eu un sondage « maison », mais sur une question qui n’avait strictement rien à voir avec les municipales. Celui-ci a porté, d’après nos sources confidentielles et très proches du dossier, sur moins de 700 personnes. La question n’avait rien à voir non plus avec les municipales et ne présentait pas de liste de candidats aux interrogés. Il leur était demandé : « quelle est la personnalité qui a le plus de notoriété de la droite et du centre à Nantes ? », la réponse étant laissée ouverte. Curieusement, la personne arrivée en tête… est le chef de file de l’UMP 44 François Pinte.

 

Un sondage commandé par François Pinte pour des raisons internes à la droite locale

Ce qui permet de se poser deux questions. Est-ce une coïncidence si ce sondage est mené alors que le leadership des fillonistes en général et de François Pinte est menacé au sein même de l’UMP44 ?  Bien des gens trouvent que le bilan de l’ex directeur de cabinet de François Fillon est faible, voire inexistant. Sous sa direction, l’UMP locale est en effet devenue un terrible panier de crabes et a perdu presque tous les postes et les circonscriptions qu’elle détenait dans le département. Ensuite, comment se fait-il que le nom de Laurence Garnier est sorti brutalement du chapeau ?

Le but de ce sondage – dont François Pinte garde secrets les résultats et pour cause – est à la fois d’évaluer – à son avantage – son poids par rapport à d’autres personnalités de la droite locale et à se faire valoir auprès des instances nationales. Seul le résultat compte : il serait le plus connu, donc le plus efficace. A condition que personne ne se demande comment le sondage a été fait. Pourtant, il y a de quoi.

 

 

Un sondage « maison » aussi indigeste que la bouillabaisse marseillaise du PS

Comme nous le disions plus haut, le sondage a porté sur moins de 700 personnes et a été réalisé, selon des sources concordantes, avec les moyens de l’UMP locale ; une méthode qui permet aussi de ne pas en impacter le coût sur les comptes de campagne de Laurence Garnier. Le choix du panel est déterminant dans un sondage. En l’occurrence, nombreuses ont été les personnes interrogées à Carquefou et à Saint-Sébastien sur Loire, deux communes qui ne font pas partie de Nantes et dont la population n’a donc aucun droit de regard sur les municipales du chef-lieu de la Loire-Atlantique. Cependant, ce sont deux communes dont les maires (Claude Guillet à Carquefou et Joël Guerriau à Saint-Sébastien) centristes se représentent et sont assez contestés localement. La finalité très éloignée des municipales nantaises de ce sondage apparaît nettement.

Autre chose : plus d’une vingtaine de proches et très proches, politiquement parlant, de Laurence Garnier, ont été sondés. Ce qui laisse planer un sérieux doute sur la neutralité et l’objectivité de ce sondage maison, très loin en tout cas des méthodes qui auraient été mises en oeuvre par des instituts officiels tels que l’IFOP. Il n’en reste pas moins que depuis une semaine, l’UMP de Loire-Atlantique essaie désespérément de faire prendre aux nantais des vessies pour des lanternes, y arrive de moins en moins, trébuche dans sa version et va jusqu’à ordonner à certains de mes confrères indépendants de ne pas faire leur travail de journaliste. Ce sont d’étranges méthodes pour tenter de gagner la ville – à moins que Laurence Garnier ne se présente que pour perdre ?