Archive | avril, 2014

Décentralisation : il y a-t-il un pilote dans le ministère ?

25 Avr

epic-failLe dernier remaniement devait supprimer les couacs dans les ministères. Avec six ministres pour se partager le déclin de l’économie, ça marche moins bien chef. Finalement, une fois le jeu de chaises musicales achevé, le changement se fait attendre. Et c’est ainsi que divers ministres ayant fait la preuve de leur incompétence se sont retrouvés virés… jusqu’aux postes de secrétaires d’Etat où ils font la même chose. Ainsi va la République, rétribution des coupables, punition des contribuables.

Et BreizhJournal a pris des vacances. Pour en revenir, et constater écoeuré que la connerie bat son plein. Par exemple, l’intitulé du ministère de la Décentralisation a été modifié : ça c’est du changement ! Résultat, il faut réimprimer tous les supports floqués du nom du ministère. Les imprimeurs et les « fils de pub » apprécieront ce redressement (im)productif à la française.

Et il y a mieux encore. Sur la papier, le ministre titulaire de la réforme territoriale, c’est toujours la morlaisienne Marylise Lebranchu. Qui n’a d’ailleurs jamais trouvé le temps d’être plus bretonne que socialiste en avançant quelque peu la cause de la réunification. Ainsi, son secrétaire d’Etat, André Vallini, s’est vu proposer par Mme Lebranchu de reprendre le directeur de cabinet du ministre auquel il succède, c’est-à-dire Anne-Marie Escoffier. Mais Valls a dit stop : « il n’y a plus qu’un ministre du territoire, c’est toi, André [Vallini] ». Bref, ça promet. Heureusement que le délai limite pour redécouper les départements est en 2017. Ce qui leur laisse encore plein de temps pour jouer les têtes à couac. Jusqu’à ce que les Bretons, las de payer pour le théâtre de guignols parisien, fassent comme les Catalans ou les Ecossais dans leurs pays respectifs. Bref, qu’ils dégagent. Vite.

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Patrimoine de Notre-Dame des Landes : la croix des Quatre paroisses

8 Avr

P1010720Au beau milieu des étendues naturelles de l’est de la ZAD, non loin du ruisseau de l’Epine, se trouve sous une voûte d’arbres un élément remarquable du patrimoine de Notre-Dame des Landes : la croix des quatre paroisses. Edifiée en granit en 1801, donc avant la création de la paroisse de NDDL, elle se trouve à la limite de trois (maintenant) anciens cantons, ceux de Blain, la Chapelle sur Erdre et St Etienne de Montluc, de quatre paroisses et de deux arrondissements, Nantes et Savenay.

La croix, en granit, est fixée sur un socle porté par un gros pilier central et quatre piliers d’angles. Sur les quatre faces du pilier central, on peut lire « Paroisse et limite de Fay 1801», « Limite de Grandchamp », « Limite de Vigneux », « Limite de Treillières 1861», chacune selon son orientation. La table est en granit et reprend les inscriptions, remplaçant seulement Fay par Notre-Dame des Landes. Les limites des trois paroisses de Vigneux, Grandchamp et Treillières – et des communes – rayonnent vers le sud à partir de la croix, partageant la lande jadis inculte. Au XIXe, la croix était le point de rencontre des processions des quatre paroisses lors des Rogations. Chacune venait par ses chemins de terre, et à la croix, une prière commune les réunissait. C’est là aussi que les pélerins mangeaient sur le pouce – cidre et morceau de pain – avant de repartir.

En mauvais état, la croix a été restaurée en 2000 par l’association du petit patrimoine de Vigneux. Non loin se trouve une fontaine qui ne se tarit jamais et d’où sourd le ruisseau de l’Epine. Les fermes les plus proches de la Noë Verte et de la Noë Bernard ont été rachetées et détruites par le département. La croix elle-même se trouve à l’emplacement d’une piste du projet d’aéroport. Plusieurs habitations d’opposants à l’aéroport se trouvent non loin et maintiennent un peu de vie dans la lande.

 

Article précédent : Notre-Dame des Landes pendant a Deuxième guerre mondiale