Archive | septembre, 2013

Les bateaux bretons du Festival de Loire

28 Sep

Du 18 au 22 septembre avait lieu à Orléans le plus grand rassemblement de marine fluviale en Europe, le Festival de Loire, qui a lieu une fois tous les deux ans. Ce festival réunit des navires de Loire, mais aussi d’autres voies d’eau dans d’autres régions (Canal du Midi, marais de Saint-Omer, marine du Rhône…) ainsi que des bateaux qui naviguent en mer, notamment les navires italiens, invités d’honneur de cette édition. Il y avait aussi, entre autres, un moulin-bateau polonais, deux navires portuguais, plusieurs hollandais et… des bateaux fluviaux et maritimes bretons. Lors de la dernière édition en 2011, ils n’étaient que six, dont deux hors de l’eau. Cette fois, ils étaient dix-neuf (six hors de l’eau), dont deux petites embarcations du lac de Grandlieu, dont le port d’attache actuel est pourtant en Anjou, à la Possonière, mais aussi une gondole et un sandolo italiens… mais naviguant à Sucé sur Erdre, près de Nantes.

La Gérauderie, un hameau remarquable de Notre-Dame des Landes

27 Sep

Après une longue interruption commandée par l’actualité brûlante, nous reprenons notre série sur le patrimoine remarquable de Notre-Dame des Landes, tant que le loup – casqué et pourvu de matraques et de gazeuses –  n’y est pas. Le livre de Marie-Ange Lebreton, Des pierres sur la lande, qui liste le patrimoine intéressant de la commune, indique qu’une croix celtique, la seule de la commune, se trouve à l’Ecobut.

En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Lorsque l’on vient de la route de Grandchamp à Notre-Dame, par l’Ascension, l’on voit l’Ecobut au croisement, mais il faut pousser jusqu’au bout de l’étroite rue formée par le hameau pour arriver jusque une antique mare, presque jamais sèche, dominée par un chêne sous l’ombre duquel s’abritent la croix et une maison. C’est non point l’Ecobut mais la Gérauderie. En passant, le nom du premier hameau indique qu’un bois a été ici défriché par le feu ; il existe un autre hameau appelé de même non loin, à la sortie de la forêt de la Joue en Fay de Bretagne, avant Mérimont.

La croix

La croix

Une croix qui témoigne du renouveau spirituel breton du début du XXe siècle

La croix a été érigée en 1925 par Jeanne Hénot. Elle est bénie lors de la procession des Rogations, le 19 mai 1925 et porte une plaque libellée « Inaugurée par la famille Hénot-Fourage ». Dégagée des broussailles et restaurée voilà trente ans, elle porte fièrement sa couronne sobre et belle, d’esprit Feiz ha Breiz, Foi et Bretagne. De façon étrange, elle n’est en effet pas une croix pattée curviligne, comme bien d’autres l’ont été sur la commune. Nous reparlerons ultérieurement de ce dernier modèle de croix aux diverses et imperceptibles variantes qui a essaimé tant à Notre-Dame que dans les paroisses voisines de Fay et de Vigneux, et même jusqu’à Blain.

Peut-être cette belle croix de la Gérauderie tirait-elle déjà son inspiration du renouveau spirituel et culturel breton, dont le Bleun Brug de l’abbé Perrot, béni par le pape en 1920 fut le plus grand étendard, mais qui connut bien d’autres floraisons dans de nombreuses paroisses de l’ensemble de la Bretagne, comme la reconstruction au début des années 1920 à Sainte-Anne sur Brivet, à moins de 30 km de Notre-Dame des Landes, de la chapelle Sainte-Anne   qui préfigure le style Seiz Breur se fondant l’architecture celtique régénérée par l’inspiration nouvelle des Arts Décoratifs.

Deux maisons remarquables

La ferme de 1776

La ferme de 1776

Mais il faut encore persévérer, et pousser les solides barrières de cour de gare – récupérées sur la ligne Blain – Nantes (de Beslé à la Chapelle sur Erdre) qui passait non loin – et aller voir de plus près les maisons du hameau. Derrière la barrière se trouvent deux petites maisonnettes. L’une d’elle a un appentis moitié torchis, moitié parpaings à son pignon. Sous son autre pignon, une pierre calcaire porte à demi-effacés, mais profondément gravés, les chiffres de l’an 1833.

La maison de 1833

La maison de 1833

Mais c’est surtout derrière la croix qu’il faut aller. Vers cette ferme dont les toits s’adoucissent de coyaux, un artifice usé du temps où les gouttières n’étaient point connues pour faire glisser l’eau comme sur un toboggan et la propulser loin des murs qu’elle risquait de dégrader par de disgracieuses coulures. Construite en plusieurs fois, elle a une partie occidentale plus basse et aveugle côté nord, un appentis contre celle-ci, et à l’est un corps plus important, percé de trois lucarnes chiens-assis sur le midi et de quelques ouvertures sur le côté nord. La porte de ce côté a ses coins saillants abattus, la fenêtre, au-dessus, sommée d’une poutre, a un bel appui formé d’une dalle de schiste. Sur un bloc de tuffeau un peu à gauche de celle-ci, l’on peut lire une écriture soignée et juste « BATIE PAR PIERRE BRETESCHE ANNEE 1776 ». La date est flanquée de petites roues tracées au compas, deux à gauche, une grande à droite.

Cette ferme est un touchant témoignage des trésors semés par l’Histoire qui se trouvent dans tous les coins de la commune de Notre-Dame des Landes, ouverts à tous ceux qui voudraient prendre du temps pour les découvrir. Nous n’en avons pas fini pourtant avec les plaisants témoignages du passé de la commune qui sont conservés dans ce hameau. Ils formeront la trame du prochain volet, sur la guerre de 1939-45 à Notre-Dame des Landes.

Sur la ferme de 1776 à la Gérauderie, côté nord

Sur la ferme de 1776 à la Gérauderie, côté nord

Article précédent : la maison noble de la Forestrie

Ecole Diwan de Pornic : c’est fini

26 Sep

C’est fini, l’école Diwan vient d’être liquidée. Marie-Thérèse Gorny, sa responsable, vient de rendre les clés : « le matériel est parti à Savenay pour aider leur école Diwan à monter leur structure pour la petite enfance, ici, c’est terminé, on tourne la page ». Un gâchis pour les quatorze enfants scolarisés à l’école associative de Pornic, d’autant plus que « nous avions pu trouver un enseignant du cru, qui habitait quasiment sur place, qui avait les compétences, mais dont le recrutement n’a pas été validé par Diwan ». L’école avait été crée en 2012 et se trouvait à la Fontaine aux Bretons, un peu au sud-est de la ville, en bordure de mer.

L’autre école menacée du réseau Diwan, à Savenay, a un espoir de repartir, une enseignante s’étant proposée. Elle vit non loin de l’école, et son recrutement n’avait pas été accepté fin août par le réseau Diwan bien qu’elle ait été la seule candidate. Du côté du conseil d’administration de Diwan, l’on refuse de confirmer la nouvelle. « Des négociations sont en cours avec les gens de Savenay pour garder les locaux et y installer des activités d’accueil d’enfants », nous dit-on. Ces négociations, qui durent depuis dix jours, devraient s’achever début octobre.

Carte des écoles Diwan en Bretagne - 2013

Carte des écoles Diwan en Bretagne – 2013

Fête du Cidre réussie ce dimanche à Saint-Omer de Blain

24 Sep

Sous un chaud soleil de la fin de l’été a eu lieu la fête du cidre audomaroise. Dans un cadre nettement plus local que la Fête du Pain du mois d’août – mais pas moins plaisant – les bénévoles de l’ASPA – Association de Sauvegarde du Patrimoine Audomarois – ont fait fonctionner un pressoir à cidre et un broyeur de pommes traditionnels. Ce dernier peut être entrainé par un cheval tournant un manège ou un moteur de tracteur. Sur place était vendu le jus de pomme ainsi pressé et des bouteilles de la Maroise, la bière solidaire du village.

 

Addendum : des lecteurs se demandent, et nous demandent, où en est la série sur le patrimoine de Notre-Dame des Landes et continuera-t-elle, notamment pour les volets qui couvrent le territoire de la ZAD. Oui, elle continuera, à partir de jeudi.

L’école Diwan de Savenay est sauvée

23 Sep

A la rentrée de septembre, les écoles Diwan de Pornic et de Savenay ont fermé suite au manque d’enseignants dont manque le réseau associatif des écoles, victime de son succès, d’autant plus que chaque année, l’Etat n’accorde que deux postes d’enseignant au concours à Diwan contre plus d’une dizaine en école publique bilingue (divyezh).  A la rentrée en revanche, une école nouvelle a ouvert à Fougères, en pays gallo.

L’un des syndicats du réseau Diwan, le SNEIP-CGT, n’avait pas manqué alors d’accuser « l’incurie » de la direction du réseau. Pour eux la pénurie d’enseignants  était le « fruit de négligences, voire de choix délibérés (…) plusieurs enseignants ont été remerciés ou sont partis sous la pression ; ils continuent dans d’autres filières », notamment dans le public (divyezh) ou le privé (dihun). D’autres ont accusé le CA de Diwan de défendre la vision d’une Bretagne bretonnante tronquée de la Loire-Atlantique, qui se trouve comme souvent dernière roue du carosse dans les politiques culturelles bretonnes.

Finalement, malgré toutes ces polémiques, une enseignante s’est proposée pour assurer le devenir de l’école de Savenay, qui pourrait ainsi être sauvée. Le sort de celle de Pornic reste encore en suspens. Responsable de la CGT au sein du premier degré des écoles Diwan, Bertrand Déléon s’est réjoui de la nouvelle sur Facebook : « Saveteet e skol Saveneg ! » L’école de Savenay est sauvée !

 

Carte des écoles Diwan en Bretagne - 2013

Carte des écoles Diwan en Bretagne – 2013

Dédicace de Marlène Bréhéret à la librairie la Plume à Blain

23 Sep

librairie_la_plume_inaug_2Le samedi 28 septembre de 10 h à 12h, Marlène Bréheret sera présente à la librairie la Plume, place de l’église à Blain, pour dédicacer son livre « Il était une fois ô Canada ». Il raconte une histoire d’une famille de cinq personnes décidée à tout abandonner en France pour aller s’installer en terre étrangère. Et c’est lorsqu’ils pensent enfin avoir atteint leur but en posant les pieds sur le sol canadien que la vraie aventure va réellement commencer…

Cette histoire, c’est son histoire. Marlène Bréheret, qui vit à Nort sur Erdre avec son mari et ses quatre filles, prend en juin 2011 un an de disponibilité pour réaliser un rêve d’enfance : s’expatrier au Canada avec sa famille. De retour en France, après avoir repris son travail de professeur des écoles, elle se lance dans l’écriture de son premier livre.

NDDL : candidat à Châteaubriant, Maxime Lelièvre (UDI) soutient l’aéroport

22 Sep

LogoUDI-Q°Lors du lancement de sa campagne municipale, Maxime Lelièvre, candidat pour Châteaubriant investi par l’UDI (centristes), a exhorté les candidats à l’élection à afficher leur soutien ou leur refus de l’aéroport. Lors de sa réunion de lancement, des autocollants Oui à l’aéroport, faits par l’association « citoyenne » qui émane de la Chambre de Commerce et d’Industrie Ailes pour l’Ouest (ex-ACIPRAN) ont été distribués tandis que le candidat affichait clairement son soutien au projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes. Voilà qui confirme ce que nous écrivions il y a peu à savoir que la propagande pro-aéroport est un réel enjeu dans le Castelbriantais, via l’ADIC et les notables de l’opposition UDI-UMP.

 

L’UDI en Loire-Atlantique, à fond pour l’aéroport de Notre-Dame des Landes ?

D’autres membres des diverses composantes de l’UDI sont pour l’aéroport ; nombre d’entre eux avaient été interrogés sur ce sujet en juin 2012 par l’Agence Bretagne Presse au moment de la campagne des législatives. Hervé Grélard (Nouveau Centre, Nantes) et Isabelle Mérand (Parti Radical, Saint-Sébastien sur Loire) s’étaient notamment déclarés pour l’infrastructure. En revanche les candidats du Modem, qui n’était pas encore rallié à l’UDI à l’époque, étaient plutôt contre l’aéroport ; Patricia Gallerneau se dressait « contre cette infrastructure nouvelle inutile et coûteuse » qu’était l’aéroport de Notre-Dame des Landes ; son collègue Philippe Fintoni était lui aussi opposé à l’aéroport. A ce tableau encore incomplet s’ajoutent Joël Guerriau, maire UDI de Saint-Sébastien et Joseph Parpaillon, maire du centre-droit d’Orvault, proche de l’UDI, eux aussi favorables à l’aéroport ainsi que le candidat de l’UDI à Blain, Jean-Michel Buf, qui n’a jamais caché ses sympathies pour le projet.