Archive | Culture RSS feed for this section

Dédicace à la librairie la Plume de Blain le 4 février

31 Jan

du tourisme couvJean Petit dédicacera un ouvrage intitulé Du Tourisme * fragments assassins. Dedans, il s’interroge sur un tourisme devenu sans saveur, produit de la peur et du conformisme, et son « maillage mondial de l’industrie touristique qui offre tout à la fois la possibilité de se rendre en tout lieu n’importe quand, mais par là-même enferme chacun dans des circuits et des comportements formatés ».

Ce livre s’interroge sur le tourisme, produit du marché mondialisé, qui a ses normes, ses agences et ses arnaques. Ses contrôles et ses soldes. Les choix qu’il laisse aux clients pour « personnaliser » leurs vacances, et qui les placent dans l’un ou l’autre des modèles universaux de l’industrie touristique. Ce livre dissèque les coulisses d’une industrie touristique qui, au-delà des contingences et des affiliations spécifiques, est « toujours le même noyau, celui du tourisme comme produit de consommation ».

De 17h30 à 18h30 le 4 février à la librairie la Plume, place Jean Guihard à Blain (en face de l’église)

Publicités

Un piano à partir de vendredi en gare de Nantes

8 Jan

Street-Piano-Paris-MontparnasseLe hall de gare de Nantes côté centre-ville, un peu froid parfois, devrait gagner en chaleur. En effet, à partir de vendredi 10 janvier, la structure Gares&Connexions de la SNCF, qui gère les gares, y mettra un piano gratuitement accessible aux voyageurs, qui pourront ainsi jouer un morceau en attendant leur train, pour leur plaisir et celui des autres voyageurs.

Les premiers pianos ont été plébiscités par les voyageurs ; après une première expérience concluante à Montparnasse, ils avaient été mis à disposition notamment à la gare de Paris-Austerlitz, puis à Orléans, Lille et Strasbourg. Aujourd’hui, six gares parisiennes sur sept (toutes sauf Paris-Bercy) en sont équipées, ainsi que les principales villes de province, notamment la gare de Rennes.

Pour le lancement de l’opération « Piano en gare de Nantes » un concert inaugural aura lieu dans le hall de gare vendredi à 16 h (gratuit), face au Relay H. Les voyageurs pourront écouter Christophe Barthel (piano et chant) ainsi que de la musique slave réinterprêtée de façon plus moderne au piano et au saxophone par Slava et Svetlana Kazykine, talentueux musiciens ukrainiens d’origine arrivés en Loire-Atlantique alors qu’ils étaient enfants.

Anna Floc’h expose jusqu’au 21 décembre au centre culturel breton de Nantes

16 Déc

affichepL’artiste peintre bretonne Anna Floc’h expose ses peintures et ses dessins jusqu’au 21 décembre au centre culturel breton, au fond de la rue du Rémouleur à Saint-Herblain (Atlantis). L’entrée est libre. L’exposition se visite du lundi au vendredi de 10 à 18 h et le samedi de 10 à 13h.

Dédicace à la librairie la Plume de Blain vendredi 15

14 Nov

affiche soirée bd 2013Guillaume Carreau et Olivier Thomas dédicaceront à la librairie blinoise la Plume (place de l’Eglise) leurs bandes dessinées, respectivement « Les déserteurs héroïques » et « Dos à la mer »; les deux auteurs sont bretons de naissance. La séance de dédicace aura lieu vendredi 15 novembre de 17h30 à 18h30 ; la soirée se prolongera ensuite à la toute proche médiathèque du Puits au Chat.

La Gérauderie, un hameau remarquable de Notre-Dame des Landes

27 Sep

Après une longue interruption commandée par l’actualité brûlante, nous reprenons notre série sur le patrimoine remarquable de Notre-Dame des Landes, tant que le loup – casqué et pourvu de matraques et de gazeuses –  n’y est pas. Le livre de Marie-Ange Lebreton, Des pierres sur la lande, qui liste le patrimoine intéressant de la commune, indique qu’une croix celtique, la seule de la commune, se trouve à l’Ecobut.

En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Lorsque l’on vient de la route de Grandchamp à Notre-Dame, par l’Ascension, l’on voit l’Ecobut au croisement, mais il faut pousser jusqu’au bout de l’étroite rue formée par le hameau pour arriver jusque une antique mare, presque jamais sèche, dominée par un chêne sous l’ombre duquel s’abritent la croix et une maison. C’est non point l’Ecobut mais la Gérauderie. En passant, le nom du premier hameau indique qu’un bois a été ici défriché par le feu ; il existe un autre hameau appelé de même non loin, à la sortie de la forêt de la Joue en Fay de Bretagne, avant Mérimont.

La croix

La croix

Une croix qui témoigne du renouveau spirituel breton du début du XXe siècle

La croix a été érigée en 1925 par Jeanne Hénot. Elle est bénie lors de la procession des Rogations, le 19 mai 1925 et porte une plaque libellée « Inaugurée par la famille Hénot-Fourage ». Dégagée des broussailles et restaurée voilà trente ans, elle porte fièrement sa couronne sobre et belle, d’esprit Feiz ha Breiz, Foi et Bretagne. De façon étrange, elle n’est en effet pas une croix pattée curviligne, comme bien d’autres l’ont été sur la commune. Nous reparlerons ultérieurement de ce dernier modèle de croix aux diverses et imperceptibles variantes qui a essaimé tant à Notre-Dame que dans les paroisses voisines de Fay et de Vigneux, et même jusqu’à Blain.

Peut-être cette belle croix de la Gérauderie tirait-elle déjà son inspiration du renouveau spirituel et culturel breton, dont le Bleun Brug de l’abbé Perrot, béni par le pape en 1920 fut le plus grand étendard, mais qui connut bien d’autres floraisons dans de nombreuses paroisses de l’ensemble de la Bretagne, comme la reconstruction au début des années 1920 à Sainte-Anne sur Brivet, à moins de 30 km de Notre-Dame des Landes, de la chapelle Sainte-Anne   qui préfigure le style Seiz Breur se fondant l’architecture celtique régénérée par l’inspiration nouvelle des Arts Décoratifs.

Deux maisons remarquables

La ferme de 1776

La ferme de 1776

Mais il faut encore persévérer, et pousser les solides barrières de cour de gare – récupérées sur la ligne Blain – Nantes (de Beslé à la Chapelle sur Erdre) qui passait non loin – et aller voir de plus près les maisons du hameau. Derrière la barrière se trouvent deux petites maisonnettes. L’une d’elle a un appentis moitié torchis, moitié parpaings à son pignon. Sous son autre pignon, une pierre calcaire porte à demi-effacés, mais profondément gravés, les chiffres de l’an 1833.

La maison de 1833

La maison de 1833

Mais c’est surtout derrière la croix qu’il faut aller. Vers cette ferme dont les toits s’adoucissent de coyaux, un artifice usé du temps où les gouttières n’étaient point connues pour faire glisser l’eau comme sur un toboggan et la propulser loin des murs qu’elle risquait de dégrader par de disgracieuses coulures. Construite en plusieurs fois, elle a une partie occidentale plus basse et aveugle côté nord, un appentis contre celle-ci, et à l’est un corps plus important, percé de trois lucarnes chiens-assis sur le midi et de quelques ouvertures sur le côté nord. La porte de ce côté a ses coins saillants abattus, la fenêtre, au-dessus, sommée d’une poutre, a un bel appui formé d’une dalle de schiste. Sur un bloc de tuffeau un peu à gauche de celle-ci, l’on peut lire une écriture soignée et juste « BATIE PAR PIERRE BRETESCHE ANNEE 1776 ». La date est flanquée de petites roues tracées au compas, deux à gauche, une grande à droite.

Cette ferme est un touchant témoignage des trésors semés par l’Histoire qui se trouvent dans tous les coins de la commune de Notre-Dame des Landes, ouverts à tous ceux qui voudraient prendre du temps pour les découvrir. Nous n’en avons pas fini pourtant avec les plaisants témoignages du passé de la commune qui sont conservés dans ce hameau. Ils formeront la trame du prochain volet, sur la guerre de 1939-45 à Notre-Dame des Landes.

Sur la ferme de 1776 à la Gérauderie, côté nord

Sur la ferme de 1776 à la Gérauderie, côté nord

Article précédent : la maison noble de la Forestrie

Ce week-end Notre-Dame des Landes enterre le projet d’aéroport en musique

31 Juil

affiche-ndl-2013-a4-e93c5Tryo, Bred’Irie, les Ramoneurs de Menhir, Sanseverino, Hamon Martin Quintet… l’affiche a de quoi donner le tournis. Le 3 et le 4 août, l’ACIPA et la coordination de paysans hostiles au projet d’aéroport organisent le traditionnel rassemblement de Notre-Dame des Landes, en Bretagne. Mais il aura d’autant plus d’impact que la ZAD a traversé cet automne et cet hiver six mois d’un hiver rythmé d’affrontements avec les forces de l’ordre et le gouvernement, qui ont perdu le bras de fer avec les paysans et occupants de la zone.

Alors que le bruit d’un probable abandon de l’aéroport commence à fuiter de toutes parts le rassemblement devrait sortir de la torpeur estivale la lutte contre l’aéroport. Pendant deux jours se succéderont rencontres, conférences, informations et concerts autour de la lutte à Notre-Dame des Landes mais aussi des divers grands projets inutiles et imposés (GPII).

Télécharger le programme du festival de l’ACIPA

Le site du rassemblement est lui aussi emblématique. Situé sur un champ oblong, il se trouve non loin du croisement des Ardilières, porte d’entrée de la ZAD au nord qui donne notamment accès à la route RD281 – maintenant célèbre depuis qu’elle a été barrée avec des chicanes par les opposants, « définitivement » fermée par le conseil général de Loire-Atlantique – soutien farouche du projet d’aéroport – et non moins définitivement réouverte par les paysans qui avaient besoin d’accèder à leurs champs.

De son côté, les zadistes ont organisé en marge du rassemblement de l’ACIPA un festival off – intitulé le ZAD’nard déchaîné – dont la programmation laisse largement la place au punk, à l’életro et au rap engagé. Les concerts et spectacles, soutenus par un important sound system, commenceront dès l’après-midi du 2 août et se termineront dimanche 4. Cette manifestation n’a pas été déclarée et le maire de Notre-Dame des Landes a pris un arrêté pour interdire cette réédition estivale du Festizad de cet hiver.  Bien que la gendarmerie de Blain soit chargée de faire appliquer l’arrêté, il est peu probable qu’elle se fourre dans le guêpier et essaie d’évacuer les zadistes, qui ne sont guère plus émus que ça par l’arrêté de l’édile.

Dimanche matin, pour rejoindre le site du festival, un bus cycliste est prévu avec Vélorution Nantes. Il partira du parvis de la cathédrale nantaise à 9h30 et aussi Saint-Herblain devant Decathlon Atlantis à la même heure. L’arrivée sur place est prévue vers 11 heures. Les coordonnées GPS du site du rassemblement sont les suivantes 47.370237,-1.727561 Des parkings ont été prévus largement aux alentours, sur plusieurs parcelles agricoles le long de la RD81, des deux routes qui la relient au bourg de Notre-Dame des Landes (depuis les Ardinières et la Marchandais) et du chemin vicinal qui mène des Ardinières au Chêne des Perrières, et de là au Temple de Bretagne.

 

Programmation du festival off

le_zad_recto_fini1-22881

le_zad_verso_fini1-141a5

 

 

 

Exposition de Philippe Pastor à Pont-Scorff dans le Morbihan

22 Juil

expo 2013-pastorJusqu’au 27 juillet, le peintre et photographe breton Philippe Pastor expose dans la cour des métiers d’arts de Pont-Scorff dans le Morbihan, à la galerie Toledo. Habitué à avoir plusieurs cordes à son arc et à mêler plusieurs arts dans une symphonie de toute beauté, Philippe Pastor avait fait l’an dernier exposition commune avec le poète breton Yann Morel.