Archive | octobre, 2013

Fronde bretonne : l’Etat inquiet désinforme l’opinion française

28 Oct

bonnets-ruz2Le 2 novembre, place de la Résistance à 15 heures, Breizh Impacte, l’association Bretagne Réunie, et de nombreux collectifs économiques et professionnels bretons appellent à manifester contre l’écotaxe et l’action de l’Etat qui vise à affaiblir l’économie bretonne. BreizhImpacte a lancé un appel pour « travailler, vivre et décider en Bretagne » et estime que son rassemblement consiste à « fédérer tous les acteurs de l’économie » et à « mobiliser pour l’emploi en Finistère et en Bretagne ».

L’association pro-réunification administrative Bretagne Réunie a rebondi là-dessus et a lancé un vibrant appel à se rassembler pour la Réunification et l’avenir de l’économie bretonne. L’association critique très durement dans un communiqué le Premier-Ministre Ayrault « allergique à l’idée d’une « grande » Bretagne rayonnante, prospère et ouverte sur le monde, lui interdisant sa redoutable puissance économique et par conséquent, entretient, entre-autres, des peurs (A la réunification, je crie casse cou !) et des pseudo-rivalités entre Rennes et Nantes. » Une page Facebook « Soutien à la Fronde Fiscale » a été lancée pour organiser des covoiturages en direction de Quimper.

L’Etat inquiet, la presse jacobine désinforme

Les RGs sont clairement inquiets par la révolte bretonne contre l’écotaxe – qui entend marcher sur les traces des Bonnets Rouges, le nom breton de la révolte du papier timbré (1675) suivie d’une assez dure répression. Ceux-ci sont plus populaires dans le Finistère et les Côtes d’Armor que les chouans qui sont – dans les trois autres départements de Bretagne orientale et méridionale – la figure traditionnelle des révoltés bretons.  Les affrontements très violents samedi 26 octobre  devant le portique de Pont de Buis les Quimerc’h ont révélé l’étendue du ras-le-bol breton à l’ensemble de la France.

Pour l’heure le gouvernement y oppose ses armes habituelles, surdité et désinformation. Pour une fois c’est un journal de droite – le Figaro, grand bénéficiaire des aides d’Etat à la presse – qui se fait la voix des jacobins en relayant des « informations » livrées par les RGs sur la mobilisation bretonne. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage, et c’est ainsi que les RGs – enfin l’actuelle DCRI – accuse une fronde lancée par des milieux socio-professionnels d’être impulsée par les extrêmes de gauche et de droite. Ils font aussi état d’une page Facebook, Révolte bretonne, réunissant 4000 participants. Manque de chance, cette page  n’a que 2.580 j’aime le 28 octobre à 20h15. En revanche, il existe bien une page – bien plus généraliste et qui n’est pas centrée sur la seule Bretagne – qui est ce soir à 4000 et quelques participants, « la révolte fiscale, c’est maintenant« .
Manque de chance encore pour les RGs, la fronde des agriculteurs, marins ou autres transporteurs n’a été reprise que bien tardivement – dernièrement en somme – par les milieux politiques et les opposants de toutes natures (notamment ceux du Printemps Français, très présent en Bretagne) contre François Hollande.

République jacobine, méfies-toi de l’automne breton

Derrière toute cette fumée, deux certitudes. D’abord, les CRS seront au rendez-vous le 2 novembre, ainsi que leurs collègues de la gendarmerie. Ensuite, s’enflamme cette page Facebook « Le vent se lève et le pays breton relève la tête ! Trop longtemps silencieux ! Dans les pas d’Alexis Gourvennec, de Sébastien Le Balp, de Jean de Montfort, et de tant d’autres. Dans les pas des révoltés de 1994, des manifestants de 1972, des paysans de 1961, des résistants de l’île de Sein, des Penn Sardin des années 1920′ et la liste serait encore longue !» La Bretagne a en elle une longue tradition de révolte, elle est frottée à l’injustice mais ne s’y résigne jamais. Le printemps français pourrait-il, comme nous l’écrivions en mai dernier, devenir un automne terrible Breton ? Alors que le pouvoir est très proche de relancer l’attaque sur le bocage de Notre-Dame des Landes et qu’il continue à dilapider l’argent des Bretons et des français sans remplir ses devoirs, le moment est historique.

Historique pour régler les comptes et faire payer à l’Etat jacobin ce qu’il doit à la Bretagne. Payer pour la séparation d’avec la Loire-Atlantique qui prive chaque année ce qui reste de la Bretagne de la moitié de sa capacité industrielle et économique. Payer pour les promesses avortées sur le front économique et politique. Payer pour l’échec de la réduction de la fracture sociale. Payer pour les nombreux Bretons gazés ce printemps à Paris et tout l’automne dernier à Notre-Dame des Landes. Payer pour l’autisme politique, le refus déterminé d’écouter les Bretons. Payer enfin pour la censure systématique de la volonté de liberté des Bretons. Enfin, le vent se lève. Luttons !

Publicités

Municipales : La direction nationale de l’UMP se désintéresse de la bataille pour Nantes

25 Oct

Madame Valèrie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l'EnseigCe vendredi, Valérie Pécresse doit venir à Nantes soutenir Laurence Garnier et « sortir de la crise » provoquée par l’inexistence du sondage sur lequel s’appuie la fédération locale pour expliquer le choix de l’investiture de la jeune filloniste. La fédération locale s’est en effet très mal débrouillée pour fournir aux médias et à l’opinion une version des faits qui tienne quelque peu la route et qui cache cette triste réalité que nous dévoilions récemment.

Ce qui est assez étonnant, c’est que la venue de Pécresse n’ait pas été organisée – comme presque tous les déplacements de personnalités politiques nationales – par la fédération UMP de Paris. Autre chose plus étonnante : le mal fou qu’ont eu les partisans de Laurence Garnier à faire venir assez de militants de leur parti pour que l’ancienne ministre ne s’exprime pas devant une salle aux trois quarts vide. Tout porte à croire que l’UMP nationale a clairement classé l’affaire et, estimant la ville de Nantes à peu près aussi perdue pour la droite que peuvent l’être par exemple Vierzon ou Montreuil, préfère laisser l’actuelle fédération locale très filloniste s’y planter dans les plus grandes largeurs possibles. Après la nouvelle défaite, il sera toujours temps de faire les comptes.

Investiture de Laurence Garnier à Nantes : comment l’UMP 44 a arrangé son coup

23 Oct
L'UMP 44 depuis l'investiture de Laurence Garnier à Nantes

L’UMP 44 depuis l’investiture de Laurence Garnier à Nantes

Après nos articles récents qui dévoilaient l’inexistence du sondage sur lequel l’UMP s’appuie pour justifier le choix de Laurence Garnier (filloniste) pour mener sa liste dans la capitale bretonne, puis celui où nous exposions tout le flou autour de ce sondage et de ses résultats putatifs nous sommes en mesure d’expliquer comment l’UMP de Loire-Atlantique a arrangé son coup, évincé Marie-Anne Montchamp et pourquoi tente-t-elle de faire prendre aux nantais des vessies pour des lanternes. Suivez le guide.

 

L’UMP 44 tente de faire passer un sondage « maison » pour un sondage officiel

Nous persistons et signons. Il n’y a pas eu de sondage fait par un organisme de sondage officiel, ni par l’IFOP, ni Louis Harris ou d’autres comme on a pu l’entendre ; organismes de sondages qui sont liés à l’UMP nationale par des contrats permettant au parti de sonder régulièrement l’opinion sur diverses questions, tout au long de l’année, ou tester les chances de succès de leurs candidats.

En revanche, il y a eu un sondage « maison », mais sur une question qui n’avait strictement rien à voir avec les municipales. Celui-ci a porté, d’après nos sources confidentielles et très proches du dossier, sur moins de 700 personnes. La question n’avait rien à voir non plus avec les municipales et ne présentait pas de liste de candidats aux interrogés. Il leur était demandé : « quelle est la personnalité qui a le plus de notoriété de la droite et du centre à Nantes ? », la réponse étant laissée ouverte. Curieusement, la personne arrivée en tête… est le chef de file de l’UMP 44 François Pinte.

 

Un sondage commandé par François Pinte pour des raisons internes à la droite locale

Ce qui permet de se poser deux questions. Est-ce une coïncidence si ce sondage est mené alors que le leadership des fillonistes en général et de François Pinte est menacé au sein même de l’UMP44 ?  Bien des gens trouvent que le bilan de l’ex directeur de cabinet de François Fillon est faible, voire inexistant. Sous sa direction, l’UMP locale est en effet devenue un terrible panier de crabes et a perdu presque tous les postes et les circonscriptions qu’elle détenait dans le département. Ensuite, comment se fait-il que le nom de Laurence Garnier est sorti brutalement du chapeau ?

Le but de ce sondage – dont François Pinte garde secrets les résultats et pour cause – est à la fois d’évaluer – à son avantage – son poids par rapport à d’autres personnalités de la droite locale et à se faire valoir auprès des instances nationales. Seul le résultat compte : il serait le plus connu, donc le plus efficace. A condition que personne ne se demande comment le sondage a été fait. Pourtant, il y a de quoi.

 

 

Un sondage « maison » aussi indigeste que la bouillabaisse marseillaise du PS

Comme nous le disions plus haut, le sondage a porté sur moins de 700 personnes et a été réalisé, selon des sources concordantes, avec les moyens de l’UMP locale ; une méthode qui permet aussi de ne pas en impacter le coût sur les comptes de campagne de Laurence Garnier. Le choix du panel est déterminant dans un sondage. En l’occurrence, nombreuses ont été les personnes interrogées à Carquefou et à Saint-Sébastien sur Loire, deux communes qui ne font pas partie de Nantes et dont la population n’a donc aucun droit de regard sur les municipales du chef-lieu de la Loire-Atlantique. Cependant, ce sont deux communes dont les maires (Claude Guillet à Carquefou et Joël Guerriau à Saint-Sébastien) centristes se représentent et sont assez contestés localement. La finalité très éloignée des municipales nantaises de ce sondage apparaît nettement.

Autre chose : plus d’une vingtaine de proches et très proches, politiquement parlant, de Laurence Garnier, ont été sondés. Ce qui laisse planer un sérieux doute sur la neutralité et l’objectivité de ce sondage maison, très loin en tout cas des méthodes qui auraient été mises en oeuvre par des instituts officiels tels que l’IFOP. Il n’en reste pas moins que depuis une semaine, l’UMP de Loire-Atlantique essaie désespérément de faire prendre aux nantais des vessies pour des lanternes, y arrive de moins en moins, trébuche dans sa version et va jusqu’à ordonner à certains de mes confrères indépendants de ne pas faire leur travail de journaliste. Ce sont d’étranges méthodes pour tenter de gagner la ville – à moins que Laurence Garnier ne se présente que pour perdre ?

Un autre recours contre l’aéroport rejeté : l’abus de pouvoir est toujours au pouvoir

22 Oct
L'ombre des CRS plane à nouveau sur la ZAD.

L’ombre des CRS plane à nouveau sur la ZAD.

Le 17 octobre, le Conseil d’Etat a rejeté le recours du Collectif des élus qui doutent de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (CéDPA) contre le projet d’aéroport, en balayant d’un tournemain l’ensemble des moyens légaux invoqués, qui auraient fait mouche s’il s’agissait d’un autre projet que ce transfert d’aéroport, lubie du Premier Ministre et Calvaire de son gouvernement.

Le Conseil d’Etat a rejeté et donc empêché la transmission au Conseil Constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) fondée sur la conformité des mécanismes de contrôle de la DUP à la déclaration des Droits de l’Homme. Selon l’instance, cette QPC n’est pas nouvelle et ne présente pas de « caractère sérieux » justifiant de sa transmission au Conseil Constitutionnel. Par ailleurs l’instance a aussi rejetté l’ensemble des moyens légaux de recours contre la DUP, notant par exemple, au sujet de l’évolution du prix du pétrole et de la sous-évaluation des enjeux environnementaux du projet « De tels éléments ne révèlent pas, par eux-mêmes, un changement des circonstances de fait de nature à priver le projet de son caractère d’utilité publique ».

L’opération d’expulsion sur la ZAD aurait lieu cet hiver

En donnant ainsi un blanc-seing à Vinci, le Conseil d’Etat s’essuie aussi les pieds sur les réserves formulées par la très sérieuse commission scientifique en avril, réserves auxquelles ni l’Etat, ni Vinci n’a répondu. En revanche, tout porte à croire que les autorités veulent accélerer le mouvement. L’arrêté de déplacement des espèces naturelles protégées devrait être pris début novembre, celui au titre de la Loi sur l’eau va suivre. Les notifications d’expulsion vont aussi bon train : le 15 octobre à la Gaîté et la Châtaigne, ainsi qu’à Bellevue en ce qui concerne la seconde série d’occupants. La ferme avait réussi pour l’heure à échapper aux expulsions par la mise en œuvre de toute une série d’artifices juridiques. Le 5 novembre, le juge des expropriations passera pour l’ensemble des terrains concernés par l’élargissement des routes (notamment sur la route de Notre-Dame des Landes à Grandchamp) et les jugements suivront le lendemain. Un jugement d’expulsion devrait être rendu pour la maison du Moulin de Rohanne  (carrefour de la Saulce) le 21 novembre.

Tout porte à croire que les expulsions auront lieu dès la fin de l’année. Pour des raisons liées à la reproduction des espèces naturelles, elles ne peuvent avoir lieu après février. Par ailleurs, si les travaux ne commencent pas au printemps, il faudra pour le pouvoir renégocier la concession qui pose comme date butoir la mise en service de l’aéroport au 1er janvier 2018 au plus tard ; cela impliquerait notamment de payer à Vinci près de 80 millions d’euros, une dépense impossible à contracter par ces temps de rigueur budgétaire. C’est donc entre novembre et la mars que la ZAD devra être la plus vigilante. Il est fort possible que le pouvoir lui souhaite l’anniversaire de l’opération César – l’invasion armée de l’année dernière – en remettant le couvert avec un mois de retard.

Qu’est-ce qui explique cette mansuétude du droit par rapport à l’aéroport ?

Les barricades refleuriront-elles sur la ZAD en cette fin d'année?

Les barricades refleuriront-elles sur la ZAD en cette fin d’année?

A Notre-Dame des Landes la mansuétud du droit s’accompagne de la mise délibérée de la justice au service de l’Etat, par exemple par des ordonnances entachées de nullité ou abusives, comme une très récente  qui interdit tout semis de céréales pendant trois mois sur la ZAD, y compris sur les terres non encore expropriées ou tenues par des baux ruraux. Tout cela donne une image déplorable de la justice française, digne sur ce sujet d’une république bananière, et oblige à s’interroger sur la viabilité de la séparation des pouvoirs en France.

Comme nous l’écrivions l’année dernière lorsque nous suivions en direct l’opération César, l’abus de pouvoir est au pouvoir en ce qui concerne le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. En effet, le principal promoteur du projet, c’est le Premier Ministre, qui est aussi le supérieur hiérarchique du ministre de la Justice, qui dirige les administrations – et le pouvoir judiciaire –  censés contrôler voire empêcher les débordements du pouvoir exécutif dans la mise en œuvre de l’aéroport.  Dans ces conditions, l’indépendance de la justice devient une chimère et cela met en évidence toutes les limites de la démocratie française, surtout par rapport à un territoire – la Bretagne – dont la population n’a jamais accepté de se faire abattre par l’Etat central, que ce soit en 1793, 1871, 1940 ou maintenant.

Force est de constater que, malgré (ou à cause de) toutes les sorties plus ou moins violentes du ministre de la Justice sur des sujets finalement secondaires, comme la qualification de la pensée véhiculée par le FN, l’attention est détournée des sujets vraiment importants. Notamment le fait que, depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir, la justice est complètement mise de côté par le bras armé de l’Etat. Finalement, les seuls résultats pour la lutte seront atteints sur le terrain, par la maîtrise de celui-ci, et non par le droit. Un tel constat est indigne d’un état de droit, indigne de la France, indigne de la Bretagne. Mais c’est la réalité de Notre-Dame des Landes en cette fin d’octobre 2013.

Addendum : BreizhJournal fête son premier anniversaire, ayant été lancé le 22 octobre 2012. Bonne lecture à tous et à bientôt sur nos lignes !

Dernière minute : la ferme de Bellevue est expulsable, selon une décision de la Cour d’Appel de Rennes qui a demandé la libération immédiate de la ferme, à peine de 50 € par jour d’astreinte.

Investiture UMP à Nantes : le soupçon d’une totale magouille se renforce

18 Oct

nantes#OpMagouilles Nous disions ce matin que les conditions de l’investiture de Laurence Garnier comme tête de liste de droite et du centre à Nantes suscitent plus que des interrogations au sein de la droite tant nantaise qu’au niveau national. En toute logique, c’est en effet la sarkozyste-copéiste Marie-Anne Montchamp qui aurait du être désignée. Et ce d’autant plus que Laurence Garnier est filloniste et est soutenue par une vieille garde UMP et centriste  qui a perdu en près de dix ans toutes les positions clés de la droite en Loire-Atlantique et s’apprête à une nouvelle déroute en 2014.

Le choix de la commission d’investiture devait se faire non seulement autour de critères politiques, mais aussi officiellement via un sondage commandé auprès des nantais. Celui-ci visait à leur demander : « connaissez-vous Laurence Garnier, Julien Bainvel, Marie-Anne Montchamp, Joël Guerriau, sénateur maire UDI de Saint-Sébastien, François Pinte, Sophie Jozan (actuelle chef de file de l’opposition UMP), Hervé Grélard (chef de file nantais à l’UDI), Daniel Augereau (candidat en 1989) ? »

Seulement, voilà. Devant le trouble jeté par l’investiture de Laurence Garnier, certains ont demandé à l’UMP de communiquer les résultats du sondage. Ce que l’UMP refuse de faire. De source très confidentielle et proche de la direction nationale, ce refus s’explique simplement. De sondage, il n’y en a point eu. Quelle colossale magouille a-t-elle conduit à l’investiture de Laurence Garnier et jusqu’à quand l’UMP continuera-t-elle à prendre les Nantais (et le reste des Bretons) pour des idiots ? Nous vous tiendrons au courant dans nos colonnes.

 

La désignation de Laurence Garnier à Nantes sème le trouble à droite

18 Oct

lgarnier2#OpMagouilles. La décision de l’UMP de désigner Laurence Garnier plutôt que Marie-Anne Montchamp à Nantes, pour les municipales, est en train de faire des vagues y compris au niveau national de l’UMP. D’après nos informations, Marie-Anne-Montchamp, de tendance sarkozyste, avait reçu la veille de la décision l’engagement formel de Nicolas Sarkozy et de Jean-François Copé qu’elle serait désignée. Ce qui est logique, puisque Laurence Garnier est filloniste, comme ceux qui la soutiennent et que Fillon a déclaré la guerre à Sarkozy et Copé. Il y a eu donc une  totale magouille pour arriver à la désignation de cette dernière.

Une partie de la droite n’est d’ailleurs pas dupe, et au moins deux listes dissidentes pourraient être présentées, dont une par Sophie van Goethem, un  professeur de droit de 56 ans, élue en 2008 sur la liste de droite, Enfin, Sophie Jozan, chef de file de l’opposition nantaise trahie et laminée par tout le monde (y compris son dernier protégé en titre, Julien Bainvel) ne souhaite qu’une chose : se venger de cette campagne de 2008 et des années suivantes où tous, sans exception, lui ont savonné la planche. Ambiance…

Joël Guerriau mis sur la sellette par Borloo

15 Oct

Joel_GuerriauConfidentiel. D’après nos sources, le sénateur-maire UDI de Saint-Sébastien sur Loire Joël Guerriau a été appellé ces derniers jours par Jean-Louis Borloo. Celui-ci lui a demandé d’arrêter d’interférer dans la campagne pour l’investiture d’un ou d’une candidate de la droite et du centre à Nantes.  Après avoir renoncé en effet à se présenter à Nantes, Joël Guerriau a néanmoins monopolisé le débat autour de sa personne pendant plusieurs semaines puis a soutenu la candidature de la filloniste Laurence Garnier (UMP), peu connue mais soutenue par de nombreux notables de la droite et du centre, qui ont en commun d’avoir notamment perdu toutes les positions clés que la droite détenait dans le département, et ce en à peine dix ans. Par ailleurs, Joël Guerriau soutiendrait aussi la candidature dissidente d’Hervé Grélard (UDI) et celle du jeune Maxime Lelièvre à Châteaubriant.

Jean-Louis Borloo a aussi demandé à Joël Guerriau de se concentrer sur sa commune, où il se représente aux municipales. A l’origine, c’était son premier adjoint qui devait se présenter, mais son manque de carrure politique n’a pas séduit les sébastiennais. Cependant, même dans un contexte de mécontentement général contre la politique de la gauche de gouvernement, Joël Guerriau lasse les sébastiennais et ses aventures nantaises (ira, ira pas) énervent. Or, s’il perd la commune, ce qui paraît de plus en plus possible, il ne sera pas réélu sénateur et cela marquera la fin de sa carrière politique.